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Comprendre la culture japonaise de la ponctualité dans les services publics pour les voyageurs indiens et bangladais. Découvrez les systèmes liés aux trains, aux files d’attente, au service et à la propreté afin de profiter pleinement de votre voyage.
10 juil. 2026·✍️ olablog·⏱ 20 min de lecture
Comprendre la culture japonaise de la ponctualité dans les services publics pour les voyageurs indiens et bangladais. Découvrez les systèmes liés aux trains, aux files d’attente, au service et à la propreté afin de profiter pleinement de votre voyage.
Le Japon est un pays où l’efficacité n’est pas qu’un simple mot à la mode : c’est un système culturel profondément ancré. Imaginez un train Shinkansen à grande vitesse reliant de grandes villes comme Tokyo et Osaka, avec un retard annuel moyen de moins d’une minute. Cette exigence de précision dépasse largement le domaine ferroviaire et imprègne tous les aspects de la vie publique, des files d’attente bien ordonnées au service méticuleux que vous rencontrerez. Pour les visiteurs indiens et bangladais qui découvrent le pays, comprendre ces systèmes sous-jacents, plutôt que de les considérer comme de simples particularités, permet non seulement d’éviter le choc culturel, mais aussi de voyager plus facilement et agréablement. Bien que le Japon soit nettement plus cher que l’Inde, le coût de la vie y étant environ 60% à 146% plus élevé, connaître ces systèmes peut également vous aider à gérer vos dépenses efficacement.
Le rythme de la ponctualité : comprendre le système de transport japonais
La ponctualité légendaire des trains japonais n’est pas un simple stéréotype : elle repose sur un système conçu avec une précision extrême. Le Tokaido Shinkansen, par exemple, affiche un retard moyen de seulement 1.6 minutes par train et par an. Le contraste est saisissant avec de nombreux réseaux ferroviaires dans le monde, où les retards se comptent souvent en dizaines de minutes ou en heures. Cette précision résulte d’un mélange d’infrastructures avancées, d’une planification rigoureuse réglée à la seconde près et d’un engagement collectif en faveur de l’efficacité.
Au-delà du train à grande vitesse : lignes locales et cartes IC
Si le Shinkansen fait la une pour sa vitesse et sa ponctualité, les réseaux de trains locaux et de métros de villes comme Tokyo et Osaka sont tout aussi impressionnants. Considérez le Tokyo Metro ou les lignes JR comme une version extrêmement interconnectée et fiable du métro de Delhi, avec une adhésion encore plus stricte aux horaires. Les déplacements sont simplifiés grâce aux cartes IC (Integrated Circuit), comme Welcome Suica ou Tourist PASMO. Ces cartes prépayées évitent d’acheter un billet pour chaque trajet : il suffit de les passer à l’entrée et à la sortie des portiques.
En 2026, l’ancienne PASMO PASSPORT a été remplacée par la Tourist PASMO, disponible aux aéroports de Narita et de Haneda, valable pendant 28 jours, sans dépôt ni remboursement du solde restant. Welcome Suica est une option similaire proposée par JR East. Les deux cartes coûtent environ ¥2,000 (environ ₹1,120), avec un crédit initial de ¥2,000, et peuvent être rechargées dans n’importe quelle machine de station ou supérette. Ces cartes ne servent pas uniquement dans les trains : elles peuvent également être utilisées dans les bus, les supérettes et même certains distributeurs automatiques, ce qui simplifie les transactions quotidiennes.
Spécificités du Shinkansen : réservations, tarifs et bagages
Réserver des billets de Shinkansen est très simple. Vous pouvez les acheter dans les principales gares JR, en ligne sur les sites officiels de JR ou auprès d’agences de voyage réputées. Si vous prévoyez de nombreux trajets en train, envisagez un Japan Rail Pass (même si son intérêt dépend de votre itinéraire : faites donc bien vos calculs). Pour un aller simple entre Tokyo et Kyoto en Ordinary Car, prévoyez environ ¥13,000-¥14,000 (environ ₹7,280-₹7,840).
Les bagages sont soumis à des règles particulières à bord du Shinkansen. Vous pouvez généralement emporter deux bagages, pesant chacun jusqu’à 30 kg, avec des dimensions totales (longueur + largeur + hauteur) ne dépassant pas 250 cm. La plupart des valises standard enregistrées mesurent moins de 160 cm au total et peuvent être rangées dans les compartiments supérieurs ou à vos pieds. En revanche, si votre bagage mesure entre 160 cm et 250 cm, il est considéré comme un « bagage volumineux » et vous devez réserver gratuitement un espace à bagages désigné au moment de l’achat du billet. Si vous ne le faites pas, vous risquez une pénalité de ¥1,000 (environ ₹560) et le contrôleur pourra déplacer votre bagage. Pour les objets particulièrement volumineux ou si vous voyagez avec de nombreux sacs, envisagez un service de livraison de bagages (appelé takkyubin) afin de les envoyer directement d’un hôtel à l’autre.
Erreurs à éviter dans les transports publics japonais :
- Heures de pointe : Évitez de voyager avec de gros bagages aux heures de pointe (environ 7:00 AM - 8:30 AM et 5:30 PM - 6:30 PM). Les trains deviennent extrêmement bondés, ce qui rend les déplacements difficiles et gêne les navetteurs.
- Conversations bruyantes et appels téléphoniques : Les transports publics japonais sont généralement silencieux. Réglez votre téléphone en « manner mode » (silencieux) et évitez de répondre aux appels dans le train. Si un appel urgent survient, rendez-vous dans l’espace entre les voitures d’un Shinkansen ou attendez d’être sorti de la gare.
- Manger et boire : C’est autorisé dans les trains longue distance comme le Shinkansen (notamment avec les boîtes bento), mais généralement mal vu dans les trains locaux et les métros.
- Bloquer les sorties et les entrées : Laissez toujours les passagers descendre du train avant de monter.
- Règles dans les escalators : Tenez-vous à gauche à Tokyo et dans la plupart de la région du Kanto, et à droite à Osaka et dans la région du Kansai. Observez les habitants et faites comme eux.
L’art de faire la queue : patience et harmonie collective
Faire la queue au Japon est une expérience à part entière, très différente de ce que vous pouvez rencontrer dans de nombreuses régions d’Asie du Sud. Que ce soit pour un restaurant populaire, l’entrée d’un sanctuaire ou l’embarquement dans un train, vous verrez des files bien ordonnées, souvent délimitées par des bandes au sol, où chacun attend patiemment son tour. Il ne s’agit pas seulement de politesse : c’est un aspect fondamental du maintien de l’harmonie collective (wa) et du respect du temps de chacun.
Le système fonctionne parce que tout le monde le respecte. Chacun comprend implicitement qu’en attendant son tour, il garantit l’équité et une circulation fluide pour tous. Pour les visiteurs, ce fonctionnement peut être très appréciable, car il élimine le stress lié à la peur de se faire doubler. Il y a moins de chaos et davantage de prévisibilité, ce qui contribue largement à un rythme de voyage détendu.
Comment rejoindre une file d’attente :
- Repérez la fin : Identifiez toujours l’extrémité de la file.
- Mettez-vous en rang : Placez-vous clairement derrière la dernière personne, en laissant une distance respectueuse. Évitez de vous tenir trop près, mais ne laissez pas non plus un espace qui pourrait inciter quelqu’un à s’intercaler.
- Suivez les marquages : Dans de nombreux endroits, notamment sur les quais, des marquages au sol indiquent où se placer. Suivez-les précisément.
Avantages pour les touristes : Ce système réduit le stress lié au risque de manquer quelque chose ou d’être injustement repoussé. Il permet aux attractions populaires de conserver un semblant d’ordre, même lorsqu’elles sont bondées. Par exemple, dans des parcs à thème comme Tokyo Disney Resort ou Universal Studios Japan, la gestion des files est incroyablement efficace, avec une signalétique claire et du personnel chargé d’orienter les visiteurs. Considérez l’attente comme une partie de l’expérience : c’est l’occasion d’observer la vie locale.
Keigo et esprit de service : au-delà de « le client est roi »
Le service à la clientèle japonais est réputé dans le monde entier, souvent décrit comme irréprochable et intuitif. Ce niveau d’exigence repose sur le keigo, un système de langage honorifique, ainsi que sur la philosophie consistant à anticiper les besoins et à y répondre avant même qu’ils soient exprimés. Il ne s’agit pas seulement d’être poli, mais d’une approche systématique visant à témoigner du respect aux clients et à préserver l’harmonie sociale.
Vous découvrirez le keigo sous de nombreuses formes : les salutations inclinées du personnel, le langage précis et déférent employé, l’emballage méticuleux des achats et l’attention portée au service dans les restaurants. Le personnel fera souvent tout son possible pour assurer votre confort, qu’il s’agisse de vous guider jusqu’à votre siège dans un train ou de présenter soigneusement votre repas.
À quoi vous attendre et comment réagir :
- Un service irréprochable : Attendez-vous à un personnel attentif, efficace et sincèrement serviable. Il pourra anticiper vos besoins, par exemple en vous proposant un panier pour votre sac au restaurant ou une serviette chaude avant le repas.
- Les salutations inclinées : S’incliner est un geste de respect courant. Un simple hochement de tête ou une légère inclinaison en retour suffit généralement et sera apprécié.
- Pas de pourboire : Contrairement à l’Inde ou au Bangladesh, le pourboire n’est pas habituel au Japon. Il peut même susciter l’incompréhension ou être considéré comme impoli. Les frais de service sont déjà inclus dans les prix.
- Pas de marchandage : Les prix sont généralement fixes, dans les magasins comme sur les marchés. Le marchandage n’est pas pratiqué et risque de susciter l’incompréhension.
Erreurs à éviter :
- Traiter le personnel avec trop de familiarité : Même si l’accueil est chaleureux, gardez à l’esprit le caractère formel du service japonais. Évitez les comportements ou les exigences trop décontractés.
- S’attendre à des faveurs personnelles : Le système est conçu pour être efficace et équitable envers tous les clients. Les demandes personnelles qui perturbent ce fonctionnement sont généralement refusées.
- Donner un pourboire : Comme indiqué plus haut, évitez de laisser un pourboire. Si vous essayez, le personnel pourrait vous courir après pour vous rendre l’argent.
La main invisible de la propreté : des systèmes pour un espace public impeccable
L’un des aspects les plus frappants du Japon est sa propreté remarquable, d’autant plus impressionnante que les poubelles publiques sont rares. Ce résultat n’est pas dû à une armée d’agents d’entretien, mais à un système collectif fondé sur la responsabilité individuelle et une gestion méticuleuse des déchets.
Le principe de base est simple : gardez vos déchets avec vous jusqu’à trouver une poubelle prévue à cet effet. Ces poubelles se trouvent généralement dans les supérettes (comme 7-Eleven, Lawson et FamilyMart), dans les gares (souvent près des portiques ou des quais) et dans votre hébergement. Vous n’en trouverez pas à chaque coin de rue, comme cela peut être le cas à Delhi ou à Dhaka.
Principaux aspects du système de propreté :
- Responsabilité individuelle : Chacun est censé jeter correctement ses propres déchets, qu’il s’agisse d’emballages, de bouteilles vides ou de restes alimentaires.
- Tri des déchets : Les touristes ne sont pas censés maîtriser les règles complexes du recyclage japonais, mais observer les poubelles à catégories multiples dans les gares ou les hôtels permet de comprendre à quel point le tri est ancré dans les habitudes.
- Toilettes publiques : Les toilettes publiques, même dans les quartiers très fréquentés, sont généralement impeccables et bien entretenues. Elles disposent souvent d’équipements perfectionnés comme des sièges chauffants et des bidets.
- Manger en chemin : Manger en marchant (tabearuki) est généralement déconseillé, pour des raisons de propreté comme d’étiquette. Si vous achetez de la nourriture dans la rue, trouvez un espace prévu pour manger ou restez près du vendeur pour la consommer, puis jetez vos déchets.
Comparaison : Ce système suppose de changer certaines habitudes courantes dans les villes d’Asie du Sud, où les poubelles publiques sont plus nombreuses mais souvent débordantes. Au Japon, l’absence de poubelles encourage une gestion consciente des déchets.
Naviguer dans le silence : comprendre les règles de bienséance dans les espaces publics
Le calme qui règne dans les transports publics japonais et dans de nombreux espaces partagés est un autre système culturel conçu pour le confort de tous. Contrairement aux environnements publics souvent animés et bruyants de l’Inde ou du Bangladesh, les usagers japonais apprécient la tranquillité pendant leurs trajets. Ce silence leur permet de se reposer, de lire ou simplement de décompresser.
Ce qu’il faut observer et comment s’adapter :
- Téléphone en mode silencieux : Réglez toujours votre téléphone portable sur silencieux ou en « manner mode » avant d’entrer dans un train ou un bus.
- Conversations à voix basse : Limitez les conversations et parlez très doucement. Si vous devez avoir une discussion plus longue, descendez du train ou rendez-vous dans un espace prévu à cet effet.
- Pas d’appels téléphoniques : Évitez de répondre aux appels dans les transports publics. En cas d’urgence, rendez-vous dans l’espace entre les voitures d’un Shinkansen ou descendez du train au prochain arrêt.
- Respect de l’espace personnel : Même dans les trains bondés, les gens évitent généralement les contacts physiques. Faites attention à votre sac et à l’espace personnel des autres.
- Écouteurs : Utiliser des écouteurs pour écouter de la musique ou des podcasts est courant et respectueux.
Comparaison avec votre pays : Cet environnement silencieux peut fortement déstabiliser les visiteurs habitués aux conversations animées et aux appels téléphoniques fréquents dans les transports publics de leur pays. Adopter ce calme est une manière simple, mais très significative, de respecter les coutumes locales.
Culture alimentaire et considérations alimentaires : un système de précision et d’attention
Pour les voyageurs indiens et bangladais, les restrictions alimentaires, notamment les préoccupations liées au végétarisme et au halal, sont un élément important lors de la préparation d’un voyage à l’étranger. Si la cuisine traditionnelle japonaise repose souvent largement sur les produits de la mer et la viande, l’essor du tourisme et une meilleure sensibilisation facilitent la recherche d’options adaptées, en particulier dans les grandes villes comme Tokyo, Osaka et Kyoto.
Répondre aux besoins des végétariens :
Le végétarisme, bien qu’il ne soit pas aussi répandu qu’en Inde, trouve ses racines dans la cuisine bouddhique des temples (shojin ryori), qui est strictement végétalienne. Cette cuisine traditionnelle, souvent servie dans les complexes de temples de Kyoto ou au mont Koya, offre une expérience végétale authentique et savoureuse.
- Ingrédients cachés : Le principal défi vient de l’utilisation très répandue du dashi (bouillon de poisson) dans de nombreux plats japonais, y compris dans des plats apparemment végétariens comme la soupe miso ou les bouillons de nouilles.
- Ce qu’il faut rechercher :
- Tempura de légumes : Demandez si les légumes sont frits dans de l’huile végétale et si la sauce d’accompagnement ne contient pas de dashi.
- Plats à base de tofu : Le tofu est un aliment de base, de l’agedashi tofu (tofu frit) au yudofu (fondue de tofu). Vérifiez qu’il est préparé sans dashi.
- Nouilles soba/udon : Le zaru soba (nouilles soba froides accompagnées d’une sauce à base de soja) est souvent adapté, mais vérifiez toujours la sauce. De nombreuses échoppes de nouilles proposent désormais des bouillons végétaux.
- Sushi végétal : Les kappa maki (rouleaux au concombre), les oshinko maki (rouleaux au radis mariné) et les rouleaux à l’avocat conviennent généralement.
- Curry et riz : Le curry japonais peut souvent être préparé sans viande, car de nombreux restaurants proposent un curry aux légumes.
- Phrases utiles : Apprenez « Watashi wa bejitarian desu » (Je suis végétarien) et « Niku to sakana o tabemasen » (Je ne mange ni viande ni poisson). Pour les végétariens stricts, ajoutez « Dashi nuki de onegaishimasu » (Veuillez ne pas mettre de dashi).
- Applications et ressources : HappyCow et Japan VegeMap sont d’excellentes applications pour trouver des restaurants adaptés aux végétariens.
Répondre aux besoins halal :
Trouver de la nourriture halal au Japon est devenu beaucoup plus facile, notamment dans les principaux pôles touristiques. Tokyo, Osaka et Kyoto comptent un nombre croissant d’établissements certifiés halal ou adaptés aux musulmans.
- La certification est importante : Le Japon ne possède pas d’autorité halal nationale unique. Recherchez les restaurants certifiés par des organisations comme la Japan Halal Association (JHA), la Japan Muslim Association (JMA) ou la Nippon Asia Halal Association (NAHA). Les établissements « Muslim-friendly » peuvent proposer des options halal, mais aussi servir de l’alcool ou des plats non halal dans la même cuisine. Vérifiez donc si une certification stricte est nécessaire.
- Où trouver du halal :
- Tokyo : Des quartiers comme Shinjuku, Shibuya, Asakusa et Shin-Okubo concentrent des restaurants halal proposant notamment des ramen, du yakiniku (barbecue japonais) et diverses cuisines internationales.
- Osaka : Dotonbori et Namba offrent de bonnes options, certains stands de takoyaki et d’okonomiyaki proposant des versions halal.
- Kyoto : Les options sont moins nombreuses, mais elles se développent, notamment près de la gare de Kyoto et à Kawaramachi. Certains ryokans proposent des petits-déjeuners halal sur demande.
- Supérettes : Elles sont très pratiques pour les en-cas et les aliments emballés. Même si elles ne sont pas entièrement certifiées halal, certains produits comme les onigiri nature (boulettes de riz), certains pains et certains snacks peuvent convenir. Vérifiez toujours attentivement la présence éventuelle de porc ou de dérivés de l’alcool dans les ingrédients.
- Applications : Halal Japan, Japan Muslim Guide et Halal Navi sont très utiles pour trouver des restaurants certifiés et des espaces de prière.
- Phrases utiles : « Butaniku wa haitte imasu ka? » (Est-ce que cela contient du porc ?) et « Arukōru wa tsukatte imasu ka? » (De l’alcool est-il utilisé ?).
Budget alimentaire : Le prix des repas au Japon peut varier considérablement. Un repas économique peut coûter ¥800-¥1,500 (environ ₹448-₹840), tandis qu’un repas dans un restaurant de gamme intermédiaire peut coûter ¥1,500-¥3,000 (environ ₹840-₹1,680), voire davantage. Les supérettes proposent des options abordables et les supermarchés appliquent souvent des réductions sur les plats préparés à l’approche de la fermeture.
Une journée type : les systèmes en action
Imaginons une journée à Kyoto pour un voyageur indien ou bangladais, au cours de laquelle ces systèmes culturels s’intègrent naturellement à l’expérience.
Matin (7:30 AM) : Vous vous réveillez dans votre hôtel près de la gare de Kyoto. Après un petit-déjeuner rapide (peut-être un onigiri emballé et du thé achetés dans un FamilyMart voisin avec votre Tourist PASMO), vous vous rendez à la gare de Kyoto. Le quai est propre et les voyageurs font tranquillement la queue en suivant les marquages au sol. Vous montez dans un train local JR en direction d’Arashiyama pour visiter la forêt de bambous, après avoir passé votre carte IC au portique. Le train part précisément à 7:52 AM. À bord, les navetteurs sont silencieux ; beaucoup lisent ou somnolent. Vous parlez doucement, attentif aux autres passagers.
Fin de matinée (9:00 AM) : À votre arrivée à Arashiyama, vous marchez jusqu’au temple Tenryu-ji. Une courte file bien ordonnée attend pour les billets. Vous la rejoignez en laissant une distance respectueuse. Dans l’enceinte du temple, les chemins sont impeccables et les visiteurs admirent les jardins en silence.
Déjeuner (12:30 PM) : Pour le déjeuner, vous avez repéré un restaurant de shojin ryori (cuisine végétarienne bouddhique) près du temple, Shigetsu, qui nécessite une réservation préalable. À votre arrivée, vous êtes accueilli par une inclinaison polie, puis conduit à votre table. Le service est attentionné et le repas composé de plusieurs plats, bien que coûteux (prévoyez ¥3,000-¥5,000, environ ₹1,680-₹2,800), est magnifiquement présenté et entièrement végétal. Vous dites « Itadakimasu » avant de manger, puis « Gochisousama deshita » après le repas.
Après-midi (2:30 PM) : Vous décidez d’explorer le marché animé de Nishiki. Même au milieu de la foule, un certain ordre règne. Les vendeurs sont méticuleux et, si vous pouvez goûter certains produits, on mange généralement debout devant l’échoppe ou dans les espaces prévus à cet effet, plutôt qu’en marchant. Vous achetez quelques spécialités locales et payez en espèces ou avec votre carte IC à la supérette voisine. Vous gardez vos emballages jusqu’à trouver une poubelle dans une gare proche.
Soir (6:00 PM) : Vous prenez le métro pour retourner à la gare de Kyoto. Même si l’heure de pointe du soir approche, le système gère efficacement l’affluence. Vous voyez les navetteurs se ranger sur le côté pour laisser les autres descendre avant de monter.
Dîner (7:30 PM) : Pour dîner, vous utilisez une application de restaurants halal afin de trouver un établissement indien très bien noté dans le quartier de Kawaramachi. Le personnel confirme sa certification halal et vous profitez d’un repas familier, en appréciant la facilité avec laquelle on peut trouver des options adaptées avec un peu de préparation.
Cette journée montre comment la ponctualité, les files ordonnées, le service respectueux, la propreté et les règles de bienséance dans les espaces publics créent un environnement harmonieux et sans stress pour les voyageurs qui les comprennent et les adoptent.
À retenir
- La ponctualité est un système, pas un miracle : La ponctualité japonaise, notamment dans les transports, résulte d’une planification méticuleuse, d’infrastructures avancées et du respect collectif des horaires.
- Adoptez les files ordonnées : Attendre patiemment son tour est un aspect fondamental de la vie publique japonaise, qui garantit équité et efficacité pour tous.
- Le service respectueux est la norme : Attendez-vous à un service extrêmement attentif et poli ; le pourboire n’est pas habituel et peut créer de la confusion.
- Gardez vos déchets avec vous : La propreté du Japon repose sur la responsabilité individuelle. Les poubelles publiques sont rares : soyez prêt à conserver vos déchets jusqu’à trouver un point de collecte prévu à cet effet.
- Dans les transports publics, le silence est d’or : Parlez doucement et gardez votre téléphone en mode silencieux afin de respecter l’espace partagé et la tranquillité des autres voyageurs.
- Planifiez vos repas : Recherchez à l’avance les options végétariennes et halal, notamment à l’aide d’applications spécialisées, et apprenez quelques phrases clés, car la cuisine japonaise traditionnelle contient souvent des produits animaux cachés.
- Gérez judicieusement votre budget : Le Japon est plus cher que l’Inde ou le Bangladesh. Utilisez des cartes IC pour les dépenses quotidiennes, planifiez vos trajets en Shinkansen et pensez aux supérettes pour manger à moindre coût.
FAQ
Q. Est-il possible de négocier les prix au Japon ? Non, le marchandage n’est pas une pratique habituelle au Japon. Les prix sont fixes dans les magasins, les marchés et les restaurants. Essayer de négocier risque de susciter l’incompréhension et est généralement considéré comme impoli.
Q. Comment demander de la nourriture végétarienne ou halal en japonais ? Pour demander un plat végétarien, vous pouvez dire « Watashi wa bejitarian desu » (Je suis végétarien) ou « Niku to sakana o tabemasen » (Je ne mange ni viande ni poisson). Pour une alimentation strictement végétale, ajoutez « Dashi nuki de onegaishimasu » (Veuillez ne pas mettre de dashi). Pour le halal, demandez « Hararu ninshō sarete imasu ka? » (Est-ce certifié halal ?) ou « Butaniku wa haitte imasu ka? » (Est-ce que cela contient du porc ?) et « Arukōru wa tsukatte imasu ka? » (De l’alcool est-il utilisé ?).
Q. Peut-on boire l’eau du robinet au Japon en toute sécurité ? Oui, l’eau du robinet est généralement potable partout au Japon. Vous pouvez remplir votre gourde sans crainte aux fontaines publiques ou dans votre hébergement, ce qui vous permettra d’économiser sur l’achat d’eau en bouteille.
Q. Qu’en est-il de l’accès au Wi-Fi pour les touristes ? Le Wi-Fi fiable est largement disponible. Vous pouvez louer un appareil Wi-Fi portable à l’aéroport, acheter une carte SIM locale avec données mobiles ou utiliser les points Wi-Fi gratuits des hôtels, des supérettes et des grandes gares. De nombreux cafés proposent également le Wi-Fi gratuit.
Q. Dois-je emporter beaucoup d’argent liquide ou le Japon fonctionne-t-il sans espèces ? Même si le Japon adopte de plus en plus les moyens de paiement sans espèces, l’argent liquide reste très utilisé, notamment dans les petits commerces, les auberges traditionnelles (ryokan), certains distributeurs automatiques et les sanctuaires et temples. Il est conseillé d’avoir sur soi une somme raisonnable en espèces (par exemple, ¥10,000-¥20,000, environ ₹5,600-₹11,200) pour les dépenses quotidiennes. Vous pouvez retirer de l’argent aux distributeurs des supérettes 7-Eleven et des bureaux de poste japonais avec des cartes étrangères. Pour les achats plus importants, les cartes bancaires sont acceptées dans la plupart des grands établissements.
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