
Le Nouvel An au Japon
Planifiez votre voyage du Nouvel An au Japon depuis l’Inde ou le Bangladesh. Découvrez le Hatsumode, les Fukubukuro, les fermetures et les options végétariennes d’Osechi comme un habitant.
10 juil. 2026·✍️ olablog·⏱ 25 min de lecture
Planifiez votre voyage du Nouvel An au Japon depuis l’Inde ou le Bangladesh. Découvrez le Hatsumode, les Fukubukuro, les fermetures et les options végétariennes d’Osechi comme un habitant.
Voyager au Japon pendant la période du Nouvel An offre un mélange unique de traditions solennelles et de shopping effréné, mais exige également une organisation minutieuse. Contrairement à de nombreuses régions du monde où le réveillon est une fête bruyante, le Japon accueille la nouvelle année avec une grâce plus calme et contemplative, suivie d’une semaine fascinante de rituels culturels et d’occasions de shopping exceptionnelles. Ce guide aidera les visiteurs qui se rendent au Japon pour la première ou la deuxième fois depuis l’Inde ou le Bangladesh à découvrir cette période particulière, de la compréhension du rituel très respecté du Hatsumode à l’art des achats de Fukubukuro, tout en abordant les aspects pratiques comme les fermetures et la recherche de plats d’Osechi végétariens. Prévoyez environ ¥1,000-2,000 (environ ₹560-₹1,120) pour une simple visite de sanctuaire, hors transport.
Hatsumode : votre première visite dans un sanctuaire de l’année
Le Hatsumode, première visite de l’année dans un sanctuaire shinto ou un temple bouddhiste, est sans doute l’événement culturel le plus important au Japon. Des millions de personnes y participent, ce qui en fait une expérience particulièrement immersive. Cette tradition, généralement observée entre le 1er et le 3 janvier, permet d’exprimer sa gratitude pour l’année écoulée et de formuler des vœux de santé, de bonheur et de prospérité pour l’année à venir. Pour les visiteurs venus d’Inde ou du Bangladesh, cette pratique possède une résonance spirituelle comparable aux visites de temples ou de mosquées lors des grandes fêtes, tout en ayant sa propre saveur japonaise.
L’atmosphère des sites de Hatsumode les plus populaires mêle anticipation festive et solennité respectueuse. Attendez-vous à de longues files d’attente, notamment dans les grands sanctuaires comme Meiji Jingu à Tokyo, Senso-ji Temple, également à Tokyo, ou Fushimi Inari Taisha à Kyoto. Même si la foule peut être impressionnante, l’énergie collective est palpable. Les visiteurs font généralement la queue pour se rendre devant le pavillon principal, déposent une petite offrande (habituellement une pièce de ¥5, prononcée go-en, un jeu de mots avec « good縁 », c’est-à-dire « bonne fortune/bonne relation »), frappent deux fois dans leurs mains, s’inclinent, puis formulent leurs vœux. Aux heures de pointe du 1er janvier, ce processus peut prendre plusieurs heures. Si vous souhaitez éviter les foules les plus denses, envisagez donc de venir le 2 ou le 3 janvier, ou plus tard dans la matinée du 1er janvier.
Au-delà de l’offrande principale, plusieurs autres rituels sont observés. Beaucoup de visiteurs achètent des omikuji, des prédictions sur papier (généralement ¥100-¥200, environ ₹56-₹112), qui annoncent leur chance pour l’année. Si votre prédiction est mauvaise, il est d’usage de l’attacher à un arbre désigné ou à un présentoir de ficelles dans l’enceinte du sanctuaire, en espérant que la malchance y reste au lieu de vous suivre jusqu’à chez vous. Autre objet très populaire : l’omamori, une amulette protectrice (de ¥500-¥1,500, environ ₹280-₹840) destinée à différents objectifs comme la sécurité lors des voyages, la réussite scolaire ou la bonne santé. Ce sont des souvenirs pleins de sens. Vous verrez également des ema, de petites plaques en bois sur lesquelles les visiteurs écrivent leurs vœux avant de les suspendre dans le sanctuaire. Un ema coûte généralement environ ¥500 (environ ₹280).
Pour votre premier Hatsumode, surtout si vous séjournez à Tokyo, Meiji Jingu est un excellent choix. Le site est facilement accessible par la JR Yamanote Line (Harajuku Station) ou le Tokyo Metro (Meiji-jingumae Station). Ses vastes terrains boisés offrent une approche paisible, même lorsque la foule est nombreuse. Senso-ji Temple à Asakusa, accessible par la Tokyo Metro Ginza Line ou la Toei Asakusa Line, propose une expérience plus animée et traditionnelle de shitamachi (quartiers populaires), avec la rue commerçante Nakamise-dori qui mène au temple principal. Si vous êtes à Kyoto, Fushimi Inari Taisha, célèbre pour ses milliers de portails torii vermillon, est un site emblématique, accessible par JR Inari Station.
Conseils pratiques pour le Hatsumode :
- Horaires : Les périodes les plus fréquentées vont de minuit le soir du Nouvel An au petit matin du 1er janvier, ainsi que le milieu de la journée du 1er janvier. Envisagez une visite en fin d’après-midi le 1er janvier ou le 2/3 janvier pour avoir un peu moins de monde. Certains sanctuaires, notamment les plus grands, restent ouverts 24 heures sur 24 pendant cette période.
- Tenue : Habillez-vous chaudement. Le mois de janvier est froid au Japon et vous resterez debout dehors pendant longtemps. De bonnes chaussures sont indispensables.
- Accès : Les transports en commun sont la meilleure solution. Les grandes stations situées près des sanctuaires populaires seront particulièrement bondées. Les lignes JR et les métros proposent souvent des services prolongés ou 24 heures sur 24 le soir du Nouvel An, mais vérifiez toujours les horaires précis de vos lignes.
- Offrandes : Même si toute somme est acceptable, les pièces de ¥5 sont traditionnellement privilégiées pour porter chance. Vous pouvez vous en procurer dans les supérettes ou obtenir de la monnaie en échangeant de gros billets auprès des stands proches du sanctuaire.
- Stands de nourriture : De nombreux sanctuaires accueillent des stands (yatai) vendant des plats traditionnels de festival comme les takoyaki (boulettes de poulpe), les yakisoba (nouilles sautées) et l’amazake (boisson sucrée à base de riz fermenté). Malgré leur aspect délicieux, les options végétariennes peuvent être limitées, car beaucoup de plats contiennent du dashi ou de la viande. Cherchez des crêpes nature, des pommes de terre au four ou des douceurs.
Exemple de journée de Hatsumode (Meiji Jingu, Tokyo) :
- 9:00 AM : Partez de votre hôtel. Rendez-vous à Harajuku Station par la JR Yamanote Line ou à Meiji-jingumae Station par le Tokyo Metro. Vérifiez que votre carte IC (Suica/Pasmo) est suffisamment créditée ou gardez votre JR Pass à portée de main.
- 9:30 AM : Arrivez à Meiji Jingu. Traversez l’immense portail torii et empruntez le chemin de gravier. Profitez de l’atmosphère paisible malgré la foule.
- 10:00 AM : Rejoignez la file d’attente du sanctuaire principal. Profitez de ce moment pour observer les alentours et vous imprégner de l’ambiance.
- 11:00 AM (approx.) : Faites votre offrande, inclinez-vous, frappez dans vos mains et formulez vos vœux.
- 11:30 AM : Explorez le site. Achetez un omikuji et un omamori.
- 12:30 PM : Quittez le sanctuaire. Vous trouverez peut-être quelques stands de nourriture près de l’entrée pour manger rapidement, mais faites attention aux options végétariennes.
- 1:00 PM : Retournez vers Harajuku/Shibuya pour déjeuner dans un restaurant repéré à l’avance proposant des options végétariennes.
Fukubukuro : le plaisir des sacs porte-bonheur
Les Fukubukuro, ou « sacs porte-bonheur », sont un phénomène commercial emblématique du Nouvel An au Japon. Imaginez acheter un sac ou une boîte fermée dont vous ignorez le contenu exact, en ne connaissant que la catégorie générale (vêtements, cosmétiques, appareils électroniques, nourriture, etc.). Toute l’excitation réside dans la surprise, et l’opération est souvent très avantageuse : la valeur des articles contenus est presque toujours largement supérieure au prix du sac. Pour les consommateurs venus d’Inde ou du Bangladesh qui apprécient les bonnes affaires, les Fukubukuro offrent une occasion palpitante, comparable à une promotion festive limitée dans le temps, avec une part de mystère en plus.
Ces sacs porte-bonheur sont généralement mis en vente à partir du 1er ou du 2 janvier, certaines préventes en ligne commençant dès la fin décembre. Les grands magasins comme Isetan, Mitsukoshi, Daimaru et Takashimaya sont des lieux de prédilection. Les enseignes d’électronique comme Bic Camera et Yodobashi Camera proposent des sacs très recherchés, contenant souvent des appareils photo, des ordinateurs portables ou de l’électroménager. Les marques de mode, japonaises comme internationales, participent elles aussi, tout comme les magasins spécialisés dans la papeterie et les cosmétiques, et même des cafés comme Starbucks et Tully's Coffee.
Le prix d’un Fukubukuro peut aller d’un modeste ¥1,000 (environ ₹560) pour un petit sac de papeterie ou de nourriture, jusqu’à ¥50,000 (environ ₹28,000), voire ¥100,000 (environ ₹56,000), pour de l’électronique haut de gamme ou des articles de mode de luxe. Les économies potentielles sont considérables : un sac à ¥10,000 peut contenir des produits d’une valeur de ¥30,000 ou plus. C’est pourquoi ces sacs sont extrêmement populaires et provoquent la formation de files d’attente massives plusieurs heures avant l’ouverture des magasins le jour du Nouvel An. Certains acheteurs passionnés passent même la nuit sur place.
Stratégie pour acheter des Fukubukuro :
- La recherche est essentielle : Ne vous lancez pas à l’aveugle. Dans les semaines précédant le Nouvel An, de nombreuses marques laissent discrètement deviner le contenu ou le thème de leurs Fukubukuro. Suivez vos marques japonaises préférées sur les réseaux sociaux, consultez leurs sites officiels et lisez des blogs japonais consacrés au shopping pour trouver des indices. Certains commerçants exposent même des articles exemples ou donnent un « aperçu » de l’un des produits contenus.
- Ciblez certaines marques ou certains articles : Si une marque ou un article vous intéresse particulièrement, concentrez vos efforts dessus. Par exemple, si vous voulez un nouvel appareil photo, ciblez les magasins d’électronique. Si vous cherchez des vêtements, identifiez des marques de mode connues pour leurs Fukubukuro.
- Arrivez tôt : On ne le répétera jamais assez. Pour les marques populaires et les sacs de grande valeur, les files commencent à se former bien avant l’ouverture (souvent à 8 AM ou 9 AM, voire plus tôt pour certaines). Si vous arrivez à l’heure d’ouverture, les sacs les plus convoités peuvent déjà être épuisés.
- Connaissez votre taille (pour les vêtements) : De nombreux Fukubukuro de mode sont proposés dans des tailles précises (S, M, L). Prenez la bonne, car les retours ne sont généralement pas acceptés.
- Stratégie dans les grands magasins : Si vous ciblez un grand magasin, planifiez votre itinéraire. Identifiez les marques à privilégier et rendez-vous directement dans leurs rayons. Certains magasins peuvent distribuer des tickets numérotés afin de gérer les files pour les sacs les plus populaires.
- Précommandes en ligne : Certaines marques proposent des précommandes en ligne en décembre. C’est un excellent moyen de réserver un sac sans faire la queue, mais la livraison peut être limitée au Japon : vous aurez alors besoin d’une adresse locale ou d’un hôtel acceptant de le réceptionner.
- Pensez au « gaspillage » : Même si la valeur est élevée, vous pouvez recevoir des articles dont vous n’avez pas forcément besoin ou qui ne vous plaisent pas. Si votre budget est serré, demandez-vous si le pari en vaut la peine. Pour les voyageurs disposant de peu de place dans leurs bagages, un énorme sac d’électronique peut ne pas être très pratique.
Erreurs à éviter :
- Acheter sans réfléchir : Le mystère est amusant, mais acheter un sac au hasard uniquement pour le plaisir peut provoquer des regrets, surtout si son contenu ne vous est pas utile.
- Sous-estimer la foule : Les files d’attente sont bien réelles et très longues. Si vous n’êtes pas prêt à attendre potentiellement dans le froid, vous risquez de passer à côté des meilleures offres.
- Ne pas vérifier les sacs « ouverts » : Certains magasins proposent des Fukubukuro « ouverts », dont vous pouvez voir un ou deux articles, voire des « lucky boxes » qui ne sont pas entièrement scellées. Le mystère est moindre, mais vous avez la garantie d’obtenir quelque chose qui vous plaît.
Faire les magasins à la recherche de Fukubukuro est une expérience à part entière, un contraste animé avec le Hatsumode paisible. C’est une aubaine pour les commerçants et une chasse au trésor excitante pour les consommateurs, qui offre un aperçu unique de la culture japonaise de la consommation.
La semaine la plus calme : gérer les fermetures et les services réduits
Même si le Nouvel An au Japon offre des expériences uniques, il est essentiel que les visiteurs sachent que le pays tourne largement au ralenti pendant une période allant généralement du 29 ou 30 décembre au 3 ou 4 janvier. Il s’agit de la fête familiale la plus importante, comparable à Diwali ou à l’Eid pour beaucoup de personnes en Inde et au Bangladesh : les habitants retournent dans leur ville natale pour passer du temps avec leurs proches. De nombreux commerces, services et même certaines attractions touristiques seront donc fermés ou fonctionneront selon des horaires réduits.
Ce qui ferme :
- Administrations et banques : Presque toutes les administrations, bureaux de poste et banques seront fermés pendant cette période. Assurez-vous d’avoir suffisamment d’argent liquide, même si les distributeurs des supérettes (konbini) restent généralement opérationnels.
- Petits commerces et restaurants : De nombreux commerces indépendants ou familiaux ainsi que de petits restaurants fermeront. Cela peut réduire considérablement les possibilités de restauration, surtout en dehors des principaux quartiers touristiques.
- Certains musées et galeries d’art : Consultez les sites officiels pour connaître les horaires précis. De nombreux musées ferment quelques jours autour du Nouvel An avant de rouvrir après le 3 janvier.
- Cliniques et hôpitaux : Les services d’urgence restent toujours disponibles, mais les cliniques ordinaires seront fermées. En cas de problème non urgent, trouver un médecin peut s’avérer difficile. Veillez à avoir une assurance voyage et à savoir comment contacter les services d’urgence (119 pour l’ambulance/les pompiers, 110 pour la police).
Ce qui reste ouvert :
- Supérettes (konbini) : 7-Eleven, FamilyMart, Lawson : ce sont vos alliés indispensables. Elles restent ouvertes 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et proposent nourriture, boissons, produits de toilette, distributeurs et même quelques produits pharmaceutiques de base. Elles sont incontournables pour les en-cas, les repas rapides et les provisions d’urgence.
- Grands magasins : Comme indiqué dans la section consacrée aux Fukubukuro, ils rouvrent généralement le 1er ou le 2 janvier pour leurs soldes du Nouvel An.
- Principales attractions touristiques : Certaines peuvent fermer, mais de nombreuses attractions populaires comme les parcs à thème (par exemple Tokyo Disneyland, Universal Studios Japan), les grands temples et sanctuaires (pour le Hatsumode) et certains grands centres commerciaux resteront ouverts, souvent avec des horaires spéciaux. Vérifiez toujours directement auprès de l’établissement.
- Transports en commun : Les trains (JR, Shinkansen, métros) et les principales lignes de bus circulent généralement, même si les lignes locales peuvent fonctionner selon un horaire réduit de jours fériés (similaire à un horaire de dimanche). Les services Shinkansen sont habituellement très fréquentés, surtout lors des journées de pointe (Dec 28-31 et Jan 2-4) : il est donc essentiel de réserver ses billets très à l’avance.
- Restaurants de chaînes : Les grandes chaînes, notamment celles situées dans les centres commerciaux ou les grandes stations, ont davantage de chances d’être ouvertes que les restaurants indépendants. Cherchez des enseignes comme Yoshinoya, Sukiya, McDonald's ou de grands izakaya.
Conséquences pour votre voyage et votre organisation :
- Repas : Préparez-vous à un choix de restaurants limité. Recherchez les établissements confirmés comme ouverts ou comptez davantage sur les supérettes et les supermarchés (même ces derniers peuvent avoir des horaires réduits). Pensez à emporter quelques en-cas non périssables depuis chez vous, surtout si vous avez des besoins alimentaires particuliers.
- Réservez tout à l’avance : L’hébergement, les billets de Shinkansen (en particulier si vous n’avez pas de JR Pass) et les visites doivent être réservés plusieurs mois à l’avance. La demande est forte et les prix peuvent augmenter.
- Souplesse : Gardez une certaine flexibilité dans votre itinéraire. Si un musée ou un magasin précis est fermé, prévoyez une solution de repli. Profitez du calme : c’est un aspect unique du Nouvel An japonais.
- Espèces : Ayez toujours suffisamment d’argent liquide sur vous. Les cartes bancaires sont largement acceptées dans les grandes villes, mais les petits établissements peuvent n’accepter que les espèces et, avec les banques fermées, trouver un bureau de change peut être difficile.
Voyager au Japon pendant cette semaine calme demande un peu plus d’anticipation que d’habitude, mais offre aussi une occasion rare de découvrir le pays sous un jour plus authentique et local, loin de l’agitation touristique habituelle.
Osechi-ryori : plongée au cœur de la cuisine (avec un focus végétarien)
L’Osechi-ryori est le plat traditionnel japonais du Nouvel An : un assortiment de mets colorés disposés dans des boîtes laquées à plusieurs niveaux appelées jubako. Chaque plat est préparé avec soin et symbolise un vœu pour l’année à venir, comme la bonne santé, la fertilité ou la prospérité. Traditionnellement, l’Osechi est préparé durant les derniers jours de l’année écoulée et consommé froid pendant les trois premiers jours de la nouvelle année, afin que les familles puissent se détendre et profiter des fêtes sans cuisiner. Pour les visiteurs venus d’Inde ou du Bangladesh, l’idée d’un repas de fête composé de plats symboliques peut rappeler les thalis festifs ou les assortiments de biryani, mais les ingrédients et les méthodes de préparation spécifiques représentent un véritable défi, surtout pour les végétariens.
La principale difficulté pour les végétariens réside dans le dashi, ce bouillon japonais omniprésent préparé avec du katsuobushi (copeaux de bonite) et du kombu (varech). De nombreux plats, y compris les préparations à base de légumes, sont mijotés dans du dashi et ne conviennent donc pas aux végétariens. En outre, l’Osechi comprend souvent différents produits de la mer, comme le kazunoko (œufs de hareng, symbole de fertilité), l’ebi (crevettes, symbole de longévité) et le datemaki (omelette roulée contenant de la pâte de poisson). On peut également y trouver des viandes comme le chashu (porc braisé).
Stratégies pour les visiteurs végétariens :
- Recherchez un Osechi spécialement végétarien : C’est l’option la plus fiable, mais elle demande de s’y prendre à l’avance. Certains grands magasins (comme Isetan ou Mitsukoshi), des restaurants végétaliens/végétariens spécialisés ou des boutiques en ligne dédiées proposent des jubako d’Osechi végétariens ou végétaliens. Ils portent généralement une mention claire comme « vegetarian », « vegan » ou « plant-based ». Vous devrez les commander suffisamment à l’avance (souvent dès le début du mois de décembre) pour un retrait ou une livraison le 30 ou 31 décembre. Les prix peuvent être élevés, de ¥10,000 (environ ₹5,600) pour une petite boîte individuelle à ¥50,000 (environ ₹28,000) ou davantage pour un grand assortiment familial.
- Identifiez les plats potentiellement végétariens : Si vous découvrez un assortiment d’Osechi traditionnel, voici quelques plats qui pourraient être végétariens, mais vérifiez toujours lorsque c’est possible :
- Kuromame (soja noir) : symbole de bonne santé. Il est souvent préparé simplement avec du sucre et de la sauce soja.
- Kuri Kinton (purée sucrée de châtaignes et de patates douces) : symbole de prospérité financière. Ce plat est généralement végétarien.
- Kamaboko (pâté de poisson) : PAS végétarien. Malgré son apparence de simple gâteau blanc et rose, il est préparé avec de la pâte de poisson.
- Kobu Maki (rouleaux de varech) : même si le kobu (varech) est végétarien, ces rouleaux contiennent souvent du poisson ou de la viande en garniture, ou sont mijotés dans du dashi.
- Renkon (racine de lotus) : souvent mijotée dans du dashi, mais elle peut être préparée sans.
- Gobo (racine de bardane) : comme le renkon, elle est souvent préparée avec du dashi.
- Tazukuri (sardines confites) : PAS végétarien.
- Kohaku Namasu (salade de daikon et de carotte) : une simple salade vinaigrée, souvent végétarienne.
- Takenoko (pousses de bambou) : peut être végétarien s’il est préparé sans dashi. Le plus prudent est de considérer que tout aliment mijoté ou servi dans un bouillon contient du dashi, sauf indication explicite contraire.
- Solutions des supermarchés et des konbini : Pour une solution à préparer soi-même, les supermarchés et les supérettes sont vos meilleurs alliés.
- Konbini : Faites des provisions d’aliments comme les onigiri (boulettes de riz ; choisissez une garniture nature ou végétarienne comme l’umeboshi/prune salée), les sandwichs (vérifiez attentivement les ingrédients), les salades (privilégiez les salades vertes simples avec la sauce à part), les fruits et les nouilles instantanées (de nombreuses marques proposent des options végétariennes ; cherchez la mention « veggie » ou « shojin » et vérifiez la présence de dashi).
- Supermarchés : Vous y trouverez des produits frais, du pain, du tofu, du lait de soja et différents aliments végétariens préparés. Les supermarchés japonais vendent également des salades déjà préparées, dont certaines peuvent être végétariennes. Si votre hébergement dispose d’une kitchenette, cherchez des ingrédients pour préparer des repas simples.
- Manger au restaurant : Pendant la période du Nouvel An, trouver un restaurant ouvert peut être difficile, et en trouver un adapté aux végétariens l’est encore davantage.
- Cuisine internationale : Les restaurants indiens, moyen-orientaux ou italiens ont souvent davantage de chances de proposer des options végétariennes clairement indiquées. Recherchez-les à l’avance et vérifiez leurs horaires d’ouverture pendant les fêtes.
- Restaurants végétariens/végétaliens spécialisés : Utilisez des applications comme HappyCow pour les localiser, mais vérifiez là encore leurs horaires du Nouvel An.
- Cuisine des temples (Shojin Ryori) : Si vous visitez un temple qui sert du Shojin Ryori, cette cuisine bouddhiste végétarienne constitue une option authentique et sûre, même si elle n’est pas forcément proposée en restauration libre pendant le Nouvel An.
- Demandez poliment : Apprenez quelques expressions japonaises utiles : « Watashi wa bejitarian desu » (je suis végétarien), « Niku o tabemasen » (je ne mange pas de viande), « Sakana o tabemasen » (je ne mange pas de poisson), « Dashi nuki de onegaishimasu » (sans dashi, s’il vous plaît). Sachez que même avec ces phrases, des malentendus peuvent survenir, car la notion de végétarisme strict, notamment en ce qui concerne le dashi, n’est pas comprise partout de la même manière.
Préparer son Osechi lorsqu’on est végétarien demande de l’anticipation, mais avec la bonne approche, vous pourrez tout de même savourer des repas délicieux et culturellement importants pendant votre voyage du Nouvel An. Considérez le konbini comme votre filet de sécurité culinaire !
Se déplacer au Japon pendant le Nouvel An
Utiliser le célèbre réseau de transports en commun japonais pendant la période du Nouvel An demande une certaine stratégie, surtout pour les visiteurs qui viennent pour la première fois d’Inde ou du Bangladesh et sont habitués à des systèmes de réservation comme l’IRCTC ou à des réseaux métropolitains comme le Delhi Metro. Les trains et métros japonais sont extrêmement efficaces, mais les fêtes du Nouvel An entraînent une forte hausse des déplacements intérieurs, principalement due aux Japonais qui retournent dans leur ville natale ou visitent les sanctuaires.
Shinkansen (train à grande vitesse) : Le Shinkansen est l’épine dorsale des déplacements interurbains et relie de grandes villes comme Tokyo, Kyoto, Osaka et Hiroshima. Pendant le Nouvel An, notamment du 28 au 31 décembre (au départ des grandes villes) et du 2 au 4 janvier (en direction des grandes villes), les trains Shinkansen peuvent être complets plusieurs jours, voire plusieurs semaines à l’avance.
- Réservation :
- Titulaires d’un JR Pass : Si vous possédez un Japan Rail Pass, vous pouvez réserver gratuitement vos sièges. Cependant, même avec un pass, vous devez réserver vos places le plus tôt possible pour les dates de pointe du Nouvel An, dès que votre pass est activé. Vous pouvez le faire dans n’importe quel bureau JR (Midori no Madoguchi) des grandes stations JR. Présentez votre pass et votre itinéraire. Les voitures sans réservation seront extrêmement bondées et il faudra souvent voyager debout.
- Billets individuels : Si vous n’avez pas de JR Pass, achetez vos billets en ligne via le JR East Train Reservation System (pour les trajets dans l’est du Japon), JR West (pour l’ouest du Japon) ou Smart EX (pour le Tokaido Sanyo Shinkansen, qui relie Tokyo et Osaka). Vous pouvez aussi les acheter dans les bureaux JR. Il est vivement recommandé de réserver au moins 1-2 mois à l’avance pour les journées de forte affluence. Un billet aller simple de Tokyo à Kyoto coûte généralement environ ¥13,000-¥14,000 (environ ₹7,280-₹7,840) pour une place réservée.
Trains locaux et métros : Dans les grandes villes comme Tokyo, Osaka et Kyoto, les lignes de train locales et les réseaux de métro fonctionnent généralement selon des horaires légèrement modifiés pendant la période du Nouvel An.
- Réveillon (Dec 31st) : De nombreuses lignes des grandes villes (par exemple Tokyo Metro, Toei Subway, JR Yamanote Line) proposent souvent un service prolongé, parfois même 24 heures sur 24, afin d’accueillir les visiteurs se rendant au Hatsumode. C’est très pratique, mais les trains seront également très bondés, notamment en direction des quartiers abritant les sanctuaires populaires comme Harajuku (pour Meiji Jingu) ou Asakusa (pour Senso-ji).
- January 1st-3rd : Attendez-vous à un « horaire de jours fériés », qui signifie généralement des trains un peu moins fréquents, comme le dimanche. Consultez les horaires précis des lignes sur des applications comme Japan Transit Planner ou Google Maps à l’approche de votre voyage.
- Cartes IC : Pour les déplacements locaux, une carte IC (Suica ou Pasmo à Tokyo, Icoca dans le Kansai) est indispensable. Achetez-en une dans un distributeur de billets ou un bureau d’une grande station. Créditez-la (par exemple ¥5,000-¥10,000, environ ₹2,800-₹5,600), puis présentez-la simplement aux portiques à l’entrée et à la sortie. Vous n’aurez ainsi pas besoin d’acheter un billet pour chaque trajet.
Accès aux aéroports : Se rendre dans les grands aéroports comme Narita (NRT), Haneda (HND) et Kansai (KIX), ou en partir, demande également un peu d’anticipation.
- Narita International Airport : Le Narita Express (N'EX) et le Keisei Skyliner sont les principaux services ferroviaires. Réservez vos billets à l’avance, en particulier pour les trajets du Dec 28-31 et du Jan 2-4. Un billet aller simple de Narita à Tokyo Station par le N'EX coûte environ ¥3,070 (environ ₹1,720).
- Haneda Airport : Le Tokyo Monorail et la Keikyu Line proposent des liaisons fréquentes vers le centre de Tokyo. Ils sont généralement moins affectés par la foule du Nouvel An que le Shinkansen, mais prévoyez tout de même un peu de temps supplémentaire.
- Kansai International Airport : Le JR Haruka Express et le Nankai Rapit sont les principales options ferroviaires pour rejoindre Osaka/Kyoto. Là encore, réservez à l’avance.
Erreurs à éviter :
- Ne pas réserver rapidement le Shinkansen : C’est la plus grosse erreur. Si vous voyagez entre plusieurs villes, réservez vos sièges dès que vos dates sont fixées.
- Sous-estimer la foule dans les transports locaux : Même si les trains circulent, ils seront bondés, surtout autour des sites de Hatsumode. Préparez-vous à avoir peu d’espace personnel, comme dans les trains de banlieue de Mumbai aux heures de pointe ou le Delhi Metro.
- Ignorer les horaires de jours fériés : Vérifiez toujours la réduction du service sur les lignes locales, en particulier si vos correspondances sont serrées.
- Ne pas avoir de carte IC : Ce n’est pas vraiment une « erreur », mais vos déplacements seront nettement plus simples avec une carte.
Le réseau de transport japonais reste extrêmement fiable, même pendant le Nouvel An, mais un peu de préparation vous garantira un voyage beaucoup plus fluide et moins stressant.
Hébergement et organisation
Réserver son hébergement et élaborer son itinéraire pour un voyage du Nouvel An au Japon demande une attention particulière. La haute saison, associée aux horaires inhabituels de nombreux commerces, signifie qu’une organisation anticipée n’est pas seulement recommandée : elle est indispensable. Pour les visiteurs venus d’Inde ou du Bangladesh, qui peuvent être habitués à des réservations plus flexibles et de dernière minute dans leur pays, la période du Nouvel An au Japon exige une approche différente.
Hébergement :
- Réservez très à l’avance : Commencez à chercher et à réserver votre hébergement au moins 4-6 mois avant les dates prévues de votre voyage, voire plus tôt si vous ciblez des destinations populaires comme Kyoto ou un type d’hébergement précis, comme un ryokan traditionnel (auberge japonaise). De nombreux hôtels, surtout ceux qui accueillent beaucoup de touristes, affichent complet dès septembre ou octobre.
- Prix plus élevés : Attendez-vous à des tarifs hôteliers supérieurs à la normale pendant la période du Nouvel An. C’est habituel en haute saison. Tenez compte de cette hausse dans le budget global de votre voyage.
- Types d’hébergement :
- Hôtels : Les hôtels de style occidental sont nombreux dans les grandes villes. Recherchez de préférence un établissement situé près d’une grande gare pour faciliter vos déplacements.
- Ryokan : Pour une expérience traditionnelle, envisagez de séjourner dans un ryokan. Beaucoup proposent des dîners et petits-déjeuners kaiseki (composés de plusieurs plats). Si vous êtes végétarien, demandez expressément s’ils peuvent répondre à vos besoins alimentaires au moment de la réservation. Certains ryokan sont très flexibles, d’autres beaucoup moins. Préparez-vous à ce qu’un kaiseki entièrement végétarien soit difficile à organiser, surtout en haute saison.
- Airbnb/Guesthouses : Ces solutions peuvent être intéressantes, surtout si vous souhaitez disposer d’une cuisine pour préparer vos repas, ce qui peut être très utile pour les végétariens confrontés au nombre limité de restaurants ouverts pendant le Nouvel An. Consultez toujours les avis et vérifiez la réactivité de l’hôte.
- Choix de l’emplacement :
- Tokyo : Envisagez de séjourner près de grands pôles comme Shinjuku, Shibuya ou Tokyo Station, afin de profiter d’excellentes correspondances et d’un accès aux grands magasins et restaurants susceptibles d’être ouverts.
- Kyoto : Séjourner près de Kyoto Station ou dans les quartiers de Gion/Kawaramachi permet d’accéder facilement aux temples et aux restaurants.
- Pensez aux kitchenettes : Si vous souhaitez pouvoir préparer vous-même vos repas, notamment en tant que végétarien, recherchez des hôtels
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