
Les urgences au Japon
Votre guide essentiel pour gérer les urgences médicales, policières et consulaires au Japon, à l’intention des voyageurs indiens et bangladais. Contacts, coûts et démarches en cas de perte de passeport.
10 juil. 2026·✍️ olablog·⏱ 22 min de lecture
Votre guide essentiel pour gérer les urgences médicales, policières et consulaires au Japon, à l’intention des voyageurs indiens et bangladais. Contacts, coûts et démarches en cas de perte de passeport.
Le Japon est une destination de rêve pour beaucoup, un pays où les traditions ancestrales côtoient les merveilles futuristes. Alors que vous préparez votre premier ou deuxième voyage depuis l’Inde ou le Bangladesh, en imaginant des temples paisibles ou les rues animées de Tokyo, il est naturel de vous concentrer sur les aspects les plus enthousiasmants — mais les voyageurs prévoyants se préparent aussi aux imprévus. Bien que le Japon soit l’une des sociétés les plus sûres et les plus efficaces au monde, des événements inattendus comme une maladie soudaine ou la perte d’un passeport peuvent survenir. Savoir exactement quoi faire peut vous épargner beaucoup de stress, de temps et d’argent, d’autant qu’une simple consultation médicale peut coûter plus de ¥10,000 (environ ₹5,600) sans assurance adaptée. Ce guide complet vous fournira les informations essentielles pour gérer les urgences médicales, les échanges avec la police et l’assistance consulaire des ambassades indienne et bangladaise.
Appeler à l’aide : police (110) et urgences médicales/incendie (119)
Le système d’urgence japonais fonctionne avec deux numéros distincts, comme dans de nombreuses régions où les différents services disposent de lignes séparées. Contrairement à un numéro d’urgence unique comme le 911 en Amérique du Nord, vous devrez retenir le 110 pour la police et le 119 pour les incendies et les urgences médicales. Ces services sont disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an.
Quand appeler le 110 (police)
Composez le 110 pour signaler un crime, un accident de la circulation, un vol ou tout incident nécessitant l’intervention de la police. Par exemple, si votre portefeuille est volé dans un train bondé du Tokyo Metro ou si vous êtes implié dans un accrochage mineur, c’est le 110 qu’il faut appeler. Une assistance en anglais est généralement disponible, surtout dans les grandes zones urbaines, mais la communication peut prendre un peu plus de temps, car les agents peuvent vous mettre en relation avec un interprète externe. Il est utile de pouvoir indiquer clairement votre emplacement. Pour une consultation policière sans urgence, vous pouvez appeler le #9110, notamment si vous ne savez pas si une situation doit être signalée à la police.
Quand appeler le 119 (incendie et urgence médicale)
En cas d’urgence médicale, de maladie soudaine, de blessure ou pour signaler un incendie, composez le 119. Ce numéro vous met directement en relation avec les pompiers, qui dépêchent les ambulances. Le transport en ambulance au Japon est généralement gratuit, ce qui représente un soulagement important par rapport à de nombreux pays où ce service peut être coûteux. N’oubliez toutefois pas que si le trajet est gratuit, vous devrez payer l’intégralité des frais médicaux à l’hôpital.
Lorsque vous appelez le 119, l’opérateur vous demandera : « 119 ban, kaji desuka? Kyukyu desuka? » (119, incendie ou urgence ?). Vous devez répondre clairement « Kyukyu desu » (C’est une urgence) en cas de problème médical, ou « Kaji desu » (Il y a un incendie) en cas de feu. Soyez prêt à indiquer votre position avec le plus de précision possible, à décrire les symptômes ou ce qui s’est passé, à préciser l’âge de la personne ayant besoin d’aide, ainsi que votre nom et vos coordonnées. Parlez lentement et clairement. Si vous êtes près d’une personne parlant japonais, demandez-lui de vous aider à communiquer.
Pour obtenir un avis médical sans urgence, si vous ne savez pas si une ambulance est nécessaire, vous pouvez composer le #7119. Ce service vous aidera à déterminer la marche à suivre et à éviter de mobiliser inutilement les ressources d’urgence.
Comprendre le système médical japonais en tant que touriste
Le système de santé japonais est de niveau international, mais il fonctionne différemment pour les touristes et les résidents. En tant que visiteur de courte durée, vous n’êtes pas couvert par l’assurance maladie nationale japonaise (NHI), ce qui signifie que vous devrez prendre en charge 100% de vos frais médicaux. C’est pourquoi une assurance voyage complète n’est pas seulement recommandée : elle est indispensable.
Première consultation et coûts
Si vous devez consulter un médecin pour un problème qui ne relève pas de l’urgence, il est généralement préférable de commencer par une clinique plutôt que par un grand hôpital. De nombreuses petites cliniques, appelées kurinikku, traitent les affections courantes. Certaines disposent d’un personnel parlant anglais, mais ce n’est pas garanti. Les grands hôpitaux, notamment les hôpitaux universitaires ou les centres spécialisés désignés, facturent souvent des « frais d’orientation » (特別料金, tokubetsu ryōkin) lorsque vous vous présentez sans lettre d’adressage d’une clinique. Ces frais peuvent aller de ¥5,000 à ¥7,000 (environ ₹2,800 à ₹3,920), en plus du coût normal de la consultation.
Sans assurance, une consultation médicale classique coûte généralement entre ¥5,000 et ¥10,000 (environ ₹2,800 à ₹5,600). Une consultation spécialisée peut coûter de ¥10,000 à ¥20,000 (environ ₹5,600 à ₹11,200), hors examens et actes médicaux. Une simple analyse de sang peut ajouter ¥10,000 à ¥15,000 (environ ₹5,600 à ₹8,400). Les séjours à l’hôpital sont nettement plus chers : une chambre partagée coûte environ ¥10,000 (environ ₹5,600) par nuit, tandis qu’une chambre individuelle peut dépasser ¥30,000 (environ ₹16,800) par nuit, sans compter les frais de traitement. Selon la gravité du cas, un traitement d’urgence peut facilement dépasser ¥500,000 (environ ₹280,000).
Paiement : La plupart des cliniques japonaises, surtout les plus petites, préfèrent les paiements en espèces ou n’acceptent que ce mode de règlement. Les grands hôpitaux acceptent plus souvent les cartes bancaires, mais il est toujours prudent d’avoir suffisamment d’argent liquide sur soi, par exemple ₹15,000-₹25,000 (¥20,000-¥50,000) pour une première consultation. Certains hôpitaux peuvent demander une avance de ¥10,000 à ¥30,000 (environ ₹5,600 à ₹16,800) lorsque le personnel chargé de la facturation n’est pas présent, notamment en dehors des heures d’ouverture ou les jours fériés.
Langue et interprètes
La barrière linguistique peut être une source d’inquiétude importante. Certains professionnels de santé des grandes villes parlent anglais, mais ce n’est pas systématique. De nombreux hôpitaux et cliniques proposent désormais des services d’interprétation à distance, par vidéo ou par téléphone, souvent gratuitement. Les interprètes médicaux professionnels sont formés pour transmettre avec précision des informations médicales complexes, ce qui est essentiel pour le diagnostic et le consentement éclairé. Des services comme l’AMDA International Medical Information Center et la JNTO Japan Visitor Hotline (050-3816-2787) peuvent vous aider à trouver des établissements médicaux anglophones ou à accéder à un service d’interprétation.
Mini étude de cas : Imaginez que vous visitiez Kyoto et que vous soyez pris de violentes douleurs à l’estomac. Vous appelez la JNTO Hotline, qui vous oriente vers un hôpital proche proposant un service d’interprétation en anglais. À votre arrivée, vous présentez votre passeport et les informations relatives à votre assurance voyage. Le personnel de l’hôpital organise un appel à trois avec un interprète médical, qui vous aide à expliquer vos symptômes au médecin. Après un examen et quelques analyses, on vous diagnostique une infection bénigne. Vous réglez en espèces la facture de ¥18,000 (environ ₹10,080), recevez une ordonnance et des instructions pour demander le remboursement à votre assurance voyage. Ce scénario montre l’importance d’avoir de l’argent liquide, une assurance et de savoir comment accéder à une aide linguistique.
Assurance voyage : votre protection financière
Pour les voyageurs indiens et bangladais, une assurance voyage solide n’est pas un simple conseil : c’est une nécessité. Elle constitue une protection financière contre les frais médicaux imprévus, qui peuvent être considérables pour les non-résidents.
Les garanties à rechercher
Lorsque vous choisissez une assurance voyage, vérifiez qu’elle couvre :
- Urgences médicales : Cela doit inclure les consultations, l’hospitalisation, la chirurgie et les traitements d’urgence. Recherchez des plafonds de garantie élevés, idéalement supérieurs à ¥5,000,000 (environ ₹28,00,000).
- Évacuation médicale : Dans les cas graves, vous pourriez devoir être transporté vers un établissement mieux équipé pour traiter votre problème, voire rapatrié dans votre pays. Sans assurance, cela peut coûter extrêmement cher.
- Maladies préexistantes : Si vous souffrez d’une maladie chronique, vérifiez qu’elle est couverte.
- Bagages et effets personnels perdus ou volés : Ce risque n’est pas médical, mais il s’agit d’un incident fréquent en voyage.
- Annulation ou interruption du voyage : Cette garantie couvre les événements imprévus qui pourraient vous contraindre à annuler ou à écourter votre séjour.
Certaines assurances haut de gamme proposent le « paiement sans avance de frais » ou la « facturation directe », l’assureur réglant directement l’hôpital et vous évitant d’avancer des sommes importantes. Tous les hôpitaux ne participent pas à ce dispositif, mais c’est une garantie intéressante à rechercher.
Effectuer une demande de remboursement
La procédure de remboursement comprend généralement les étapes suivantes :
- Consultez d’abord un médecin : Votre santé doit toujours rester prioritaire. Ne retardez pas les soins pour régler les questions d’assurance. En cas d’urgence, appelez le 119.
- Contactez votre assureur : Dès que possible, contactez votre compagnie d’assurance voyage. La plupart disposent de lignes d’assistance disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec un service en anglais. Elle pourra vous indiquer les établissements agréés et vous guider dans la procédure de remboursement.
- Conservez TOUS les documents : C’est l’étape la plus importante. Vous aurez besoin de :
- Un certificat médical en anglais indiquant le diagnostic, la date et la signature du médecin.
- Des reçus détaillés pour tous les services, traitements et médicaments.
- Les coordonnées de la clinique ou de l’hôpital ainsi que les cachets officiels.
- Un rapport de police si l’urgence est liée à un crime ou à un accident.
- Tous les échanges avec votre assureur.
- Les justificatifs de paiement des dépenses que vous avez réglées vous-même. De nombreuses cliniques japonaises délivrent par défaut leurs documents uniquement en japonais ; vous devrez donc parfois demander expressément une version anglaise. Certaines cliniques, plus habituées à accueillir des patients internationaux, peuvent les fournir.
- Payez d’abord, demandez le remboursement ensuite : Dans la plupart des cas, vous devrez régler vos frais médicaux sur place avant d’en demander le remboursement à votre assureur.
- Déposez rapidement votre demande : La plupart des assureurs imposent un délai pour déposer les demandes (par exemple, dans les 90 jours).
Erreurs à éviter :
- Être insuffisamment assuré : Choisir une police bon marché offrant une couverture minimale peut vous exposer à de lourdes dépenses.
- Ne pas lire les petites lignes : Comprenez les exclusions, notamment pour les activités d’aventure. Les assurances voyage liées aux cartes bancaires offrent souvent une couverture limitée et excluent les « activités à risque ».
- Négliger les documents : Sans certificat médical en anglais et reçus détaillés, votre demande peut être rejetée ou retardée.
- Supposer que la facturation directe est possible : Ne partez pas du principe que les hôpitaux factureront directement votre assureur à l’étranger ; soyez prêt à payer à l’avance.
Ambassades indienne et bangladaise : votre soutien consulaire
Vos ambassades respectives au Japon sont des ressources essentielles en cas de crise. Elles proposent toute une gamme de services consulaires, au-delà des demandes de visa. Elles représentent votre gouvernement et peuvent vous aider pour diverses situations, de la perte d’un passeport à l’obtention d’une aide financière d’urgence.
Ambassade de l’Inde au Japon
L’ambassade de l’Inde à Tokyo est votre principal interlocuteur pour l’assistance consulaire.
- Adresse : 2-2-11 Kudan Minami, Chiyoda-ku, Tokyo 102-0074, Japan.
- Téléphone : Les numéros dédiés aux demandes générales et aux services consulaires sont disponibles sur leur site officiel. En cas d’urgence, l’ambassade dispose généralement d’une ligne d’assistance dédiée disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, qu’il est conseillé de noter avant votre voyage. Consultez toujours le site officiel de l’Embassy of India in Tokyo pour connaître les coordonnées et numéros d’urgence les plus récents.
- Services :
- Documents de voyage d’urgence : Si votre passeport est perdu ou volé, l’ambassade peut délivrer un Emergency Certificate ou un nouveau passeport.
- Assistance consulaire : Conseils et soutien en cas d’arrestation, de détention ou d’accident grave.
- Rapatriement : Aide à l’organisation du retour en Inde dans les situations particulièrement difficiles.
- Conseils généraux : Informations sur les lois et les ressources locales.
Ambassade du Bangladesh au Japon
De même, l’ambassade du Bangladesh à Tokyo vient en aide aux citoyens bangladais.
- Adresse : 3-9-3, Minami Azabu, Minato-ku, Tokyo 106-0047, Japan.
- Téléphone : Les numéros dédiés aux demandes générales et aux services consulaires sont disponibles sur leur site officiel. Comme l’ambassade indienne, elle fournit généralement un contact d’urgence dédié aux situations urgentes. Vérifiez les coordonnées les plus récentes sur le site officiel de l’Embassy of Bangladesh in Tokyo.
- Services : À l’image de ceux de l’ambassade indienne, ils comprennent :
- La délivrance de permis de voyage ou de nouveaux passeports en situation d’urgence.
- L’assistance et la liaison avec les autorités locales en cas d’urgence.
- L’organisation du rapatriement si nécessaire.
- Des conseils et un soutien aux ressortissants bangladais.
Enregistrez toujours les numéros de téléphone généraux et d’urgence de votre ambassade dans votre téléphone, et conservez également une copie papier. Il est aussi judicieux de communiquer ces informations à un membre de votre famille resté au pays.
La marche à suivre en cas de perte de passeport pour les citoyens indiens et bangladais
Perdre son passeport pendant un voyage peut être un véritable cauchemar, mais avec un plan clair, vous pourrez gérer efficacement les démarches.
Étape 1 : Signaler la perte à la police locale (Koban)
Signalez immédiatement la perte ou le vol de votre passeport au commissariat ou au Koban (poste de police de quartier) le plus proche. Les agents du Koban sont généralement très serviables, même lorsque la communication est difficile, et peuvent vous aider à établir une déclaration d’objet perdu ou volé. Vous devrez obtenir un « Lost Property Report » (遺失物届, ishitsubutsu todoke) ou un « Stolen Property Report » (盗難届, tōnan todoke). Ce document est indispensable pour votre ambassade et pour toute demande de remboursement auprès de votre assurance. Pensez à conserver le numéro du rapport de police.
Étape 2 : Contacter votre ambassade
Une fois le rapport de police obtenu, contactez immédiatement l’ambassade de l’Inde ou du Bangladesh à Tokyo. Expliquez votre situation et suivez ses instructions. Elle vous indiquera les documents nécessaires pour obtenir un document de voyage d’urgence ou un nouveau passeport.
Étape 3 : Rassembler les documents nécessaires
Pour les ressortissants indiens, il faudra probablement fournir :
- Une copie de votre passeport perdu ou volé, si vous en avez une.
- Une preuve de nationalité indienne (par exemple, une carte Aadhar ou un permis de conduire).
- Un justificatif de votre itinéraire (billets d’avion, visa).
- Des photos d’identité au format passeport (vérifiez les exigences de l’ambassade).
- Le rapport de police japonais.
- Un formulaire de demande rempli pour un nouveau passeport ou un Emergency Certificate.
- Les frais applicables (par exemple, pour un Emergency Certificate : ~¥2,600, environ ₹1,456 ; pour un nouveau passeport, les frais seront plus élevés : consultez le site de l’ambassade).
Pour les ressortissants bangladais, des documents similaires seront nécessaires :
- Une copie de votre passeport perdu ou volé.
- Une preuve de nationalité bangladaise.
- L’itinéraire du voyage.
- Des photos d’identité au format passeport.
- Le rapport de police.
- Le formulaire de demande d’un document de voyage d’urgence ou d’un nouveau passeport.
- Les frais applicables.
Il est vivement recommandé de conserver des photocopies ou des copies numériques de votre passeport, de votre visa, de vos billets d’avion et de vos autres documents importants séparément des originaux. Cela accélérera considérablement la procédure.
Étape 4 : Déposer la demande et récupérer le document
Déposez votre demande et vos documents à l’ambassade. Un Emergency Certificate (EC) est généralement délivré plus rapidement qu’un passeport complet et vous permet de rentrer dans votre pays. Si vous souhaitez poursuivre votre voyage au Japon ou vous rendre dans un autre pays, vous aurez peut-être besoin d’un passeport complet, dont l’obtention prend plus de temps. Confirmez les délais de traitement et les modalités de retrait auprès de l’ambassade.
Équivalents de médicaments et règles applicables aux pharmacies
Acheter des médicaments et se rendre dans une pharmacie au Japon peut être délicat, notamment en raison de la réglementation stricte concernant certains produits courants. Il est essentiel de savoir ce que vous pouvez apporter et acheter.
Apporter des médicaments au Japon
Le Japon applique une législation très stricte sur les médicaments. Certains médicaments en vente libre (OTC) couramment utilisés en Inde ou au Bangladesh, notamment ceux contenant des stimulants comme la pseudoéphédrine (présente dans certains médicaments contre le rhume ou les allergies comme Actifed et Sudafed) ou de la codéine, sont interdits ou soumis à de fortes restrictions. Les introduire au Japon, même avec une ordonnance valide de votre pays, peut entraîner une arrestation et une peine d’emprisonnement.
- Médicaments OTC : Vous pouvez généralement apporter jusqu’à deux mois de traitement autorisé sans certificat d’importation (Yunyu Kakunin-sho).
- Médicaments sur ordonnance : Pour les médicaments prescrits, vous pouvez généralement apporter jusqu’à un mois de traitement. Vous devez avoir sur vous une copie de l’ordonnance ainsi qu’une lettre précisant l’usage du médicament, ses noms générique et commercial, son dosage et votre état de santé.
- Quantités plus importantes ou médicaments spécifiques : Si vous devez transporter plus d’un mois de traitement sur ordonnance, si votre médicament nécessite des seringues ou s’il appartient à une catégorie réglementée (comme les stupéfiants ou les psychotropes), vous devez demander un certificat d’importation (Yunyu Kakunin-sho) au Ministry of Health, Labour and Welfare (MHLW) avant votre départ. La procédure peut prendre plusieurs semaines ; faites donc votre demande suffisamment à l’avance.
- Vérifiez toujours : Le site du MHLW est la source de référence pour connaître la réglementation en vigueur. En cas de doute, écrivez à yakkan@mhlw.go.jp en indiquant les détails de votre médicament (principes actifs, nom, dosage, quantité) bien avant votre voyage.
Erreur à éviter : Ne supposez jamais qu’un médicament légal et courant en Inde ou au Bangladesh est autorisé au Japon. Vérifiez toujours les règles auprès du MHLW.
Acheter des médicaments au Japon : pharmacies et drogueries
Les pharmacies japonaises sont fiables, mais vous n’y trouverez pas de système de « renouvellement » comme dans certains pays ; pour un traitement à poursuivre, vous devrez obtenir une nouvelle ordonnance auprès d’un médecin japonais.
- Chaînes de drogueries : Les grandes chaînes comme Matsumoto Kiyoshi, Welcia, Tsuruha Drug et Sundrug sont omniprésentes, notamment près des gares et dans les centres commerciaux. Repérez le kanji 薬 (kusuri), qui signifie médicament.
- Équivalents en vente libre (OTC) :
- Douleurs/fièvre : Pour les maux de tête, les courbatures ou la fièvre, recherchez
Bufferin(à base d’aspirine),Tylenol(paracétamol) ouEve(ibuprofène).Eve A Tabletssont des antalgiques populaires à base d’ibuprofène. - Rhume/grippe :
Pabron Gold AetS-tac Neo EXsont des médicaments courants contre le rhume qui traitent plusieurs symptômes comme la fièvre, les maux de gorge et la toux. - Maux d’estomac/troubles digestifs :
Gaster 10contre les troubles gastriques,Stoppacontre la diarrhée etBiofermin(probiotiques) pour la santé intestinale sont largement disponibles. - Piqûres d’insectes : La pommade
Muhiest très populaire pour soulager les démangeaisons et les gonflements causés par les piqûres d’insectes.
- Douleurs/fièvre : Pour les maux de tête, les courbatures ou la fièvre, recherchez
- Catégories : Les médicaments OTC au Japon sont répartis en trois catégories. Les médicaments de classe 1 nécessitent une explication du pharmacien et sont souvent conservés derrière le comptoir. Ceux des classes 2 et 3 sont plus facilement accessibles.
- Sur ordonnance uniquement : De nombreux médicaments puissants, notamment les antibiotiques, nécessitent une ordonnance médicale. Vous devrez apporter celle-ci dans une pharmacie distincte pour obtenir vos médicaments.
- Restrictions alimentaires et médicaments : Si vous avez des restrictions alimentaires (végétarien/halal) et avez besoin de médicaments, signalez-le au pharmacien. La plupart des médicaments sont des composés chimiques, mais certaines gélules peuvent contenir de la gélatine. En cas de doute, demandez des comprimés ou une forme liquide.
Sécurité générale et incidents mineurs
Même si le Japon est extrêmement sûr, des incidents mineurs peuvent toujours se produire. Savoir les gérer calmement peut faire toute la différence.
Objets trouvés
Le système japonais des objets trouvés est remarquablement efficace. Si vous perdez quelque chose (téléphone, portefeuille, parapluie, voire un sac dans un train), il y a de fortes chances que l’objet vous soit rendu.
- Trains/bus : Contactez le personnel de la gare où vous avez perdu l’objet ou celui de la gare terminus de la ligne. JR et les compagnies ferroviaires privées disposent de leurs propres services des objets trouvés. (Imaginez une version plus organisée des objets trouvés de l’IRCTC, mais avec un taux de restitution bien supérieur.)
- Lieux publics : Pour les objets perdus dans des magasins, des restaurants ou dans la rue, signalez-les au Koban le plus proche. Les agents enregistreront votre déclaration et vous contacteront si l’objet est retrouvé.
- Hôtel : Si vous vous rendez compte de la perte après avoir quitté l’hôtel, contactez-le immédiatement.
Vols et petite délinquance
Bien que rares, les petits vols peuvent arriver.
- Signaler le vol à la police : Si vous êtes victime d’un vol, signalez-le immédiatement à la police en composant le 110 ou en vous rendant dans un Koban. Vous aurez besoin d’un rapport de police pour toute demande auprès de votre assurance.
- Restez vigilant : Même si le Japon est sûr, restez attentif à ce qui vous entoure dans les zones touristiques très fréquentées, notamment pendant les festivals ou aux heures de pointe, comme vous le feriez sur un marché animé de Delhi ou de Dhaka.
Catastrophes naturelles
Le Japon est exposé aux tremblements de terre et aux typhons.
- Tenez-vous informé : Votre hôtel vous fournira généralement des informations en cas de catastrophe naturelle. Suivez les actualités locales. La Japan National Tourism Organization (JNTO) propose des ressources et des informations en cas d’urgence, notamment une « Japan Visitor Hotline » (050-3816-2787) disponible en plusieurs langues.
- Tremblements de terre : Si un séisme se produit, gardez votre calme. Si vous êtes à l’intérieur, abritez-vous sous une table solide. Si vous êtes dehors, dirigez-vous vers un espace dégagé, loin des bâtiments.
- Typhons (Tsuyu) : Comme la mousson en Inde et au Bangladesh, le Japon connaît une saison des pluies (tsuyu) ainsi que des typhons. Suivez les bulletins météorologiques. Les transports publics peuvent être perturbés en cas de météo violente.
À retenir
- Mémorisez les numéros d’urgence : 110 pour la police, 119 pour les incendies/ambulances. Utilisez le #7119 pour les conseils médicaux sans urgence.
- Souscrivez une assurance voyage : Elle est indispensable pour couvrir les frais médicaux potentiellement élevés des touristes. Vérifiez qu’elle couvre les urgences médicales, l’évacuation et qu’elle prévoit une procédure de remboursement claire.
- Emportez vos documents essentiels : Conservez des copies physiques et numériques de votre passeport, de votre visa, de vos billets d’avion et des informations de votre assurance voyage, séparément des originaux.
- Notez les coordonnées de l’ambassade : Enregistrez les numéros d’urgence et les adresses de l’ambassade de l’Inde ou du Bangladesh à Tokyo.
- Comprenez la réglementation sur les médicaments : Consultez attentivement le site du MHLW japonais pour connaître les règles concernant l’introduction de médicaments personnels. Ne supposez PAS que les médicaments courants de votre pays sont autorisés.
- Ayez de l’argent liquide : De nombreuses cliniques préfèrent les paiements en espèces. Gardez suffisamment de yens japonais (¥) sur vous pour les premières consultations ou les avances.
- Une assistance linguistique est disponible : N’hésitez pas à demander un service d’interprétation à l’hôpital ou à utiliser des lignes d’assistance comme celle de la JNTO.
FAQ
Q. Quel est le coût approximatif d’une consultation aux urgences au Japon sans assurance ? R. Une consultation aux urgences au Japon sans assurance voyage peut facilement coûter plus de ¥40,000 (environ ₹22,400) pour un traitement de base, et potentiellement plusieurs centaines de milliers de yens dans les cas plus graves, puisque les touristes doivent payer 100% de la facture médicale.
Q. Puis-je choisir l’hôpital où l’ambulance m’emmènera au Japon ? R. Non, en général vous ne pouvez pas choisir votre hôpital. Le personnel de l’ambulance vous conduira vers le centre médical le plus proche et le mieux adapté, en fonction de vos symptômes, de votre état et de la situation.
Q. Les médicaments courants contre le rhume en provenance d’Inde ou du Bangladesh, notamment ceux contenant de la pseudoéphédrine, sont-ils autorisés au Japon ? R. Non, de nombreux médicaments courants contre le rhume et les allergies contenant des stimulants comme la pseudoéphédrine (par exemple dans Actifed et Sudafed) ou de la codéine sont strictement interdits au Japon, même avec une ordonnance étrangère. Consultez toujours le site du Ministry of Health, Labour and Welfare (MHLW) ou contactez-le par e-mail avant votre voyage.
Q. Puis-je obtenir les services d’un interprète médical dans les hôpitaux japonais ? R. Oui, de nombreux grands hôpitaux japonais, surtout dans les zones urbaines, proposent des services d’interprétation à distance par vidéo ou par téléphone, souvent gratuitement. Des services comme l’AMDA International Medical Information Center et la JNTO Japan Visitor Hotline peuvent également vous mettre en relation avec des interprètes ou des établissements médicaux anglophones.
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