
Au-delà de la Route dorée
Découvrez 12 destinations japonaises hors des sentiers battus, idéales pour les voyageurs indiens et bangladais qui reviennent au Japon. Explorez des îles dédiées à l’art, des villes de samouraïs et de pittoresques itinéraires à vélo, avec des conseils pratiques sur les coûts, la cuisine végétarienne/halal et l’accès.
10 juil. 2026·✍️ olablog·⏱ 21 min de lecture
Découvrez 12 destinations japonaises hors des sentiers battus, idéales pour les voyageurs indiens et bangladais qui reviennent au Japon. Explorez des îles dédiées à l’art, des villes de samouraïs et de pittoresques itinéraires à vélo, avec des conseils pratiques sur les coûts, la cuisine végétarienne/halal et l’accès.
Pour de nombreux visiteurs indiens et bangladais qui découvrent le Japon, l’emblématique « Route dorée » – Tokyo, Kyoto, Osaka et Hiroshima – constitue une introduction inoubliable aux charmes uniques du pays. Mais pour ceux qui souhaitent aller plus loin, un Japon au-delà de la course en Shinkansen vous attend, avec des rencontres culturelles plus riches et des paysages à couper le souffle. Ce guide présente 12 destinations japonaises exceptionnelles et hors des sentiers battus, avec des coûts pour un voyage à deux commençant souvent autour de ¥5,000 (~₹2,800) pour une journée de transports locaux et de droits d’entrée, afin d’offrir un nouveau regard pour votre deuxième, voire votre troisième aventure japonaise.
Apprivoiser l’inconnu : des pépites accessibles
Ces destinations permettent de découvrir les merveilles méconnues du Japon sans exiger une logistique de voyage complexe. Elles sont donc idéales pour étoffer un itinéraire au départ des grandes villes.
Kurashiki : élégance au bord des canaux
À quelques encablures d’Okayama, le quartier historique de Bikan, à Kurashiki, vous transporte dans une époque révolue. Ses entrepôts aux murs blancs, ses canaux bordés de saules et ses maisons de marchands traditionnelles composent un décor pittoresque. On le compare souvent à certaines régions d’Europe pour ses voies d’eau paisibles, mais son esthétique est résolument japonaise.
Pourquoi c’est spécial : le quartier est remarquablement préservé. Vous pourrez faire une promenade en bateau (¥700 par personne, environ ₹390) le long du canal et visiter des musées comme le musée d’art Ohara, le premier musée japonais consacré à l’art occidental (entrée ¥1,500, environ ₹840). Flânez dans les ruelles étroites, parcourez les boutiques d’artisanat et profitez de l’atmosphère paisible. Contrairement aux rues animées de Kyoto, Kurashiki invite à prendre son temps.
Comment s’y rendre : depuis Osaka ou Kyoto, prenez le Shinkansen jusqu’à la gare d’Okayama (environ 45-60 minutes). Depuis Okayama, un train local de la ligne JR Sanyo vous conduira à la gare de Kurashiki en environ 15-20 minutes. Le quartier historique de Bikan se trouve à 10-15 minutes de marche agréable de la gare. Le JR Pass couvre les trajets en train.
Gros plan sur la cuisine : Kurashiki est réputée pour ses produits de la mer locaux, mais plusieurs cafés et restaurants du quartier de Bikan proposent des options adaptées aux végétariens, souvent indiquées sur des menus en anglais. Recherchez les cafés traditionnels de matcha qui servent des wagashi (confiseries japonaises), généralement végétariens. Pour les options halal, mieux vaut vérifier auprès de chaque établissement ou utiliser des applications comme Halal Navi, même si le choix peut être plus limité que dans les grandes villes. Prévoir quelques en-cas est toujours une bonne idée.
Matsumoto : le charme d’une ville fortifiée
Nichée dans les Alpes japonaises, Matsumoto abrite l’un des plus beaux châteaux d’origine du Japon : le château de Matsumoto, souvent surnommé le « Château du Corbeau » en raison de son extérieur noir saisissant. Ce trésor national est antérieur à de nombreux châteaux reconstruits et offre un aperçu du Japon féodal.
Pourquoi c’est spécial : gravir les escaliers abrupts à l’intérieur du château de Matsumoto (entrée ¥700, environ ₹390) est une expérience à part entière, avec des vues panoramiques depuis le sommet. Au-delà du château, explorez la rue Nakamachi, bordée d’anciens kura (entrepôts) transformés en boutiques et cafés. La ville possède également le musée d’art de Matsumoto, qui présente notamment des œuvres de l’artiste locale Yayoi Kusama.
Comment s’y rendre : Matsumoto est facilement accessible depuis Tokyo. Prenez le train express limité JR Azusa depuis la gare de Shinjuku, directement jusqu’à la gare de Matsumoto (environ 2.5-3 heures). Ce trajet est couvert par le JR Pass. Le château se trouve à 15 minutes à pied de la gare, ou à quelques minutes en bus.
Gros plan sur la cuisine : Matsumoto possède une scène gastronomique dynamique. Recherchez les restaurants de nouilles soba, dont beaucoup peuvent préparer des plats végétariens sur demande en retirant les flocons de bonito (poisson séché) du bouillon. Les oyaki, des brioches cuites à la vapeur garnies de diverses préparations (certaines végétariennes, comme les feuilles de nozawana ou la pâte de haricots rouges sucrée anko), sont une spécialité locale.
Kanazawa : samouraïs, jardins et artisanat
Kanazawa, sur la côte japonaise de Hokuriku, est une ville à la culture raffinée. Elle possède l’un des trois plus beaux jardins paysagers du Japon, des résidences de samouraïs et des quartiers de geishas. Elle offre une élégance plus discrète que Kyoto, avec moins de foule.
Pourquoi c’est spécial : le jardin Kenrokuen (entrée ¥320, environ ₹180) est magnifique en toute saison et constitue un chef-d’œuvre de l’art paysager japonais traditionnel. Explorez le quartier des samouraïs de Nagamachi, où vous pourrez visiter des demeures restaurées comme la maison Nomura (entrée ¥550, environ ₹310). Le quartier Higashi Chaya, l’un des plus grands quartiers de geishas du Japon, permet d’entrevoir les maisons de divertissement traditionnelles et les boutiques d’artisanat utilisant la feuille d’or. Ne manquez pas le 21st Century Museum of Contemporary Art, Kanazawa, qui offre un contraste moderne.
Comment s’y rendre : le Hokuriku Shinkansen relie directement la gare de Tokyo à la gare de Kanazawa en environ 2.5-3 heures. C’est un trajet confortable couvert par le JR Pass. Depuis Osaka ou Kyoto, prenez le train express limité Thunderbird (environ 2.5 heures).
Gros plan sur la cuisine : Kanazawa est célèbre pour ses produits de la mer frais, mais propose aussi d’excellentes options végétariennes. De nombreux restaurants traditionnels servent le kaga ryori, une cuisine locale composée de plusieurs plats, qui comprend souvent des préparations à base de légumes. Recherchez le jibu-ni (ragoût de canard), qui peut parfois être adapté, ou privilégiez les restaurants de sushi proposant également des rouleaux aux légumes (kappa maki, oshinko maki). Pour la cuisine halal, renseignez-vous à l’avance sur les restaurants concernés ; Kanazawa est généralement plus accommodante que les petites villes.
Immersion culturelle et escapades artistiques : aventures modérées
Ces destinations demandent un peu plus de préparation, mais vous récompensent par des expériences culturelles profondément immersives et des rencontres artistiques uniques.
Takayama et Shirakawa-go : traditions alpines
Nichée dans les montagnes de Hida, Takayama est une vieille ville remarquablement préservée, avec ses rues étroites, ses maisons traditionnelles en bois et ses brasseries de saké. Elle constitue la porte d’entrée du site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO de Shirakawa-go, célèbre pour ses fermes gassho-zukuri uniques.
Pourquoi c’est spécial : à Takayama, promenez-vous dans Sanmachi Suji, l’ancien quartier des marchands, en goûtant des spécialités locales comme les brochettes de bœuf de Hida (non végétariennes) ou les mitarashi dango (boulettes de riz grillées nappées de sauce soja, souvent végétariennes). Visitez le Takayama Jinya (entrée ¥440, environ ₹250), un ancien bureau administratif de l’époque d’Edo. Les fermes emblématiques de Shirakawa-go, avec leurs toits de chaume pentus évoquant des mains jointes en prière, sont un prodige de l’architecture traditionnelle. La visite de la maison Wada (entrée ¥300, environ ₹170) permet de mieux comprendre le mode de vie local.
Comment s’y rendre : depuis Nagoya, prenez le train express limité JR Hida jusqu’à Takayama (environ 2.5 heures). Depuis Kanazawa, Nohi Bus assure des liaisons directes vers Takayama (environ 2.5 heures). Pour rejoindre Shirakawa-go, prenez un Nohi Bus depuis Takayama (environ 50 minutes) ou Kanazawa (environ 1 heure 15 minutes). Il est vivement recommandé de réserver, en particulier pour les bus à destination de Shirakawa-go ; les réservations peuvent être effectuées en ligne ou dans les terminaux de bus. Les bus ne sont pas couverts par le JR Pass.
Exemple d’excursion à la journée (Takayama et Shirakawa-go) :
- Matin : Arrivée à Takayama. Explorez Sanmachi Suji et visitez le Takayama Jinya.
- Déjeuner : Savourez des nouilles soba ou udon végétariennes.
- Après-midi : Prenez le Nohi Bus jusqu’à Shirakawa-go. Explorez le village et visitez une ferme traditionnelle.
- Fin d’après-midi : Retour à Takayama.
- Soirée : Dînez dans un restaurant traditionnel de Takayama.
Gros plan sur la cuisine : Takayama est célèbre pour son bœuf de Hida, mais les options végétariennes existent. De nombreux restaurants de nouilles soba et udon peuvent préparer des bouillons végétariens. Recherchez le hohba miso, une spécialité locale où la pâte de miso et les ingrédients sont grillés sur une feuille de magnolia. Demandez la version végétarienne, sans viande ni poisson. À Shirakawa-go, les possibilités de restauration sont limitées ; il est donc prudent d’emporter des en-cas ou de vérifier les options auprès des cafés.
Naoshima : l’île de l’art
Naoshima, souvent surnommée « l’île de l’Art », est un mélange unique d’art contemporain, d’architecture remarquable et de nature paisible. Cette petite île de la mer intérieure de Seto est incontournable pour les amateurs d’art et ceux qui recherchent une expérience sereine et propice à la réflexion.
Pourquoi c’est spécial : l’île abrite plusieurs musées et installations artistiques de renommée mondiale, dont le Chichu Art Museum (entrée ¥2,100, environ ₹1,180), le Benesse House Museum et l’Art House Project. Chaque site associe l’art au paysage et à l’architecture, créant une expérience véritablement immersive. Des œuvres d’artistes comme James Turrell, Walter De Maria et Claude Monet sont présentées dans des espaces conçus sur mesure. La citrouille jaune emblématique de Yayoi Kusama, près de Benesse House, est un lieu très prisé pour les photos.
Comment s’y rendre : le trajet jusqu’à Naoshima combine train et ferry.
- Train jusqu’au port d’Uno : depuis Okayama, prenez un train local de la ligne JR Uno jusqu’à la gare d’Uno (environ 50 minutes). Depuis Takamatsu (Shikoku), prenez un train local JR jusqu’à Chayamachi, puis changez pour la ligne Uno.
- Ferry jusqu’à Naoshima : depuis le port d’Uno, des ferries circulent régulièrement vers le port de Miyanoura (port principal, environ 20 minutes) ou le port de Honmura (environ 15 minutes) à Naoshima. Un billet de ferry aller simple coûte environ ¥300-¥500 (environ ₹170-₹280). Consultez les horaires des ferries à l’avance, car ils varient selon les saisons.
Erreurs à éviter :
- Sous-estimer le temps de trajet : l’île elle-même est petite, mais le trajet pour y parvenir comporte plusieurs étapes.
- Ne pas réserver l’hébergement et les musées à l’avance : en particulier pour le Chichu Art Museum, les billets à horaire fixe sont souvent obligatoires et se vendent rapidement. Les hébergements sur l’île sont limités et peuvent être chers ; beaucoup de visiteurs séjournent donc à Okayama ou Takamatsu.
- Compter uniquement sur la marche : louez un vélo (¥500-¥1,000 par jour, environ ₹280-₹560) ou utilisez le bus de l’île pour vous déplacer efficacement.
Gros plan sur la cuisine : Naoshima possède quelques cafés et restaurants, principalement regroupés autour des musées et du port de Miyanoura. Les options répondant à des régimes alimentaires particuliers peuvent être limitées. Il est conseillé d’emporter quelques en-cas végétariens ou de manger avant d’arriver sur l’île, ou après votre retour à Uno/Okayama. Certains cafés proposent peut-être des plats simples de pâtes ou de pain.
Grandeur de la nature et exploration active : des défis gratifiants
Pour ceux qui aiment associer découverte culturelle et activités de plein air, ces destinations offrent l’occasion de se rapprocher des paysages naturels spectaculaires du Japon.
Shimanami Kaido : le paradis du vélo
Le Shimanami Kaido est un itinéraire cyclable de 70 kilomètres reliant l’île principale japonaise de Honshu à Shikoku. Il traverse six petites îles de la mer intérieure de Seto grâce à une série de ponts impressionnants. Il offre des vues côtières à couper le souffle et une manière unique de découvrir le Japon rural.
Pourquoi c’est spécial : classé parmi les meilleurs itinéraires cyclables au monde, il dispose de pistes réservées aux vélos, ce qui le rend sûr et agréable quel que soit le niveau. Vous pouvez louer un vélo dans plusieurs terminaux (par exemple à Onomichi, côté Honshu, ou à Imabari, côté Shikoku) et le rendre dans n’importe quel autre terminal, pour une grande liberté d’organisation. L’itinéraire traverse de charmantes villes insulaires, où vous pourrez vous arrêter dans des cafés locaux, des temples et des points de vue panoramiques. Le coût total d’une location de plusieurs jours peut s’élever à environ ¥3,000-¥5,000 (environ ₹1,680-₹2,800), auxquels s’ajoutent les péages des ponts (environ ¥500, environ ₹280).
Comment s’y rendre :
- Vers Onomichi (côté Honshu) : prenez le Shinkansen jusqu’à la gare de Fukuyama, puis un train local de la ligne JR Sanyo jusqu’à la gare d’Onomichi (environ 20 minutes).
- Vers Imabari (côté Shikoku) : prenez le train express limité Shiokaze depuis Okayama ou Matsuyama jusqu’à la gare d’Imabari. Les terminaux de location de vélos se trouvent généralement près des gares.
Exemple d’itinéraire (2 jours à vélo) :
- Jour 1 : Départ d’Onomichi, puis vélo jusqu’à Ikuchijima ou Omishima (environ 30-40 km). Explorez les temples et les plantations d’agrumes. Passez la nuit dans une auberge locale.
- Jour 2 : Continuez à vélo jusqu’à Imabari en profitant des paysages et, pourquoi pas, en visitant l’observatoire du pont Kurushima Kaikyo. Retour en bus ou en train.
Gros plan sur la cuisine : pendant votre parcours à vélo, vous trouverez de petits cafés et restaurants dans les villes insulaires. Beaucoup servent des spécialités locales, notamment des produits de la mer frais. Recherchez les stands d’okonomiyaki ou de yakisoba, qui peuvent parfois préparer une version végétarienne. Il est essentiel d’emporter des barres énergétiques et de l’eau.
Les dunes de sable de Tottori : un désert au Japon
On ne s’y attend pas forcément, mais la préfecture de Tottori abrite une vaste étendue de dunes de sable qui s’étire le long de la côte de la mer du Japon. Sculptées par le vent et la mer, ces dunes changeantes offrent un paysage surréaliste, sans équivalent ailleurs dans le pays.
Pourquoi c’est spécial : explorez les dunes à pied, faites une promenade à dos de chameau (¥1,300, environ ₹730 pour un cavalier seul) ou essayez le sandboard (location environ ¥1,500, environ ₹840). Le Tottori Sand Museum (entrée ¥800, environ ₹450), situé à proximité, expose d’incroyables sculptures de sable venues du monde entier. Leur beauté austère et leur formation géologique unique en font une expérience véritablement mémorable.
Comment s’y rendre : depuis Kyoto ou Shin-Osaka, prenez le train express limité Super Hakuto directement jusqu’à la gare de Tottori (environ 2.5-3 heures). Depuis la gare de Tottori, prenez un bus local (bus circulaire ou bus classique jusqu’à « Tottori Sakyu ») vers les dunes (environ 20 minutes, ¥380, environ ₹210).
Erreurs à éviter :
- Venir sans chaussures adaptées : le sable peut être brûlant et difficile à parcourir. Portez des chaussures confortables ou des sandales adaptées au sable.
- Ignorer la météo : les vents forts peuvent rendre la visite inconfortable. Consultez les prévisions.
- Ne pas prévoir assez de temps : les dunes sont étendues et le musée demande lui aussi du temps.
Gros plan sur la cuisine : les restaurants proches des dunes sont souvent spécialisés dans les produits de la mer locaux. Le Tottori Sand Museum possède toutefois un café qui propose peut-être des options végétariennes simples. Dans la ville de Tottori, le choix est plus varié, avec notamment des restaurants de nouilles et des restaurants japonais classiques où des options végétariennes peuvent être disponibles.
Koyasan : retraite sur la montagne sacrée
Koyasan (mont Koya) est le cœur spirituel du bouddhisme Shingon, une école introduite au Japon par Kobo Daishi en 805 AD. C’est un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO qui offre la possibilité unique de séjourner dans un temple (shukubo) et de découvrir la vie monastique.
Pourquoi c’est spécial : promenez-vous dans le cimetière d’Okunoin, une forêt éthérée de cèdres abritant plus de 200,000 tombes et monuments commémoratifs, jusqu’au mausolée de Kobo Daishi. Visitez Danjo Garan, un ensemble de temples et de pagodes comprenant l’emblématique pagode Konpon Daito. Un séjour dans un temple (à partir de ¥10,000-¥15,000 par personne et par nuit, environ ₹5,600-₹8,400) comprend une cuisine bouddhique végétarienne (shojin ryori) et les prières du matin, pour une expérience culturelle et spirituelle profonde.
Comment s’y rendre : le trajet constitue déjà une aventure en soi.
- Depuis la gare de Namba (Osaka) : prenez le train express limité de la ligne Nankai Koya jusqu’à la gare de Gokurakubashi (environ 1 heure 20 minutes).
- Funiculaire : depuis Gokurakubashi, prenez le funiculaire Nankai jusqu’à la gare de Koyasan (environ 5 minutes).
- Bus local : depuis la gare de Koyasan, des bus locaux desservent les différents complexes de temples et hébergements. Le Nankai Koyasan World Heritage Ticket (environ ¥2,900, environ ₹1,620) propose un aller-retour depuis Namba ainsi que des trajets illimités en bus à Koyasan.
Gros plan sur la cuisine : la shojin ryori (cuisine bouddhique végétarienne) est l’un des points forts d’un séjour dans un temple de Koyasan. Strictement végétarienne et souvent végétalienne, elle est préparée sans viande, poisson ni aromates puissants comme l’ail et l’oignon. Koyasan est ainsi une destination excellente et sans souci pour les voyageurs végétariens et certains voyageurs musulmans.
Exploration approfondie : merveilles reculées pour voyageurs passionnés
Pour les visiteurs réguliers en quête d’expériences véritablement différentes et prêts à s’aventurer plus loin, ces destinations offrent une immersion profonde dans la diversité des régions japonaises.
Dogo Onsen (Matsuyama) : une tradition thermale millénaire
Situé à Matsuyama, sur l’île de Shikoku, Dogo Onsen est l’une des sources thermales les plus anciennes et les plus vénérées du Japon, avec une histoire de plus de mille ans. Son établissement de bains principal emblématique, Dogo Onsen Honkan, aurait inspiré certaines scènes du film de Hayao Miyazaki « Le Voyage de Chihiro ».
Pourquoi c’est spécial : plongez dans les eaux relaxantes de Dogo Onsen Honkan (entrée à partir de ¥460 pour le bain de base, environ ₹260), une magnifique structure en bois. Alors que le Honkan est en rénovation jusqu’en 2026, un établissement temporaire, Dogo Onsen Asuka no Yu, est pleinement opérationnel et propose une expérience traditionnelle similaire. Explorez la charmante galerie commerçante de Dogo, visitez le sanctuaire Isaniwa et montez à bord du pittoresque train à vapeur Botchan Ressha (¥800, environ ₹450) à travers la ville. Le château de Matsuyama, l’un des douze châteaux d’origine du Japon, offre des vues splendides et une histoire fascinante.
Comment s’y rendre :
- Depuis Osaka/Kyoto : prenez le Shinkansen jusqu’à Okayama, puis le train express limité Shiokaze jusqu’à la gare de Matsuyama (environ 3-3.5 heures au total).
- Depuis Tokyo : prenez l’avion jusqu’à l’aéroport de Matsuyama (environ 1.5 heures), puis un bus limousine jusqu’à Dogo Onsen (environ 40 minutes, ¥470, environ ₹260). Une fois à Matsuyama, le quartier de Dogo Onsen est facilement accessible en tramway depuis la gare de Matsuyama.
Gros plan sur la cuisine : Matsuyama offre un choix varié de restaurants. Recherchez le tai-meshi (riz à la dorade, spécialité non végétarienne), mais aussi les nombreux restaurants d’udon et de soba capables de répondre aux besoins des végétariens. La galerie commerçante autour de Dogo Onsen abrite plusieurs cafés et restaurants.
Aizu-Wakamatsu : l’histoire des samouraïs au Tohoku
Aizu-Wakamatsu, dans la préfecture de Fukushima, est une ville imprégnée d’histoire samouraï, particulièrement connue pour sa résistance acharnée durant la guerre de Boshin. Elle offre un aperçu d’une région japonaise moins visitée, riche en traditions et en beautés naturelles.
Pourquoi c’est spécial : visitez le château de Tsuruga (entrée ¥410, environ ₹230), méticuleusement reconstruit avec son toit unique en tuiles rouges. Explorez les demeures de samouraïs de l’Aizu Bukeyashiki (entrée ¥850, environ ₹480), qui donnent un aperçu de la vie quotidienne des seigneurs féodaux. Découvrez l’histoire tragique des Byakkotai (force du Tigre blanc) à Iimoriyama. La ville est également réputée pour ses laques traditionnelles et ses brasseries de saké. Le lac Inawashiro, tout proche, offre de magnifiques panoramas.
Comment s’y rendre :
- Depuis la gare de Tokyo : prenez le Tohoku Shinkansen jusqu’à la gare de Koriyama (environ 1 heure 20 minutes).
- Train local : depuis Koriyama, prenez la ligne JR Banetsu West jusqu’à la gare d’Aizu-Wakamatsu (environ 1 heure 10 minutes). Le JR Pass couvre ce trajet. Des bus locaux relient la gare d’Aizu-Wakamatsu aux principales attractions.
Gros plan sur la cuisine : la cuisine locale d’Aizu-Wakamatsu comprend le kitakata ramen (souvent à base de porc) et le sauce katsudon (escalope de porc panée). Cependant, on trouve généralement des restaurants de nouilles proposant des soba ou udon végétariens. Recherchez les restaurants servant du sake local (vin de riz), généralement végétarien. Les petits cafés proposent souvent des pâtisseries ou des repas simples.
Yakushima : forêts de cèdres millénaires
Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Yakushima est une île subtropicale au large de Kyushu, réputée pour ses forêts de cèdres anciens (yakusugi) et son écosystème unique. C’est un paradis pour les randonneurs et les amoureux de la nature en quête d’une expérience sauvage préservée.
Pourquoi c’est spécial : randonnez dans des forêts primaires pour admirer d’imposants cèdres yakusugi, dont certains ont plus de mille ans, comme Jomon Sugi. Les paysages variés de l’île vont des plages côtières aux montagnes enveloppées de brume, où vivent des macaques et des cerfs. Le ravin de Shiratani Unsuikyo (entrée ¥500, environ ₹280) est un site de randonnée très populaire, qui aurait inspiré « Princesse Mononoké » du Studio Ghibli.
Comment s’y rendre :
- Avion : le plus simple est de prendre un vol de l’aéroport de Kagoshima à l’aéroport de Yakushima (environ 35 minutes).
- Ferry : des ferries rapides (Toppy et Rocket) relient le port de Kagoshima au port de Miyanoura ou au port d’Anbo, à Yakushima (environ 2-3 heures). Des ferries transportant les voitures, plus lents, sont également disponibles (environ 4 heures). Une fois sur l’île, il est vivement recommandé de louer une voiture pour plus de flexibilité, car les transports publics sont limités.
Erreurs à éviter :
- Ne pas réserver l’hébergement et les transports à l’avance : Yakushima est très prisée, notamment en haute saison.
- Sous-estimer la difficulté des randonnées : certains sentiers sont exigeants et nécessitent un équipement adapté ainsi qu’une bonne condition physique.
- Négliger les conditions météorologiques : l’île est réputée pour ses pluies ; prévoyez des vêtements imperméables.
Gros plan sur la cuisine : la cuisine locale de Yakushima met souvent à l’honneur le poisson volant (tobiuo) et d’autres produits de la mer. Les options végétariennes peuvent être très limitées, surtout en dehors des grands hôtels ou des maisons d’hôtes. Il est fortement conseillé de cuisiner soi-même ou d’emporter suffisamment de provisions adaptées. Certaines maisons d’hôtes peuvent proposer des repas végétariens sur demande, à condition d’être prévenues à l’avance.
Okinawa (Ishigaki/Miyakojima) : une échappée tropicale
Pour changer complètement de rythme et de décor, partez vers les îles méridionales d’Okinawa. Si l’île principale d’Okinawa est très populaire, des îles comme Ishigaki et Miyakojima offrent des plages de sable blanc immaculé, des eaux turquoise et une culture ryukyu distincte.
Pourquoi c’est spécial : faites du snorkeling ou de la plongée dans des eaux cristallines, explorez des récifs coralliens colorés et détendez-vous sur de superbes plages comme Yonaha Maehama Beach à Miyakojima, régulièrement classée parmi les plus belles du Japon. Découvrez la culture ryukyu unique, différente de celle du Japon continental, avec sa propre langue, sa musique et sa cuisine. Visitez des villages traditionnels, profitez des festivals locaux et imprégnez-vous de l’atmosphère décontractée des îles. Une excursion en bateau à fond de verre (environ ¥2,000-¥3,000, environ ₹1,120-₹1,680) permet d’observer les fonds marins sans se mouiller.
Comment s’y rendre : des vols directs sont disponibles depuis les grandes villes japonaises comme Tokyo, Osaka et Fukuoka vers l’aéroport d’Ishigaki ou l’aéroport de Miyakojima (environ 2.5-3 heures). Vous pouvez également prendre l’avion jusqu’à l’île principale d’Okinawa (Naha), puis un vol de correspondance ou un ferry vers ces îles périphériques. Louer une voiture est presque indispensable pour explorer ces îles.
Gros plan sur la cuisine : la cuisine d’Okinawa est unique et met à l’honneur des ingrédients locaux comme le goya (margose), la patate douce violette et le porc. Bien que le porc soit omniprésent, de nombreux plats okinawaïens sont à base de légumes. Recherchez le goya champuru (sauté de légumes ; demandez la version végétarienne), l’umi budo (raisins de mer) et divers plats de légumes frais. De nombreux cafés et restaurants internationaux répondent aux besoins alimentaires particuliers, surtout dans les zones touristiques. Les options halal peuvent être rares ; il est donc recommandé de consulter les annuaires locaux ou les applications.
S’orienter dans le paysage culinaire japonais : conseils végétariens et halal
Pour les voyageurs indiens et bangladais, la nourriture peut être une préoccupation importante au Japon. Toutefois, avec un peu de préparation et d’attention, il est tout à fait possible de savourer de délicieux repas.
- Végétarien :
- « No Meat, No Fish, No Bonito, No Dashi » : apprenez ces expressions en japonais ou faites-les écrire. Le dashi (bouillon de poisson) sert de base à de nombreux plats japonais ; il est donc essentiel de demander spécifiquement « dashi-nuki » (sans dashi).
- Nouilles :
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