
L’étiquette japonaise pour les voyageurs indiens
Voyagez au Japon en toute confiance ! Ce guide destiné aux voyageurs indiens et bangladais présente 20 règles tacites, des files d’attente aux repas.
10 juil. 2026·✍️ olablog·⏱ 23 min de lecture
Voyagez au Japon en toute confiance ! Ce guide destiné aux voyageurs indiens et bangladais présente 20 règles tacites, des files d’attente aux repas.
Le Japon, pays où les traditions ancestrales coexistent harmonieusement avec l’innovation futuriste, offre une expérience de voyage incomparable. Pour les visiteurs indiens et bangladais qui s’y rendent pour la première, voire la deuxième fois, comprendre les subtilités de l’étiquette japonaise peut transformer un bon séjour en expérience exceptionnelle. Le Japon est extrêmement accueillant, mais connaître un peu ses « règles tacites » peut vous éviter bien des embarras et vous aider à vous intégrer plus facilement. Par exemple, savoir qu’un simple bol de ramen peut coûter environ ¥1,000 (environ ₹560), mais qu’il ne faut jamais laisser de pourboire.
L’art de faire la queue : ordre, patience et harmonie dans l’espace public
L’une des différences les plus frappantes que les voyageurs indiens ou bangladais peuvent observer au Japon est la culture omniprésente, et souvent silencieuse, de la file d’attente. Pour monter dans un train à une gare tokyoïte très fréquentée comme Shinjuku ou attendre l’ouverture d’un célèbre restaurant de ramen, les files ne sont pas seulement courantes : elles constituent un élément fondamental de l’ordre public. Contrairement à certaines situations très fréquentées dans votre pays, où l’on peut voir des mouvements de foule ou plusieurs files informelles se former, au Japon, la file indienne est la norme, même lorsqu’elle s’étend sur des dizaines de mètres.
Il ne s’agit pas seulement d’efficacité, mais aussi de respect de l’espace collectif et d’équité pour tous. Vous trouverez des files clairement délimitées sur les quais de gare, aux arrêts de bus, aux stations de taxis, aux guichets, aux caisses des supérettes et même dans les toilettes publiques. Si vous arrivez dans un restaurant populaire et voyez des personnes attendre, cherchez une feuille d’inscription (souvent posée sur un clipboard à l’extérieur ou près de l’entrée) ou placez-vous simplement à la fin de la file existante. Doubler les autres, même involontairement, est considéré comme très impoli. Les Japonais valorisent la patience et savent que chacun finira par avoir son tour. Cette organisation des espaces publics, comparable aux procédures d’embarquement structurées que vous connaissez peut-être dans un grand aéroport ou aux files bien gérées sur les quais du Delhi Metro, est simplement appliquée à presque toutes les interactions publiques au Japon. Adopter cette petite habitude rendra vos déplacements quotidiens beaucoup plus simples.
L’étiquette des chaussures : où entrer chaussé et où se déchausser
Le fait de retirer ses chaussures est profondément ancré dans la culture japonaise. Cette coutume vient des maisons traditionnelles dotées de tatamis et de l’importance historique accordée à la propreté. Elle s’étend bien au-delà des habitations privées et constitue l’une des règles tacites les plus importantes à connaître. Vous y serez confronté dans de nombreux lieux : savoir quand et où retirer ses chaussures est donc essentiel.
Règle 1 : maisons et hébergements traditionnels (ryokan) : C’est le cas le plus évident. En entrant dans une maison japonaise ou une auberge traditionnelle (ryokan), vous retirerez toujours vos chaussures d’extérieur dans le genkan (vestibule). Vous trouverez généralement un meuble à chaussures ou un espace prévu à cet effet. Des chaussons sont presque toujours fournis pour l’intérieur. Lorsque vous entrez dans une pièce avec des tatamis, vous devez retirer même ces chaussons d’intérieur. Marcher sur des tatamis avec des chaussures, ou même des chaussons, est une grave faute de goût.
Règle 2 : temples, sanctuaires et certains musées : De nombreux temples, sanctuaires et musées historiques demandent de retirer ses chaussures avant d’entrer dans certaines salles de prière ou d’exposition. Cherchez les meubles à chaussures ou les casiers près de l’entrée. Des sacs en plastique sont parfois fournis pour transporter vos chaussures, notamment lorsque le parcours se poursuit à l’extérieur avant de vous faire rentrer dans un autre bâtiment.
Règle 3 : certains restaurants et magasins : La plupart des restaurants et magasins modernes autorisent les chaussures, mais certains établissements traditionnels, notamment ceux qui disposent de places assises sur tatamis (zashiki) ou d’espaces plus petits et intimistes, exigent de se déchausser. Observez ce que font les autres ou cherchez un espace semblable à un genkan. On pourra parfois vous proposer des « chaussons de toilettes » spécifiques pour la salle de bains ; n’oubliez pas de remettre vos chaussons d’intérieur habituels (ou de rester pieds nus si vous êtes dans une pièce à tatamis) immédiatement après.
Règle 4 : cabines d’essayage : Même dans les grands magasins, il est courant de retirer ses chaussures avant d’entrer dans une cabine d’essayage. Cela permet de garder l’espace propre.
Pour les voyageurs indiens et bangladais, qui ont l’habitude de retirer leurs chaussures avant d’entrer dans un temple ou une mosquée, le concept n’est pas totalement nouveau. Cependant, la fréquence à laquelle on se déchausse au Japon, dans des contextes très variés, peut être une expérience inédite. Portez toujours des chaussettes propres et présentables, car vous montrerez souvent vos pieds. Les chaussures faciles à enfiler et à retirer sont un choix pratique.
La sérénité du silence : comportement dans les trains et les transports publics
Les transports publics japonais, et notamment leur célèbre réseau ferroviaire, sont réputés dans le monde entier pour leur ponctualité, leur efficacité et leur propreté. Ils se distinguent également par un calme remarquable. Ce silence n’est pas imposé par des règles strictes, mais entretenu par une compréhension collective du respect de l’espace personnel et de la tranquillité des autres.
Règle 5 : parlez à voix basse : Dans les trains, en particulier dans le Shinkansen (train à grande vitesse) et les lignes de banlieue, les conversations bruyantes sont mal vues. Les gens parlent généralement à voix très basse, voire pas du tout. Cela vaut également pour les groupes qui voyagent ensemble. Résistez à l’envie de discuter bruyamment avec vos compagnons, surtout aux heures de pointe.
Règle 6 : téléphone portable en mode silencieux : C’est primordial. Mettez votre téléphone portable en mode silencieux (manner mode) et évitez de répondre aux appels dans le train. Si vous devez absolument passer un appel urgent, descendez à la prochaine station ou attendez d’être arrivé à destination. Envoyer des messages, naviguer sur Internet ou jouer avec des écouteurs est acceptable, mais veillez à ce que le volume ne dérange pas les personnes autour de vous. Tout comme beaucoup d’entre nous baissent instinctivement la voix dans le Delhi Metro ou dans un bus longue distance, cette pratique est tout simplement attendue au Japon.
Règle 7 : places prioritaires : Les places prioritaires (souvent signalées en anglais et en japonais) sont destinées aux personnes âgées, aux femmes enceintes, aux personnes handicapées ou aux voyageurs accompagnés de jeunes enfants. Même si le train est bondé, évitez de vous asseoir sur ces places, sauf si vous appartenez à l’une de ces catégories et que personne d’autre n’en a besoin. Si vous êtes assis et qu’une personne concernée monte, cédez-lui votre place.
Règle 8 : attention aux sacs à dos : Dans les transports bondés, surtout dans des villes comme Tokyo, retirez votre sac à dos et portez-le devant vous ou placez-le sur le porte-bagages supérieur. Vous éviterez ainsi de heurter accidentellement les autres passagers.
Respecter ces règles simples contribue à préserver l’atmosphère paisible qui rend les transports publics japonais si agréables. Cela reflète une valeur sociale profondément ancrée : limiter autant que possible les perturbations causées aux autres.
Le tabou du pourboire : pourquoi il faut l’éviter (et quoi faire à la place)
L’un des aspects les plus surprenants pour de nombreux voyageurs internationaux, notamment ceux habitués aux cultures du pourboire, est l’absence totale de pourboire au Japon. Il ne s’agit ni d’un oubli ni d’un moyen d’économiser de l’argent : c’est une norme culturelle où le pourboire n’est tout simplement pas attendu et peut même être considéré comme impoli ou déroutant.
Règle 9 : pas de pourboire dans les services : Que ce soit au restaurant, dans un taxi, à l’hôtel, chez le coiffeur ou auprès d’un guide touristique, le pourboire n’est pas une pratique courante. Des frais de service sont parfois inclus dans les établissements haut de gamme, mais cela est clairement indiqué sur l’addition et fait partie du prix, sans constituer une gratification supplémentaire. Par exemple, si votre repas coûte ¥2,500 (environ ₹1,400), c’est exactement la somme que vous devez payer.
Pourquoi pas de pourboire ? Les professionnels japonais sont très fiers de leur travail et considèrent qu’offrir un excellent service fait partie de leurs responsabilités, sans nécessiter de motivation supplémentaire. Donner un pourboire pourrait laisser entendre que leur salaire habituel est insuffisant ou que vous doutez de leur engagement professionnel. Cela peut créer un malaise, voire offenser, car cette pratique va à l’encontre de leur dignité professionnelle.
Que faire à la place d’un pourboire ?
- Un simple « Arigato Gozaimasu » : Un sincère « Merci beaucoup » (arigato gozaimasu) est la forme de reconnaissance la plus appréciée.
- Une inclinaison polie : Incliner légèrement la tête en remerciant est également un geste respectueux.
- Revenir dans l’établissement : Si vous avez vraiment apprécié un service, revenir dans l’établissement ou le recommander à d’autres personnes sera très apprécié.
- De petits cadeaux (omiyage) : Dans des situations très personnelles et précises (par exemple, pour une famille d’accueil ou un guide privé avec lequel vous avez passé plusieurs jours), un petit cadeau attentionné de votre pays (comme un paquet de bon thé indien ou un artisanat bangladais) peut être un geste charmant. Il ne s’agit toutefois pas d’un pourboire en argent : le cadeau doit être offert discrètement et sans rien attendre en retour.
Comprendre cette règle vous évitera un éventuel embarras et vous permettra de conserver des échanges respectueux et harmonieux.
Le mystère des déchets : garder ses détritus avec soi
Le Japon est réputé pour sa propreté, mais vous remarquerez l’absence étonnante de poubelles publiques, surtout en dehors des gares ou des supérettes. Cela déroute souvent les visiteurs, mais il s’agit encore d’une règle tacite, liée à la sécurité publique et à la responsabilité individuelle.
Règle 10 : emportez vos propres déchets : Après l’attentat au sarin dans le métro de Tokyo en 1995, de nombreuses poubelles publiques ont été retirées pour des raisons de sécurité. Depuis, rapporter ses déchets chez soi ou les déposer dans un point de collecte désigné est devenu une habitude bien établie. Vous devez donc vous attendre à garder sur vous vos emballages, bouteilles vides et déchets alimentaires jusqu’à trouver une poubelle appropriée.
Où trouver des poubelles ?
- Supérettes (konbini) : Presque tous les magasins 7-Eleven, FamilyMart et Lawson disposent de poubelles, généralement à l’extérieur ou juste à l’intérieur de l’entrée. Elles sont habituellement prévues pour les déchets combustibles, les bouteilles en plastique et les canettes.
- Gares : Les grandes gares disposent souvent de poubelles sur les quais ou près des portillons, principalement pour les articles achetés dans la gare ou les déchets liés au train.
- Distributeurs automatiques : Certains distributeurs disposent d’une petite poubelle fixée à côté, destinée aux bouteilles et canettes achetées dans ce distributeur.
- Hôtels : Votre chambre d’hôtel aura des poubelles, où vous pourrez jeter la plupart des déchets courants.
Règle 11 : triez vos déchets : Le Japon possède un système de recyclage rigoureux. Lorsque vous trouvez une poubelle, vous verrez souvent plusieurs ouvertures pour les différentes catégories de déchets (combustibles, non combustibles, bouteilles en PET, canettes, verre). Faites de votre mieux pour trier correctement vos déchets. En cas de doute, mieux vaut les garder avec vous.
Cette pratique peut sembler un peu contraignante au début, surtout si vous avez l’habitude de trouver des poubelles facilement. Elle contribue cependant à la propreté impeccable des rues japonaises et renforce le sens de la responsabilité collective.
Respect et révérence : l’étiquette dans les temples et sanctuaires
Visiter les temples paisibles et les sanctuaires shinto colorés du Japon est un moment fort pour de nombreux voyageurs. Ce sont des lieux de culte et de recueillement : respecter les coutumes locales est donc essentiel pour témoigner votre respect.
Règle 12 : purification au temizuya : Dans la plupart des sanctuaires et certains temples, vous trouverez près de l’entrée un pavillon d’eau appelé temizuya (ou chozuya). Il sert à se purifier rituellement avant de s’approcher du bâtiment principal. 1. Prenez la louche de la main droite et puisez de l’eau. 2. Versez un peu d’eau sur votre main gauche. 3. Passez la louche dans votre main gauche et versez de l’eau sur votre main droite. 4. Reprenez la louche de la main droite, formez une coupe avec votre main gauche et versez-y de l’eau pour vous rincer la bouche. Ne buvez jamais directement à la louche. 5. Recrachez l’eau discrètement à côté du bassin (et non à l’intérieur). 6. Enfin, tenez la louche à la verticale afin que l’eau restante coule le long du manche et le nettoie pour la personne suivante, puis reposez-la à sa place.
Règle 13 : étiquette dans un sanctuaire (Nirei Nihakushu Ippei) : Devant le bâtiment principal d’un sanctuaire shinto : 1. Approchez-vous de la boîte à offrandes (saisenbako). 2. Inclinez-vous profondément deux fois (Nirei). 3. Jetez une pièce (généralement une pièce de ¥5, considérée comme porte-bonheur en raison de sa sonorité « go-en », qui évoque la chance et les relations, ou une pièce de ¥10, environ ₹2.8, ₹5.6 respectivement) dans la boîte. 4. Frappez fermement dans vos mains deux fois à hauteur de poitrine (Nihakushu) pour attirer l’attention des divinités. 5. Faites un vœu ou adressez une prière silencieuse. 6. Inclinez-vous profondément une fois (Ippei).
Règle 14 : étiquette dans un temple : Les temples sont généralement plus silencieux. Inclinez-vous une fois devant l’autel, faites une offrande (n’importe quel montant convient) et priez en silence. On ne frappe pas dans ses mains dans un temple. Vous pourrez également rencontrer des brûle-parfums ; vous pouvez attirer la fumée vers vous pour favoriser la santé ou la chance.
Règle 15 : tenue et comportement : Habillez-vous de manière respectueuse et évitez les vêtements trop révélateurs, en particulier dans les grands sites religieux. Parlez à voix basse et soyez attentif aux fidèles. Les photos sont généralement autorisées dans l’enceinte des temples et sanctuaires, mais souvent interdites à l’intérieur des bâtiments principaux ou dans certaines zones de prière. Regardez toujours les panneaux.
Les bonnes manières à table : aspirer les nouilles, partager et utiliser les baguettes
La cuisine japonaise est appréciée dans le monde entier, et comprendre les coutumes locales fait partie intégrante de l’expérience. Certaines habitudes de votre pays devront peut-être être adaptées.
Règle 16 : étiquette des baguettes :
- Ne plantez jamais vos baguettes verticalement dans un bol de riz : Cela rappelle les offrandes lors des funérailles et est considéré comme un mauvais présage.
- Ne transmettez pas de nourriture d’une paire de baguettes à une autre : Cela reproduit également un rituel funéraire au cours duquel les os sont transmis. Utilisez des baguettes de service ou déposez la nourriture dans une petite assiette.
- Ne pointez pas les gens avec vos baguettes.
- Ne frottez pas vos baguettes l’une contre l’autre : Cela donne l’impression que vous les trouvez bon marché ou mal fabriquées.
- Lorsque vous ne les utilisez pas, posez vos baguettes sur le repose-baguettes (hashioki) ou en travers de votre bol.
Règle 17 : aspirer les nouilles : Contrairement à de nombreuses cultures où faire du bruit en mangeant est considéré comme impoli, il est parfaitement acceptable au Japon, notamment avec les ramen, les udon ou les soba, d’aspirer bruyamment ses nouilles. C’est même souvent un signe de plaisir et d’appréciation envers le chef. Cela aide également à refroidir les nouilles chaudes et à en rehausser la saveur.
Règle 18 : « Itadakimasu » et « Gochisousama Deshita » : Avant de manger, il est courant de dire « Itadakimasu » (prononcé i-tah-dah-ki-mah-sou), que l’on peut traduire approximativement par « Je reçois humblement ce repas » ou « Merci pour le repas ». Après avoir terminé, dites « Gochisousama deshita » (go-tchi-so-sah-mah désh-i-tah), qui signifie « Quel festin » ou « Merci pour ce délicieux repas ».
Règle 19 : partager la nourriture : Si de nombreux repas indiens et bangladais sont pris en commun, les repas japonais se composent souvent de portions individuelles. Les izakayas (bars japonais) font toutefois exception : les plats y sont généralement commandés pour être partagés. Pour partager, utilisez des ustensiles de service ou l’extrémité non pointue de vos baguettes afin de prendre la nourriture dans les plats communs.
Inquiétudes concernant la nourriture végétarienne et halal : guide pratique C’est une préoccupation importante pour de nombreux voyageurs indiens et bangladais. Même si le Japon n’est pas traditionnellement adapté aux régimes végétariens ou halal, les options se multiplient.
- Comprendre les difficultés : De nombreux plats japonais, même ceux qui semblent végétariens, peuvent contenir du dashi (bouillon de poisson), des extraits de viande ou de l’alcool (mirin, saké) dans les sauces.
- Expressions essentielles : Apprenez quelques phrases indispensables :
- « Watashi wa bejitarian desu. » (Je suis végétarien.)
- « Niku o tabemasen. » (Je ne mange pas de viande.)
- « Sakana o tabemasen. » (Je ne mange pas de poisson.)
- « Dashi nuki de onegaishimasu. » (Sans dashi, s’il vous plaît.) - Cette phrase est essentielle pour les végétariens.
- « Arcohol nuki de onegaishimasu. » (Sans alcool, s’il vous plaît.)
- « Halal desu ka? » (Est-ce halal ?)
- Repérez certains établissements :
- Restaurants indiens, pakistanais et bangladais : Les grandes villes comme Tokyo, Osaka et Kyoto comptent de nombreux restaurants indiens, pakistanais et bangladais qui répondent à ces besoins alimentaires. Un repas classique peut coûter de ¥1,200 à ¥2,500 (environ ₹670 à ₹1,400).
- Restaurants végétaliens ou végétariens : Utilisez des applications comme HappyCow ou recherchez simplement « vegan Tokyo » pour trouver des établissements spécialisés.
- Supérettes (konbini) : Une véritable solution de secours ! Vous y trouverez des boulettes de riz nature (onigiri - vérifiez les ingrédients pour repérer les miettes de poisson), des salades (vérifiez la sauce), des fruits et parfois du pain nature ou des edamame emballés. Repérez les autocollants « vege » ou « halal », de plus en plus courants.
- Supermarchés : Achetez des produits frais, du pain et des ingrédients pour préparer des repas simples si vous avez accès à une cuisine.
- « Shojin Ryori » : Il s’agit d’une cuisine végétarienne bouddhiste traditionnelle, souvent servie dans les hébergements de temples (shukubo) ou dans des restaurants spécialisés. C’est une expérience unique et savoureuse, même si elle peut être plus coûteuse.
- Options halal : La nourriture halal reste moins courante que la nourriture végétarienne, mais elle se développe. Cherchez des mosquées ou des restaurants certifiés halal, notamment dans les quartiers où vit une importante population musulmane. De nombreux hôtels proposent désormais un petit-déjeuner halal sur demande. Vérifiez toujours la certification.
En cas de doute, posez poliment la question. La plupart des employés japonais feront de leur mieux pour vous aider, même en cas de barrière linguistique. Gardez une application de traduction à portée de main.
Espace personnel, comportement en public et autres subtilités sociales
Au-delà de ces situations précises, certaines attentes sociales générales contribuent au bon fonctionnement de la société japonaise.
Règle 20 : surveillez le volume sonore : De manière générale, les Japonais ont tendance à parler moins fort dans les espaces publics. Cela signifie baisser la voix lorsque vous discutez, éviter les éclats de rire bruyants et ne pas crier d’un côté à l’autre d’une rue ou d’un restaurant. Il ne s’agit pas d’être austère, mais de faire preuve d’égards envers les personnes autour de vous.
Règle 21 : manger et boire en marchant : Même si vous voyez des vendeurs de nourriture de rue, il est généralement considéré comme impoli de manger ou de boire en marchant, surtout dans les zones très fréquentées. Si vous achetez quelque chose à un vendeur ambulant, il est courant de le manger rapidement à côté du stand ou de trouver un espace prévu à cet effet avant de repartir. Boire rapidement une gorgée à une bouteille d’eau constitue une exception possible.
Règle 22 : s’incliner pour saluer : Une légère inclinaison est une salutation courante et une marque de respect. Il n’est pas nécessaire de maîtriser les inclinaisons formelles et profondes : un petit signe de tête ou une légère inclinaison du haut du corps en disant « merci » ou « excusez-moi » (sumimasen) sera déjà très apprécié.
Règle 23 : étiquette sur les escalators : La règle concernant le côté où se tenir dans les escalators varie selon les régions. À Tokyo et dans la majeure partie de l’est du Japon, les gens se tiennent sur le côté gauche, laissant le côté droit libre pour ceux qui sont pressés. À Osaka et dans la majeure partie de l’ouest du Japon, c’est l’inverse : tenez-vous à droite et marchez à gauche. Observez ce que font les habitants.
Règle 24 : évitez les démonstrations d’affection en public : Même si elles ne sont pas strictement interdites, les démonstrations publiques d’affection (PDA) restent généralement limitées au Japon. Se tenir la main ne pose pas de problème, mais les gestes plus intimes sont habituellement réservés à la vie privée.
Règle 25 : ponctualité : La culture japonaise accorde une grande importance à la ponctualité. Si vous avez un rendez-vous, une réservation ou devez retrouver quelqu’un, arrivez à l’heure, voire quelques minutes en avance.
Gérer les interactions quotidiennes : conseils pratiques
Même en connaissant ces règles d’étiquette, certains aspects pratiques du voyage peuvent parfois se révéler difficiles.
Barrière linguistique : Les grands pôles touristiques et les gares disposent souvent d’une signalétique en anglais, mais la maîtrise de l’anglais n’est pas généralisée.
- Applications de traduction : Google Translate et les applications similaires sont très utiles. Téléchargez les packs de langues hors ligne.
- Guide de conversation : Un petit guide contenant des phrases courantes peut être très utile.
- Politesse : Même si vous avez du mal avec le japonais, un poli « Sumimasen » (Excusez-moi) avant de demander de l’aide et « Arigato Gozaimasu » (Merci beaucoup) ensuite seront appréciés.
Questions d’argent :
- L’argent liquide reste roi : Malgré son avance technologique, le Japon demeure largement une société où l’on paie en espèces, surtout dans les petits commerces, les restaurants locaux et les temples ou sanctuaires. Ayez toujours suffisamment de yens sur vous.
- Distributeurs automatiques de billets : Cherchez des distributeurs dans les magasins 7-Eleven, FamilyMart et Lawson, ainsi que dans les bureaux de poste. Ils acceptent généralement les cartes internationales.
- Conversion monétaire : N’oubliez pas que ¥100 correspondent environ à ₹56 : un achat de ¥1,000 coûte donc environ ₹560. Gardez cette conversion approximative à l’esprit pour gérer votre budget. Pour les voyageurs bangladais, ¥100 correspondent environ à 82 BDT.
Transports (au-delà de l’étiquette) :
- JR Pass ou billets à l’unité : Pour de nombreux trajets en train, notamment entre plusieurs villes, un Japan Rail Pass peut être économique. Vérifiez s’il convient à votre itinéraire. La réservation d’un JR Pass se fait généralement en ligne avant l’arrivée, comme lorsque vous planifiez à l’avance vos réservations IRCTC.
- Métro local : Pour les déplacements urbains, les cartes IC comme Suica ou Pasmo sont très pratiques, à l’image d’une carte de métro pour le Delhi Metro. Vous pouvez les acheter dans toutes les grandes gares. Elles coûtent ¥500 (environ ₹280) de dépôt remboursable, auxquels s’ajoute le montant du crédit souhaité.
- HyperDia/Japan Transit Planner : Utilisez ces applications ou ces sites Internet pour planifier précisément vos itinéraires, horaires et tarifs ferroviaires.
À retenir
- Faites la queue : La société japonaise valorise l’ordre et l’équité ; attendre patiemment dans une file est une marque fondamentale de respect.
- Chaussures retirées, chaussons enfilés : Soyez toujours prêt à retirer vos chaussures dans les maisons, les ryokan, de nombreux temples et certains restaurants. Des chaussettes propres sont indispensables !
- Le silence est d’or (dans les transports publics) : Parlez doucement, mettez votre téléphone en silencieux et laissez les places prioritaires à ceux qui en ont besoin.
- Jamais de pourboire : Offrir de l’argent pour un service peut être offensant. Un sincère « Arigato Gozaimasu » est la meilleure façon d’exprimer sa gratitude.
- Gardez vos déchets : Les poubelles publiques sont rares ; soyez prêt à conserver vos détritus jusqu’à trouver un point de collecte, souvent dans les supérettes.
- Respectez les lieux sacrés : Suivez les rites de purification dans les sanctuaires, restez silencieux dans les temples et habillez-vous modestement.
- Soignez vos manières à table : Aspirer les nouilles est acceptable, mais apprenez les règles d’utilisation des baguettes et dites « Itadakimasu » et « Gochisousama deshita ». Renseignez-vous toujours sur le dashi et les ingrédients si vous avez besoin d’une alimentation végétarienne ou halal.
FAQ
Q. Est-il acceptable d’utiliser une fourchette et une cuillère plutôt que des baguettes si je les trouve difficiles à manier ? R. Tout à fait ! La plupart des restaurants adaptés aux touristes vous fourniront volontiers une fourchette et une cuillère si vous le demandez. Il vaut mieux demander poliment des couverts que de se sentir mal à l’aise et de risquer d’enfreindre les règles d’utilisation des baguettes.
Q. Comment demander un plat végétarien ou halal dans un restaurant lorsqu’il existe une barrière linguistique ? R. Le mieux est d’avoir quelques phrases essentielles écrites en japonais (par exemple « Watashi wa bejitarian desu », « Niku o tabemasen », « Halal desu ka? ») ou d’utiliser une application de traduction. De nombreux établissements proposent désormais des menus illustrés ou des explications en anglais. Recherchez les autocollants « vege » ou « halal », notamment dans les supérettes.
Q. Les bains publics (onsen/sento) sont-ils courants et quelles sont les règles à respecter ? R. Oui, les bains publics font merveilleusement partie de la culture japonaise. Les principales règles sont de se laver soigneusement avant d’entrer dans le grand bain, d’y entrer nu (les maillots de bain sont interdits) et de ne pas laisser sa petite serviette dans l’eau (on la pose souvent sur la tête). Les tatouages peuvent parfois poser problème, certains établissements refusant l’entrée aux personnes tatouées, mais la situation évolue lentement.
Q. Est-il impoli de négocier les prix au Japon ? R. Oui, la négociation n’est généralement pas pratiquée au Japon. Les prix sont fixes, dans les magasins, les marchés comme les hôtels. Essayer de marchander peut être perçu comme un manque de respect.
Q. Que faire si je commets accidentellement une erreur d’étiquette ? R. Ne vous inquiétez pas outre mesure ! Les Japonais comprennent très bien les visiteurs étrangers et apprécient les efforts faits pour respecter leurs coutumes. Un simple « Sumimasen » (Excusez-moi/Je suis désolé) accompagné d’une légère inclinaison suffit généralement. Tirez les leçons de l’expérience et passez à autre chose.
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