
Tokyo en automne : 10 spots photo et horaires de la golden hour
Où vous placer, comment cadrer vos photos et quand profiter de la meilleure lumière à Icho Namiki, Rikugien et Showa Kinen, avec des conseils de photographie au téléphone pour faire ressortir vos clichés de feuillage automnal.
12 août 2026·✍️ olablog·⏱ 20 min de lecture
Où vous placer, comment cadrer vos photos et quand profiter de la meilleure lumière à Icho Namiki, Rikugien et Showa Kinen, avec des conseils de photographie au téléphone pour faire ressortir vos clichés de feuillage automnal.
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Voici un détail que beaucoup de visiteurs qui découvrent les couleurs d’automne à Tokyo oublient : le soleil se couche incroyablement tôt à cette période de l’année. Fin novembre, la lumière du jour décline déjà vers 16:30, ce qui signifie que votre « golden hour » de l’après-midi commence vers 15:30 — précisément au moment où beaucoup de gens sont encore assis dans un café à attendre « la lumière parfaite de l’après-midi » avant de partir faire des photos. J’ai déjà perdu une après-midi entière à Rikugien parce que j’avais planifié ma journée selon l’heure vietnamienne ; quand je suis arrivé, la plus belle lumière avait déjà disparu depuis une demi-heure.
Le grand avantage de l’automne à Tokyo, c’est que vous n’avez besoin ni d’un appareil sophistiqué ni de vous aventurer loin du centre-ville. Les ginkgos dorés et les momiji rouges se trouvent partout, des élégantes avenues d’Aoyama aux jardins historiques installés près des stades de baseball. Il vous faut seulement trois choses : vous placer au bon endroit, arriver au bon moment et connaître quelques règles tacites des jardins japonais — notamment en ce qui concerne les trépieds.
Dans ce guide, j’ai réuni 10 spots photo que j’ai personnellement visités et minutés en fonction de la lumière, avec des positions de prise de vue précises, des orientations de cadrage, des créneaux de lumière et les meilleurs jours de semaine pour éviter la foule. Vous trouverez aussi à la fin une section consacrée à la photographie au téléphone — car, soyons honnêtes, 80% des magnifiques photos d’automne que vous voyez en ligne aujourd’hui sont prises avec des téléphones.
Avant de photographier : comprendre la lumière automnale de Tokyo
Voici trois points à retenir pour chacun des spots ci-dessous :
- Le soleil se lève tard et se couche tôt. Fin novembre-début décembre, le soleil se lève vers 6:30 et se couche vers 16:30. La golden hour du matin s’étend environ de 6:30 à 8:00, tandis que celle de l’après-midi va d’environ 15:00 à 16:30.
- Les feuilles sont plus belles à contre-jour ou avec une lumière latérale. Les feuilles de ginkgo et de momiji sont fines : quand la lumière du soleil les traverse, elles se mettent à briller comme des lanternes. Si vous photographiez avec la lumière derrière vous, elles paraîtront beaucoup plus plates et ternes.
- Les périodes de pleine saison ne coïncident pas toujours. Dans le centre de Tokyo, les momiji (feuilles rouges) atteignent généralement leur apogée de fin novembre à début décembre. Les ginkgos prennent habituellement une teinte dorée de mi-novembre à début décembre, mais un « tapis doré » au sol est plus beau une fois qu’un bon nombre de feuilles sont tombées — soit environ une semaine après le pic de couleurs dans les arbres. Les dates varient de quelques jours d’une année à l’autre : faites donc une recherche rapide sur l’état des feuillages pour la semaine prévue avant de partir.
10 spots photo et angles de prise de vue précis
1. Icho Namiki (Meiji Jingu Gaien) — L’avenue de ginkgos emblématique de Tokyo
Quatre rangées de ginkgos s’étendent sur environ 300m, tous taillés en formes pointues et régulièrement espacées — le fameux cliché du « tunnel doré », l’une des scènes automnales les plus reconnaissables de Tokyo. Stations les plus proches : Gaienmae ou Aoyama-itchome. Les coordonnées approximatives du secteur sont 35.673, 139.718.
- Angle de prise de vue : Placez-vous du côté d’Aoyama-dori et regardez droit vers la Meiji Memorial Picture Gallery, à l’autre extrémité, qui servira de point de fuite. Utilisez un zoom téléobjectif (2x–3x sur un téléphone) pour comprimer les deux rangées d’arbres ; le tunnel doré paraîtra beaucoup plus dense et profond qu’avec un objectif grand-angle.
- Meilleur moment : Tôt le matin, de 7:00 à 8:30, lorsque la lumière oblique arrive de la gauche et fait briller les feuilles tandis que les trottoirs sont encore calmes. La lumière de l’après-midi est également magnifique, mais la foule est incroyable.
- Jours les plus calmes : Du mardi au jeudi, avant 9:00. En pleine saison, le secteur accueille un festival du ginkgo avec des stands de nourriture, et les week-ends ressemblent à une immense fête foraine ; la circulation piétonne peut aussi être limitée à certains horaires. Consultez donc les informations du festival de l’année avant votre visite.
- Remarque : Il s’agit d’une route en activité. Ne vous aventurez jamais sur la chaussée pour obtenir une composition centrée — la police intervient réellement pour rappeler les règles.
2. Rikugien — Pont de pierre et feuilles rouges reflétées dans l’étang
Ce jardin historique de style Edo, situé à Komagome, est l’un des spots les plus réputés de Tokyo pour photographier les momiji se reflétant dans l’eau. L’entrée coûte environ 300 yens. La zone la plus photogénique se trouve autour de l’étang central et du pont de pierre Togetsukyo.
- Angle de prise de vue : Placez-vous sur la berge opposée à Togetsukyo et abaissez votre appareil près de l’eau pour capturer le reflet complet du pont et de la canopée de momiji rouges derrière lui. Par temps calme, l’étang devient parfaitement lisse comme un miroir — c’est la photo la plus gratifiante du jardin.
- Meilleur moment : Le matin, de 8:00 à 10:00, lorsque le soleil est encore bas et que le vent ne s’est pas levé, ce qui laisse l’eau parfaitement calme. Si le jardin organise une illumination nocturne pendant la saison des feuillages d’automne, le paysage du soir vaut également le détour — mais l’événement n’a lieu que certaines années. Consultez donc le site officiel du jardin.
- Jours les plus calmes : Du lundi au mercredi. Les week-ends de pleine saison, les visiteurs qui font le tour de l’étang forment presque une file ininterrompue.
- Remarque : Les trépieds sont interdits dans le jardin, y compris les mini-trépieds — nous y reviendrons en détail à la fin.
3. Showa Kinen Park (Tachikawa) — Un tapis de ginkgos dorés sous les pieds
Ce gigantesque parc national à l’ouest de Tokyo est accessible par la ligne JR Chuo jusqu’à Tachikawa ou Nishi-Tachikawa. L’entrée coûte environ 400–500 yens. Il possède deux avenues de ginkgos, mais la plus célèbre longe le canal près de la porte de Tachikawa : les feuilles tombées y sont laissées sur place et forment un épais tapis doré, chose rare dans le centre de Tokyo.
- Angle de prise de vue : Première option : placez-vous au bout de l’avenue bordée d’arbres et photographiez le long du canal pour créer une ligne directrice. Deuxième option : abaissez l’appareil à proximité du tapis (à 10–20cm du sol), faites la mise au point sur un groupe de feuilles proche et laissez les arbres en arrière-plan se flouter progressivement. Pour les portraits, placez le sujet à 3–4m de l’appareil et demandez-lui de soulever doucement les feuilles du pied pour obtenir une image dynamique.
- Meilleur moment : Le matin, de 9:00 à 11:00, lorsque la lumière oblique qui traverse le canal fait scintiller tout le tapis. Venez tôt, car le parc est éloigné du centre de Tokyo, et prévoyez d’y consacrer toute la matinée.
- Jours les plus calmes : Les jours de semaine sont beaucoup plus tranquilles ; le parc est si vaste que vous pouvez encore trouver de l’espace le week-end. L’avenue de ginkgos fait exception : il vous faudra peut-être faire tranquillement la queue pour prendre votre tour au centre du cadre.
- Remarque : Le jardin japonais situé dans le parc possède lui aussi de magnifiques momiji, ce qui permet de photographier les deux sites lors de la même visite.
4. Roppongi Hills et Mori Garden — Des feuilles rouges sur fond de skyline
C’est le spot idéal pour ceux qui aiment « les deux visages de Tokyo sur une seule photo » : un jardin japonais traditionnel niché sous un gratte-ciel de verre. Mori Garden est un petit jardin gratuit situé juste sous Roppongi Hills, avec un étang et plusieurs momiji dont les couleurs changent avec une remarquable régularité.
- Angle de prise de vue : Placez-vous sur la berge sud de l’étang et orientez l’appareil vers le haut pour cadrer la canopée de momiji rouges au premier plan, avec Mori Tower qui s’élève derrière — passez en orientation portrait pour accentuer la hauteur. Ensuite, marchez jusqu’à Keyakizaka : placez-vous sur la passerelle piétonne et photographiez le long de la pente, avec Tokyo Tower au bout de l’axe et des zelkovas aux feuilles orange de chaque côté.
- Meilleur moment : Mori Garden est plus beau vers 14:00–15:30, lorsque la lumière de l’après-midi se glisse entre les immeubles. Pour Keyakizaka, visez l’heure bleue, vers 16:45–17:15, lorsque les illuminations de Tokyo Tower viennent de s’allumer mais que le ciel est encore d’un bleu profond.
- Jours les plus calmes : Les après-midis en semaine. Les soirées du week-end sont très fréquentées par les personnes venues profiter de Roppongi, pas nécessairement par des photographes.
5. Zojoji et Shiba Park — Un temple ancien au pied de Tokyo Tower
Cette association classique met en scène le bâtiment principal de Zojoji avec Tokyo Tower qui s’élève directement derrière lui, sublimée en automne par les arbres dorés et rouges des jardins du temple et du parc voisin de Shiba. Entrée gratuite ; stations les plus proches : Onarimon ou Shibakoen.
- Angle de prise de vue : Placez-vous dans la cour devant le bâtiment principal et reculez suffisamment pour faire tenir tout le toit du temple et la tour dans un seul cadrage vertical. Pour une composition différente, contournez le temple jusqu’à Shiba Park, trouvez un momiji ou un ginkgo et utilisez sa canopée comme cadre naturel autour de la tour.
- Meilleur moment : Le matin, de 8:00 à 10:00, la lumière éclaire directement la façade du temple, ce qui donne de la richesse aux peintures comme au feuillage. Un deuxième créneau intéressant est le crépuscule, lorsque la tour s’illumine d’orange sur le toit sombre du temple, créant un contraste très cinématographique.
- Jours les plus calmes : Vous pouvez généralement photographier à presque n’importe quelle heure, car le site est spacieux ; évitez toutefois l’heure du déjeuner le week-end si vous ne voulez pas attendre qu’un cadre se libère.
6. Shinjuku Gyoen — Trois visages de l’automne avec un seul billet
Ce jardin national au cœur de Shinjuku coûte environ 500 yens à l’entrée et est l’un des rares endroits à réunir trois ambiances automnales distinctes : une avenue de platanes jaune vif de style français, un jardin japonais où les momiji se reflètent dans l’étang et d’anciens ginkgos isolés sur les pelouses.
- Angle de prise de vue : Pour l’avenue de platanes du jardin de style français, placez-vous au milieu du chemin et photographiez symétriquement les deux rangées d’arbres, comme sur une carte postale européenne. Dans le jardin japonais, cherchez un point de vue depuis le Taiwan Pavilion vers l’étang, en utilisant les momiji des deux côtés comme cadre.
- Meilleur moment : Il faut visiter ce lieu le matin, dès l’ouverture, car le jardin ferme l’après-midi pendant cette saison — il accueille généralement les visiteurs jusqu’à environ 16:00 et ferme vers 16:30. Consultez donc les horaires officiels. La meilleure lumière à travers les platanes se trouve de 9:00 à 11:00.
- Jours les plus calmes : Le jardin est généralement fermé le lundi (vérifiez le calendrier avant de partir). Les mardis suivant le jour de fermeture sont assez fréquentés ; le mercredi-jeudi sont les jours les plus tranquilles.
- Remarque : Les trépieds et les boissons alcoolisées sont interdits, et les sacs peuvent être contrôlés à l’entrée.
7. Koishikawa Korakuen — Le pont rouge Tsutenkyo et les momiji classiques
L’un des plus anciens jardins historiques de Tokyo, situé juste à côté de Tokyo Dome, avec une entrée d’environ 300 yens. Le point fort de l’automne est le pont rouge Tsutenkyo, qui enjambe un petit ravin bordé de momiji.
- Angle de prise de vue : Placez-vous dans le ravin et inclinez l’appareil vers le haut afin que le pont rouge se détache entre deux rives couvertes de feuillage rouge — un cadrage où la ville est presque invisible. Vous pouvez aussi rejoindre le grand étang et pointer vers le nord-est pour capturer les canopées de momiji avec Tokyo Dome ou le Bunkyo Civic Center en arrière-plan — une composition originale où l’Edo rencontre Tokyo.
- Meilleur moment : De 14:00 à 15:30, lorsque la lumière de l’après-midi traverse en diagonale la canopée de momiji autour du ravin.
- Jours les plus calmes : Les jours de semaine. Le jardin est plus petit que Rikugien et paraît sensiblement exigu les week-ends de pleine saison.
8. Université de Tokyo (campus de Hongo) — Des ginkgos le long d’un amphithéâtre centenaire
Peu de touristes connaissent cet endroit : une avenue bordée de ginkgos adultes mène directement à l’auditorium Yasuda, de style européen. La promenade sur le campus est gratuite ; stations les plus proches : Todaimae ou Hongo-sanchome. Les ginkgos d’ici ne sont pas taillés, leurs branches s’étendent donc naturellement et couvrent de feuilles jaunes le chemin comme les toits des vélos des étudiants.
- Angle de prise de vue : Placez-vous au milieu de l’avenue principale en utilisant l’auditorium Yasuda comme point de fuite, avec les deux rangées de ginkgos encadrant les côtés. Pour une scène prise sur le vif, attendez que des étudiants passent à vélo : un peu de mouvement suffit à donner vie à l’image.
- Meilleur moment : Le matin, de 7:30 à 9:00, avant le début des cours, lorsque le campus est calme et que le soleil est bas.
- Jours les plus calmes : Paradoxalement, les week-ends sont calmes du côté des étudiants mais très fréquentés par les photographes ; les premières heures des jours de semaine offrent le meilleur compromis.
- Remarque : Il s’agit d’un campus universitaire en activité : baissez la voix, évitez de diriger votre appareil vers les salles de cours et n’installez pas toute une équipe de shooting de mode au milieu du chemin.
9. Yoyogi Park — Une forêt naturelle de ginkgos pour des photos prises sur le vif
Si Icho Namiki présente les ginkgos « à admirer », le bosquet de ginkgos à l’ouest de Yoyogi Park offre des ginkgos « dans lesquels se rouler » : d’immenses arbres aux larges canopées, un épais tapis de feuilles mortes, une entrée gratuite et personne ne vous reprochera de vous allonger pour prendre une photo. Stations les plus proches : Yoyogi-koen ou Harajuku.
- Angle de prise de vue : Première approche : placez le sujet sous la canopée et photographiez-le de loin avec un téléobjectif, afin qu’il paraisse minuscule au milieu de cette masse dorée. Deuxième approche : placez le téléphone presque au ras du sol et photographiez vers le haut à travers les feuilles du premier plan. Pour une photo avec des feuilles lancées en l’air, demandez à un accompagnateur de les jeter derrière le sujet, photographiez en continu en mode rafale et choisissez ensuite l’image où les feuilles en suspension sont les plus réussies.
- Meilleur moment : De 15:00 à 16:30, lorsque la lumière de l’après-midi traverse horizontalement les troncs et crée de longues traînées lumineuses — la scène la plus « anime » de toute cette liste.
- Jours les plus calmes : Les matins en semaine sont presque complètement déserts. Les week-ends sont plus animés, avec de nombreux chiens habillés pour l’automne ; les photos prises sur le vif sont souvent excellentes.
10. Chidorigafuchi et Kitanomaru — Les douves du palais impérial en automne
Célèbres pour leurs cerisiers en fleurs, ces douves sont étonnamment calmes en automne. Les arbres qui les bordent prennent des teintes dorées et orangées, reflétées dans l’eau immobile, tandis que les anciens murs de pierre du palais impérial se dressent au loin. Station la plus proche : Kudanshita.
- Angle de prise de vue : Marchez le long de la promenade de Chidorigafuchi et cherchez un virage des douves afin que la courbe de l’eau guide le regard vers l’intérieur du cadre. Si les barques circulent en automne (certaines années, elles fonctionnent jusqu’à la fin novembre, alors vérifiez), avancez jusqu’au milieu des douves et photographiez la berge : vous obtiendrez un angle presque totalement inédit. Dans le parc voisin de Kitanomaru, plusieurs grands bosquets de momiji près de la porte Tayasumon permettent de réaliser de belles photos de feuilles rouges sur fond de murs du château.
- Meilleur moment : De 15:00 à 16:30, lorsque la lumière de l’après-midi longe les douves. Le petit matin est également magnifique, mais une partie des douves est ombragée par les murs du château.
- Jours les plus calmes : L’endroit est agréable presque tous les jours — c’est le spot idéal de cette liste pour échapper à la foule.
Conseils pour photographier l’automne avec un téléphone
Les téléphones récents sont largement capables de gérer les 10 spots ci-dessus ; l’essentiel est de bien les utiliser :
- Nettoyez l’objectif avant de photographier. Cela peut sembler anodin, mais c’est la première raison pour laquelle les photos d’automne paraissent brumeuses : l’objectif se couvre de traces de doigts au fil de la journée.
- Utilisez le téléobjectif 2x–3x plutôt que le grand-angle. Le grand-angle rapetisse les arbres et déforme les bords de l’image. Le téléobjectif comprime la perspective, ce qui rend le tunnel de feuilles beaucoup plus dense et spectaculaire. Reculez et zoomez plutôt que de vous approcher pour photographier en grand-angle.
- Touchez les feuilles pour faire la mise au point et baissez l’exposition. Lorsque vous photographiez face à la lumière, touchez les feuilles lumineuses puis faites légèrement glisser le curseur d’exposition vers le bas : elles conserveront leurs couleurs éclatantes au lieu de devenir complètement blanches.
- Abaissez l’appareil pour les tapis de feuilles. Retournez le téléphone afin que l’objectif soit proche du sol, puis utilisez le mode portrait pour faire la mise au point sur les feuilles proches — le flou d’arrière-plan peut rivaliser avec celui d’un appareil dédié.
- Utilisez le mode rafale pour les feuilles qui tombent. Maintenez le bouton de déclenchement enfoncé pour photographier en continu lorsque vous lancez des feuilles ou que le vent se lève ; choisissez ensuite la meilleure image.
- Photographiez en RAW si votre téléphone le permet et effectuez de légers réglages dans Lightroom Mobile ou Snapseed : réchauffez la balance des blancs, accentuez les tons orange et jaunes et n’augmentez pas la saturation sur toute l’image, sans quoi les feuilles rouges risquent de devenir criardes.
- Ne vous laissez pas décourager par un ciel couvert. Les nuages rendent les couleurs des feuilles plus riches et la lumière plus homogène — recadrez simplement pour éliminer le ciel blanc et vos photos conserveront toute leur atmosphère.
Trépieds et savoir-vivre dans les jardins japonais
C’est ici que de nombreux visiteurs rencontrent des problèmes. La plupart des jardins de Tokyo dont l’entrée est payante — Rikugien, Koishikawa Korakuen et Shinjuku Gyoen — interdisent les trépieds, les monopodes et même les mini-trépieds, certains endroits interdisant également les perches à selfie. La raison est simple : les chemins sont étroits et la foule importante, si bien qu’un seul trépied déployé peut bloquer le passage de tout le monde. Pendant les illuminations nocturnes, les règles sont encore plus strictes et le personnel vous le rappellera dès que vous aurez déplié les pieds.
Voici comment faire sans trépied :
- Posez votre téléphone ou votre appareil sur une rambarde, une pierre plate ou un poteau en bois — à condition de ne pas franchir la barrière.
- La nuit, activez le mode nuit et appuyez vos coudes contre votre corps en retenant votre respiration au moment de déclencher ; les téléphones modernes gèrent étonnamment bien les scènes illuminées.
- Augmentez les ISO plutôt que d’utiliser une vitesse d’obturation plus lente — des photos légèrement bruitées restent préférables à des images floues.
Quelques règles générales de savoir-vivre : ne marchez pas sur la mousse ni dans les massifs pour « obtenir l’angle », ne pliez pas les branches et ne tirez pas les feuilles vers votre visage, ne monopolisez pas un cadrage particulièrement beau pendant plus de quelques minutes lorsque d’autres personnes attendent et oubliez les drones — ils sont interdits dans presque tous les parcs du centre-ville. Les Japonais disent rarement les choses directement, mais faire preuve d’égards rend la séance plus agréable pour tout le monde.
Itinéraires conseillés pour les voyageurs pressés
Si vous ne disposez que de deux créneaux en semaine :
- Matin : 7:30 Icho Namiki (belle lumière, peu de monde) → 9:30 Shinjuku Gyoen → déjeuner à Shinjuku.
- Après-midi et soirée : 14:00 Koishikawa Korakuen ou Rikugien → 16:30 partez vers Zojoji ou Keyakizaka pour l’heure bleue avec Tokyo Tower.
Si vous avez une journée entière de libre, consacrez-la entièrement à Showa Kinen Park — partez tôt, apportez quelques en-cas et ne prévoyez rien ensuite, car vous rentrerez inévitablement plus tard que prévu.
Foire aux questions
Quelle semaine choisir pour photographier l’automne à Tokyo ?
En général, la dernière semaine de novembre jusqu’à la première semaine de décembre correspond à la pleine saison des ginkgos et des momiji dans le centre de Tokyo. Toutefois, le calendrier varie de quelques jours chaque année selon la météo. Consultez donc une prévision rapide des couleurs d’automne (prévision kouyou) peu avant votre voyage — les sites d’information japonais les mettent à jour chaque semaine.
Puis-je quand même photographier le week-end ou dois-je venir en semaine ?
Vous pouvez tout à fait photographier le week-end ; il vous suffit d’adapter votre stratégie : arrivez dès l’ouverture ou pendant les 1–2 dernières heures avant la fermeture, privilégiez les spots spacieux comme Showa Kinen, Yoyogi et Chidorigafuchi et évitez Icho Namiki et Rikugien autour de l’heure du déjeuner et les après-midis du week-end.
Dois-je y aller s’il pleut ou si le ciel est couvert ?
Oui — cela peut même présenter des avantages. Un ciel couvert rend les couleurs des feuilles plus riches et plus homogènes, tandis que le sol mouillé reflète de magnifiques tons dorés et rouges. Évitez simplement de faire entrer le ciel blanc dans le cadre et concentrez-vous sur les gros plans de feuilles, les tapis de feuillage et les reflets dans les flaques.
Est-ce utile d’emporter un trépied à Tokyo en automne ?
Si votre itinéraire se concentre sur les jardins payants et les sites publics fréquentés, vous aurez très peu d’occasions de l’utiliser : il est soit interdit, soit peu pratique. Un trépied ne vaut la peine que si vous prévoyez de photographier des scènes nocturnes dans des lieux où ils sont autorisés ; sinon, un téléphone équipé d’un mode nuit suffit.
Les jardins ouvrent-ils la nuit lors des illuminations ?
Cela dépend de l’année et du jardin. Rikugien organise depuis de nombreuses années une célèbre illumination de ses feuillages d’automne, mais l’événement a aussi été suspendu durant certaines périodes. Avant votre voyage, consultez le site officiel de chaque jardin ou celui des parcs métropolitains de Tokyo pour connaître le programme de l’année.
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