
Les cinq lacs du Fuji en automne : deux jours et une nuit, et comment choisir où dormir
Dormez au bord du lac pour admirer le sommet alors que le ciel est encore violet, consacrez le deuxième jour à faire le tour des trois lacs occidentaux plus tranquilles et apprenez à répartir équitablement le prix de la chambre selon la catégorie d’hébergement.
12 août 2026·✍️ olablog·⏱ 22 min de lecture
Dormez au bord du lac pour admirer le sommet alors que le ciel est encore violet, consacrez le deuxième jour à faire le tour des trois lacs occidentaux plus tranquilles et apprenez à répartir équitablement le prix de la chambre selon la catégorie d’hébergement.
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Presque tous ceux qui visitent le mont Fuji à la journée connaissent cette situation : vous prenez un bus tôt le matin depuis Shinjuku, arrivez au lac Kawaguchi vers midi, descendez, levez les yeux… et voyez des nuages. Pas d’épais nuages d’orage, simplement une bande blanche paresseuse qui s’étire juste devant la partie de la montagne que vous êtes venu admirer. Vous vous promenez, buvez un café et attendez. À trois heures de l’après-midi, les nuages sont toujours là. À quatre heures et demie, vous devez retourner au terminal de bus, et la montagne se cache encore. De retour à Tokyo, vous consultez votre téléphone et découvrez que quelqu’un vient de publier une photo parfaitement nette du mont Fuji prise à six heures du matin.
C’est pourquoi cet article propose deux jours et une nuit plutôt qu’une excursion à la journée. En automne, l’air autour des cinq lacs du Fuji est plus froid et plus sec ; les chances de voir la montagne clairement sont donc bien plus élevées qu’en été. Mais elles se concentrent presque entièrement entre le moment où le ciel est encore violet et huit ou neuf heures du matin. Une fois le soleil levé, l’humidité s’élève des lacs et des forêts, et les nuages commencent à s’accumuler autour du sommet. Les visiteurs à la journée ne sont presque jamais présents pendant cette fenêtre idéale. Si vous passez la nuit sur place, il vous suffit d’ouvrir les rideaux.
Voici un itinéraire bien précis : passer le premier jour à l’est, à Kawaguchi ou Yamanaka, pour profiter des couleurs automnales et trouver un endroit agréable où dormir ; choisir un hébergement depuis lequel vous pouvez ouvrir la porte et voir la montagne ; vous lever tôt le lendemain matin pour profiter du meilleur moment ; puis consacrer le deuxième jour aux trois lacs occidentaux — Sai, Shoji et Motosu — où les visiteurs sont moins nombreux et les paysages beaucoup plus sauvages. J’y ajoute également ce qui me semble le plus utile pour beaucoup de voyageurs : comment répartir équitablement le prix de la chambre, car dans ce voyage, la dépense principale n’est pas le train, mais bien cette nuit d’hébergement.
Pourquoi l’automne est la meilleure saison pour passer la nuit sur place
L’automne réunit deux atouts autour des cinq lacs du Fuji. Le premier est le changement des couleurs : les feuilles rouges des érables, les ginkgos dorés et, sur la rive nord du lac Kawaguchi, les rangées de kochias qui passent du vert au bordeaux. Le second est la visibilité. L’air automnal contient moins d’humidité et la mousson du nord-ouest commence à arriver ; les jours dégagés, la montagne se détache alors avec une telle netteté qu’elle semble presque irréelle.
La période où les couleurs sont généralement les plus belles autour des lacs se situe entre la seconde moitié d’octobre et la mi-novembre, mais le calendrier varie considérablement selon l’altitude et d’une année à l’autre. Le lac Yamanaka se trouve à une altitude plus élevée, si bien que sa saison des feuillages arrive en général environ une semaine plus tôt qu’à Kawaguchi. Les événements consacrés aux couleurs automnales à Kawaguchiko ont habituellement lieu de début à mi-novembre et comprennent souvent des illuminations en soirée. Consultez toutefois le site officiel de la ville ou l’association touristique locale avant de fixer vos dates : le prix et l’affluence peuvent être complètement différents si vous réservez pendant un week-end très demandé.
Autre élément rarement pris en compte : il fait vraiment froid avant l’aube en automne. Si vous prévoyez d’être au bord du lac à cinq heures et demie du matin pour attendre que la première lumière atteigne le sommet, préparez-vous comme si vous passiez l’hiver à Tokyo. Les lacs se trouvent nettement au-dessus du niveau de la mer, le vent souffle directement sur l’eau et vous resterez immobile assez longtemps.
Quel lac choisir pour dormir : Kawaguchi ou Yamanaka
Cette décision façonne l’ensemble du voyage ; elle mérite donc d’être examinée en détail.
Lac Kawaguchi : pratique, animé et riche en possibilités
Kawaguchi possède les meilleures infrastructures touristiques des cinq lacs. La gare de Kawaguchiko est le terminus de la ligne Fujikyuko et le point d’arrivée de la plupart des bus express venant de Tokyo. Dès que vous descendez, vous êtes donc au cœur de l’activité. Autour du lac, l’offre couvre une large gamme de prix : maisons d’hôtes pour les voyageurs seuls, hôtels de gamme intermédiaire et ryokan haut de gamme avec onsen et vue directe sur la montagne. Des bus font régulièrement le tour du lac, ce qui permet de se déplacer sans voiture.
En contrepartie, Kawaguchi est très fréquenté. Les week-ends de la saison des feuillages, la rive nord peut être touchée par des embouteillages et les lieux de photographie les plus populaires peuvent voir les trépieds s’aligner les uns derrière les autres. Si vous recherchez le calme, c’est un véritable inconvénient.
Lac Yamanaka : spacieux, élevé et plus tranquille
Yamanaka est le plus grand des cinq lacs par sa superficie, et aussi le plus élevé. L’atmosphère y est complètement différente : les rives semblent dégagées, de longues portions de chemins se parcourent sans croiser de boutiques et, comme le lac est très vaste, l’eau reste souvent calme dans les criques abritées — des conditions idéales pour photographier le « Fuji à l’envers ».
Yamanaka est également souvent cité comme un bon endroit pour voir le soleil se coucher ou se lever directement au-dessus du sommet, généralement entre le milieu de l’automne et l’hiver, selon l’endroit où vous vous trouvez. L’horaire exact varie selon le point de vue ; si c’est la scène que vous recherchez, consultez le calendrier sur le site officiel du village de Yamanakako plutôt que de vous fier à un article généraliste.
Les inconvénients : les hébergements sont moins nombreux qu’à Kawaguchi, les transports en commun passent moins souvent et les matinées sont sensiblement plus froides.
Comment choisir simplement
Si c’est votre première visite dans la région, que vous utilisez les transports en commun et que vous souhaitez poursuivre le deuxième jour vers les trois lacs occidentaux, dormez à Kawaguchi. C’est beaucoup plus simple sur le plan logistique, puisque les bus pour Sai, Shoji et Motosu partent tous de la gare de Kawaguchiko.
Si vous conduisez, voyagez à deux et privilégiez la tranquillité et les belles photos au confort des déplacements, choisissez Yamanaka, puis traversez Kawaguchi en voiture pour rejoindre le versant ouest le deuxième jour. Cela ajoute environ trente à quarante minutes de route, mais vous profiterez d’une soirée et d’une matinée beaucoup plus agréables.
Jour 1 : Rejoindre le lac et profiter de la lumière de l’après-midi
Quand partir de Tokyo
Le bus express entre Shinjuku et la gare de Kawaguchiko met environ deux heures lorsque la circulation est fluide, mais le trajet peut être nettement plus long les week-ends de haute saison. C’est généralement l’option la moins chère et la plus simple, car vous n’avez pas besoin de changer de train. En train, prenez la ligne JR Chuo jusqu’à la gare d’Otsuki, puis changez pour la ligne Fujikyuko. Le trajet est légèrement plus lent, mais moins exposé aux embouteillages. La portion Fujikyuko, qui longe la ville tandis que la montagne apparaît progressivement derrière la fenêtre de droite, est particulièrement agréable.
Il n’est pas nécessaire de prendre le tout premier départ. Un bus en milieu de matinée convient parfaitement : arrivez en début d’après-midi, laissez vos bagages à votre hébergement ou dans une consigne de la gare, puis commencez la visite.
Après-midi : la rive nord du lac Kawaguchi
Passez l’après-midi sur la rive nord. C’est le côté qui offre une vue directe sur la montagne de l’autre côté du lac, et c’est aussi là que les plus beaux paysages automnaux sont concentrés. Oishi Park, sur la rive nord, possède des parterres de fleurs et des arbustes saisonniers ; depuis ce parc, le regard porte sur le lac et offre la composition la plus classique de la région. En marchant vers l’est le long de la rive, vous arriverez dans une zone bordée de nombreux érables, souvent illuminés pendant la saison des feuillages.
Si vous souhaitez prendre de la hauteur, le téléphérique menant à la plateforme d’observation du mont Tenjo, près du centre de Kawaguchiko, permet de cadrer le lac et la montagne sur une seule photo. Consultez le site officiel pour connaître l’heure de fin de service et le prix du billet, car les journées d’automne sont plus courtes et les horaires sont souvent adaptés selon la saison.
Un petit conseil concernant la lumière : environ une heure avant le coucher du soleil, le versant de la montagne tourné vers le lac commence à rosir. C’est le moment de s’arrêter plutôt que de continuer à se déplacer. N’essayez pas de caser une autre attraction dans ce créneau.
Soirée : retournez tôt à votre hébergement
Je tiens à insister sur ce point : retournez tôt à votre hébergement. Ce n’est pas un voyage consacré aux sorties dans les bars. La nuit tombe très vite autour des lacs et les restaurants ferment plus tôt que prévu, surtout en dehors du secteur de la gare. Rentrer tôt vous laisse le temps de profiter d’un onsen, de dîner correctement et, surtout, de dormir suffisamment pour vous lever à cinq heures du matin sans être épuisé.
Si votre hébergement propose un dîner de style kaiseki, les horaires de service sont généralement fixes et assez tôt dans la soirée. Renseignez-vous au moment de l’enregistrement.
Nuit et matin : la partie la plus précieuse du voyage
Comment réserver une chambre avec « vue sur le Fuji » sans être déçu
La mention « chambre face au mont Fuji » sur les sites de réservation est l’une des choses les plus faciles à mal comprendre. Vérifiez plusieurs éléments avant de cliquer sur Réserver :
- Demandez si vous pouvez voir la montagne depuis l’intérieur de la chambre, ou seulement depuis un espace commun comme le hall, un onsen extérieur ou la terrasse sur le toit. La différence de prix peut être importante, et de nombreux établissements emploient volontairement des formulations vagues.
- Recherchez des photos prises depuis la fenêtre de la chambre, et non des photos génériques des paysages environnants.
- L’étage et l’orientation de la fenêtre comptent davantage que la catégorie de la chambre. Une chambre standard située à un étage élevé et orientée dans la bonne direction est souvent bien meilleure qu’une grande chambre à un étage inférieur, avec des arbres qui bloquent la vue.
- Si le ryokan possède un onsen extérieur donnant sur la montagne, demandez à quel moment les espaces de bain pour hommes et pour femmes sont inversés. De nombreux établissements les changent tard dans la nuit ; si vous souhaitez vous baigner à l’aube avec une belle vue, vous devez le savoir à l’avance.
- Réservez tôt. Les week-ends de la saison des couleurs automnales sont parmi les périodes qui affichent complet le plus rapidement de l’année.
À quelle heure faut-il se lever ?
La règle est simple : soyez dehors environ quarante minutes avant le lever du soleil. Ici, en automne, le soleil se lève vers six heures du matin, avec de légères variations selon le mois ; vérifiez donc l’heure du lever du soleil à votre date précise et remontez le temps.
La période qui précède le lever du soleil est en réalité la plus belle : le ciel passe du bleu profond au violet puis à l’orange, le lac reste aussi lisse qu’un miroir avant que le vent ne se lève et la montagne apparaît sous la forme d’une silhouette parfaitement nette. Puis, lorsque les premiers rayons touchent le sommet, la neige se teinte de rose pendant quelques minutes avant que la lumière ne descende le long de la montagne. Ces quelques minutes sont la raison même de payer une nuit sur place.
Prenez une veste épaisse, des gants et, si possible, un thermos d’eau chaude. Emportez également un petit chiffon pour essuyer votre objectif, car la condensation se forme rapidement.
Si le brouillard est épais ce matin-là, ne partez pas immédiatement. Le brouillard autour des lacs se dissipe souvent par couches, et il arrive que la montagne n’apparaisse qu’après sept heures, lorsque la brume basse se retire. Rester une heure de plus et prendre un café à votre hébergement est souvent la meilleure décision.
Jour 2 : Les trois lacs occidentaux
C’est la partie que la plupart des visiteurs à la journée n’atteignent jamais, et aussi celle qui justifie vraiment l’itinéraire de deux jours. Les trois lacs de Sai, Shoji et Motosu se trouvent côte à côte à l’ouest, séparés par la forêt d’Aokigahara. Les paysages y sont beaucoup plus sauvages, avec bien moins de boutiques et de restaurants.
Comment se déplacer
En voiture, c’est simple : une route principale relie les trois lacs et vous pouvez parcourir tout l’itinéraire en un peu plus d’une heure, sans compter les arrêts. En réalité, vous vous arrêterez constamment.
Sans voiture, utilisez le réseau de bus touristiques au départ de la gare de Kawaguchiko : une ligne fait le tour de la région de Saiko, tandis qu’une ligne plus longue continue vers Shojiko et Motosuko. Les services sont beaucoup moins fréquents que les bus autour du lac Kawaguchi ; prenez donc une photo des horaires dès votre arrivée à la gare et organisez votre journée autour de quelques départs essentiels. Les pass à la journée pour ces lignes sont généralement vendus au guichet de la gare. Consultez le site officiel de la compagnie de bus pour connaître le pass et le prix précis, car ils changent selon la saison.
Lac Sai
Le lac Sai est calme et étroit, blotti entre des collines boisées ; les couleurs automnales y forment donc une étendue continue plutôt que quelques arbres isolés. Le principal lieu à visiter est le village aux toits de chaume reconstruit sur la rive nord-ouest : des maisons de style ancien rebâties avec des toits de chaume, qui abritent aujourd’hui de petits ateliers d’artisanat. En vous retournant depuis le village, vous pourrez voir la montagne se dresser au loin si le ciel est dégagé. En semaine, en automne, l’endroit est agréablement paisible.
Il existe également une plateforme d’observation en hauteur entre le lac Sai et la forêt, accessible par une montée courte mais raide. Elle offre une vue sur une mer d’arbres avec la montagne au loin. Si vos jambes sont encore en forme après votre réveil matinal, l’effort en vaut largement la peine.
Lac Shoji
Shoji est le plus petit des cinq lacs, et aussi celui qui possède, à mes yeux, l’atmosphère la plus étrange : petit, immobile et presque entièrement dépourvu de tout, à l’exception de quelques vieilles auberges et de la surface de l’eau. Depuis la rive nord, les photographes apprécient une composition célèbre : une colline basse se trouve directement devant la montagne, donnant l’impression qu’une montagne plus petite est nichée dans sa montagne mère.
Vous n’avez pas besoin d’y rester longtemps. Mais quinze minutes de calme au bord du lac Shoji, un matin d’automne où il n’y a personne, vous laisseront un souvenir bien plus durable que de nombreux sites beaucoup plus célèbres.
Lac Motosu
Motosu est le lac le plus profond, avec une eau d’un bleu si sombre qu’elle ressemble à de l’encre. C’est aussi le lac représenté sur le billet de ¥1,000 : sortez-en un et comparez, la composition est presque identique. Le point de vue exact de l’image originale se trouve sur un col au-dessus du lac, accessible après une assez longue montée à pied. Le sentier n’est pas particulièrement difficile, mais il faut de bonnes chaussures et prévoir suffisamment de temps pour l’aller-retour, surtout en automne, lorsque la nuit tombe tôt.
Si vous ne souhaitez pas faire de randonnée, la rive du lac offre tout de même de très beaux points de vue, notamment le long de la rive sud-est, où se trouve un camping. L’eau bleu profond, les arbres dorés et la montagne blanche au loin forment une composition complète, sans avoir besoin d’aller plus loin.
Le trajet du retour
Organisez votre journée en fonction du dernier bus. La lumière de fin d’après-midi à l’ouest est magnifique, mais les bus sont peu fréquents et vous ne voulez pas vous retrouver debout à un arrêt désert après la tombée de la nuit. Si vous utilisez les transports en commun, revenez à la gare de Kawaguchiko avant la nuit et prenez un bus express pour Tokyo : les départs de fin d’après-midi et de soirée vous offrent généralement plusieurs possibilités.
Répartir le budget de la chambre selon la catégorie d’hébergement
C’est un voyage où une seule nuit d’hébergement peut représenter plus de la moitié du coût total ; il vaut donc la peine de faire soigneusement les calculs. Les montants ci-dessous sont des estimations approximatives pour une nuit et peuvent varier considérablement selon le jour de la semaine et la haute saison : un week-end de couleurs automnales peut coûter une fois et demie à deux fois plus cher qu’un jour de semaine. Vérifiez le prix réel sur le site de l’établissement ou les plateformes de réservation pour les dates souhaitées.
Catégorie économique
Maisons d’hôtes, auberges de jeunesse, dortoirs ou hôtels économiques près de la gare de Kawaguchiko. Comptez généralement quelques milliers de yens jusqu’à environ ¥10,000 par personne et par nuit, le plus souvent sans repas.
Cette catégorie n’offre pas de vue sur la montagne depuis la chambre, et c’est le principal point à prendre en compte. Mais si vous logez près de la rive, il est tout à fait possible de vous lever tôt et de marcher jusqu’à l’eau pour le lever du soleil — vous passerez simplement quinze minutes supplémentaires à marcher dans le froid. Pour les voyageurs seuls ou les groupes de jeunes amis, c’est l’option la plus raisonnable : consacrez l’argent économisé aux repas et aux transports du deuxième jour.
Catégorie intermédiaire
Hôtels au bord du lac ou ryokan de taille moyenne proposant des chambres avec lits jumeaux ou un lit double, généralement avec le petit-déjeuner et parfois le dîner, ainsi qu’un bain commun alimenté par une source thermale. Une fourchette allant de plus de ¥10,000 à plus de ¥20,000 par personne et par nuit est courante.
C’est le meilleur compromis pour la plupart des voyageurs. À ce niveau de prix, vous pouvez souvent choisir une véritable chambre orientée vers la montagne, et l’établissement dispose généralement d’un espace de bain commun donnant sur le lac. Conseil : choisissez un endroit qui sert le petit-déjeuner tôt, car en automne vous voudrez manger après être revenu du lever du soleil plutôt que sauter le repas.
Catégorie ryokan avec vue sur la montagne
Ryokan traditionnels proposant un dîner kaiseki composé de plusieurs plats, de spacieuses chambres avec tatami et l’équipement le plus coûteux de tous : un bain privé en plein air sur le balcon, directement orienté vers la montagne. Les prix commencent autour de ¥20,000-something par personne et par nuit, tandis que les meilleures chambres des établissements réputés coûtent considérablement plus cher.
Est-ce que cela en vaut la peine ? S’il s’agit d’une occasion spéciale — un anniversaire important, un anniversaire tout court ou votre première visite au Japon avec votre famille venue du Vietnam — oui. Vous n’achetez pas seulement un endroit où dormir ; vous achetez la possibilité de vous immerger dans une eau chaude à cinq heures et demie du matin, tandis que le ciel s’éclaircit et que la montagne apparaît juste devant vous, sans avoir à partager ce moment avec qui que ce soit. Pour une seule nuit, la différence avec la catégorie intermédiaire reste souvent inférieure au prix du billet d’avion pour l’ensemble du voyage.
Quelques principes pour répartir les coûts
- Mettez l’argent dans une seule nuit. Puisque vous ne restez qu’une nuit, choisissez une chambre d’une catégorie supérieure à celle que vous prendriez habituellement et compensez avec un déjeuner simple. La différence d’expérience est très sensible.
- Les jours de semaine sont beaucoup moins chers. Venez un mardi ou un mercredi pendant la saison des couleurs automnales : vous pourrez peut-être séjourner dans une catégorie supérieure au même prix qu’un week-end, avec beaucoup moins de monde autour de vous.
- Lisez attentivement la politique concernant les repas. Les tarifs des ryokan sont souvent calculés par personne et incluent deux repas. Lorsque vous les comparez avec un hôtel facturant la chambre sans repas, ramenez tous les prix à la même base avant de décider lequel est réellement le moins cher.
- Louez une maison entière pour les grands groupes. À partir de quatre personnes, une maison de location autour du lac peut revenir moins cher par personne qu’un hôtel, tout en vous offrant une cuisine et une pièce à vivre commune.
- Réservez tôt avec une date d’annulation tardive. Choisissez une chambre avec annulation gratuite jusqu’à une date proche du départ et réservez tôt. La météo automnale est imprévisible, et vous aurez intérêt à conserver plusieurs options.
Erreurs fréquentes
Vouloir caser trop de lieux dans le premier jour. Vous n’avez pas besoin de visiter tous les musées autour du lac Kawaguchi. Ce voyage s’articule autour de deux moments — la lumière de l’après-midi du premier jour et le lever du soleil du deuxième — et tout le reste est secondaire.
Ne pas vérifier les horaires des bus vers l’ouest. C’est l’erreur pratique la plus susceptible de gâcher le deuxième jour. Les bus pour Shoji et Motosu sont peu fréquents, et en manquer un peut entraîner une très longue attente.
Ne pas s’habiller assez chaudement le matin. Les températures avant l’aube autour des lacs sont nettement plus basses qu’à Tokyo, et certaines matinées approchent du gel. Si vous restez immobile dans le vent du bord du lac avec des vêtements légers, vous abandonnerez avant que la montagne n’apparaisse.
Réserver trop près de la date du voyage. Les week-ends de couleurs automnales, les hébergements offrant de belles vues à des prix raisonnables disparaissent plusieurs mois à l’avance.
Foire aux questions
Quelle est la meilleure période pour visiter les cinq lacs du Fuji en automne ? En général, de la fin octobre à la mi-novembre, même si le calendrier varie selon l’altitude et d’une année à l’autre. Les lacs situés en altitude, comme Yamanaka, changent généralement de couleur plus tôt. Avant d’arrêter vos dates, consultez les prévisions concernant les couleurs et les annonces publiées sur les sites officiels des autorités locales.
Puis-je suivre cet itinéraire sans voiture ? Oui, si vous séjournez à Kawaguchi. Le premier jour peut se faire entièrement en bus autour du lac, et le deuxième en bus touristique vers les lacs occidentaux. À condition de respecter scrupuleusement les horaires. Si vous séjournez à Yamanaka sans voiture, le deuxième jour vous obligera à revenir beaucoup plus souvent sur vos pas.
Que faire s’il y a du brouillard à mon réveil ? N’abandonnez pas immédiatement. Le brouillard autour des lacs se dissipe souvent par couches et la montagne peut apparaître plus tard que prévu. Si elle est encore complètement masquée en milieu de matinée, changez vos plans : par temps brumeux, les forêts et les lacs occidentaux sont magnifiques d’une autre manière, et le village aux toits de chaume près du lac Sai ne dépend pas de la visibilité de la montagne.
Dois-je absolument séjourner dans un ryokan ? Non. La qualité du voyage dépend de votre présence au bord du lac au lever du soleil, et non de l’endroit où vous dormez. Une maison d’hôtes située à dix minutes à pied de l’eau peut tout de même vous offrir ce moment précis. Un ryokan sublime l’expérience, mais ce n’est pas une obligation.
Comment adapter l’itinéraire avec de jeunes enfants ou des personnes âgées ? Évitez la montée du col surplombant le lac Motosu et la plateforme d’observation en hauteur près du lac Sai. Passez plutôt davantage de temps au bord du lac et dans le village aux toits de chaume ; ces deux lieux sont relativement plats et faciles à parcourir. Choisissez un hébergement avec une chambre offrant une vue sur la montagne afin que les voyageurs plus âgés n’aient pas à sortir pendant le moment le plus froid de la journée.
Devrais-je rester deux nuits ? Si votre emploi du temps le permet, c’est vivement recommandé. Une deuxième nuit vous donne une nouvelle chance de bénéficier d’une météo favorable le matin, qui constitue la principale variable de tout le voyage. Une répartition judicieuse consiste à passer la première nuit à Kawaguchi ou Yamanaka, puis la seconde sur le versant ouest, près de Shoji ou Motosu, afin de pouvoir vous tenir au bord d’un lac paisible le dernier matin.
Combien coûte l’ensemble du voyage ? La catégorie de la chambre est le principal facteur. Les billets de bus aller-retour depuis Tokyo et les transports locaux représentent généralement une petite partie du coût par rapport à l’hébergement. Pour obtenir une estimation rapide, prenez le prix de la chambre choisie pour une nuit et ajoutez environ le même montant pour l’ensemble des transports et de la nourriture pendant deux jours. Vous obtiendrez un chiffre assez proche de la réalité. Vérifiez directement les prix réels, car ils peuvent varier considérablement selon la date.
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