
Le guide du Japon du chaï pour les amateurs de thé
Découvrez la scène du thé au Japon, du Royal Milk Tea des konbini au matcha traditionnel, avec le regard d’un amateur de chaï sur les saveurs, les prix et les options halal.
10 juil. 2026·✍️ olablog·⏱ 20 min de lecture
Découvrez la scène du thé au Japon, du Royal Milk Tea des konbini au matcha traditionnel, avec le regard d’un amateur de chaï sur les saveurs, les prix et les options halal.
Pour beaucoup de personnes originaires d’Inde ou du Bangladesh, la journée ne commence vraiment qu’après avoir savouré une tasse fumante de chaï, riche en lait et parfumée aux épices. En préparant votre voyage au Japon, vous vous demandez peut-être comment vos rituels liés au thé s’y adapteront. Retrouverez-vous un réconfort familier, ou la diversité de la culture japonaise du thé vous fera-t-elle découvrir des univers gustatifs totalement nouveaux ? Ce guide s’adresse à vous, amateur averti de chaï, prêt à explorer le paysage du thé au Japon : du thé au lait omniprésent dans les distributeurs automatiques à l’art paisible du matcha fouetté, sans oublier votre budget et vos préférences alimentaires. Comptez aussi peu que ¥130 (environ ₹73) pour une bouteille de thé pratique, ou plongez dans une cérémonie traditionnelle à plus de ¥3,000 (environ ₹1,680).
Le rayon thé des konbini : décoder votre boisson quotidienne
Entrer dans un commerce de proximité japonais, ou konbini – imaginez une version ultra-efficace et plus propre d’une épicerie de quartier, mais ouverte 24 h/24 et 7 j/7 – est déjà une expérience en soi. Les rayons de boissons offrent un kaléidoscope de possibilités, et la sélection de thés est particulièrement vaste. Contrairement à de nombreuses régions d’Asie du Sud, où le mot « thé » désigne presque toujours une boisson lactée et sucrée, au Japon, « ocha » (thé) désigne principalement le thé vert, souvent non sucré.
Vous découvrirez une impressionnante variété de thés verts en bouteille : Sencha, Hojicha, Genmaicha et bien d’autres. Des marques comme « Oi Ocha » d’Ito En ou « Nama-Cha » de Kirin sont des incontournables. Ils sont généralement non sucrés et offrent une saveur rafraîchissante, parfois légèrement amère ou herbacée, qui pourrait agréablement vous surprendre. Une bouteille de 500ml coûte habituellement entre ¥100 et ¥180 (environ ₹56-₹100). Si vous êtes habitué aux saveurs intenses du thé noir, cherchez le « Kocha » (紅茶), qui signifie thé noir. Moins courant que le thé vert, il existe tout de même en bouteille, parfois nature, parfois avec du lait ou une pointe de sucre.
Au-delà des thés verts et noirs, vous trouverez également le Mugicha (thé d’orge), une infusion d’orge grillée très populaire et sans caféine, particulièrement désaltérante lorsqu’elle est servie fraîche pendant les étés humides du Japon – un peu comme une boisson fraîche après une averse de mousson. Autre grand classique : l’Oolongcha, un thé partiellement oxydé dont le profil aromatique se situe entre le thé vert et le thé noir. La plupart de ces thés en bouteille sont végétariens et généralement halal, car ils ne contiennent habituellement que des feuilles de thé et de l’eau. Vérifiez toutefois toujours les étiquettes, surtout en présence d’arômes ou d’édulcorants ajoutés, si vous avez des exigences alimentaires strictes.
Royal Milk Tea : dilemme ou bonheur pour les amateurs de chaï ?
Pour beaucoup, l’expression « milk tea » au Japon évoque immédiatement le « Royal Milk Tea ». Cette boisson populaire, introduite à l’origine par Lipton Japan en 1965, occupe une place particulière dans la culture japonaise. On la trouve chaude ou froide dans les cafés, les distributeurs automatiques et les konbini. Mais comment se compare-t-elle à votre masala chai préféré ?
Le Royal Milk Tea est généralement préparé en faisant mijoter directement un thé noir corsé (souvent de l’Assam ou du Darjeeling) dans une proportion de lait assez élevée, parfois avec une petite quantité d’eau, puis en ajoutant du sucre ou un édulcorant neutre comme le sirop de gomme. Le résultat est une boisson riche, crémeuse et sucrée. La principale différence avec le masala chai tient aux épices. Alors que le masala chai se définit par son mélange parfumé de cardamome, gingembre, clous de girofle, cannelle et poivre noir, le Royal Milk Tea en est généralement dépourvu. Il propose une saveur pure de thé noir lacté, douce et réconfortante, mais sans la chaleur épicée à laquelle vous êtes peut-être habitué. Imaginez un thé noir très lacté et sucré, proche d’un simple doodh patti, mais sans la longue ébullition lente qui permet d’extraire toute la profondeur du thé ni les épices essentielles.
Lorsque vous achetez du Royal Milk Tea en bouteille ou en canette, sachez que sa teneur en sucre peut être assez élevée. Des marques populaires comme le Kirin Afternoon Tea Milk Tea sont largement disponibles et offrent une solution pratique. Si vous êtes attentif au taux de sucre, recherchez les versions « unsweetened » ou « low sugar », même si elles sont moins courantes pour le Royal Milk Tea. Du point de vue végétarien et halal, la plupart des Royal Milk Tea (en particulier ceux en bouteille) sont généralement sans problème, puisqu’ils contiennent principalement du thé noir, du lait et du sucre. Vérifiez cependant toujours la liste des ingrédients pour repérer d’éventuels additifs inattendus ou dérivés de l’alcool, notamment dans les versions servies au café, où des sirops aromatisés peuvent être utilisés. Une canette classique de Royal Milk Tea coûte environ ¥150-¥250 (environ ₹84-₹140).
Au-delà de la bouteille : à la découverte des thés verts japonais traditionnels
Les thés des supérettes sont providentiels pour se désaltérer, mais approfondir sa découverte de la culture japonaise du thé implique d’explorer ses thés verts traditionnels, bien plus variés et subtils que vous ne l’imaginez peut-être. Ils se dégustent généralement chauds, infusés à partir de feuilles en vrac et presque toujours sans sucre, afin de laisser s’exprimer leurs arômes naturels.
Sencha (煎茶) : C’est le thé vert le plus courant et le plus consommé au Japon. Son profil aromatique est équilibré, souvent décrit comme frais, herbacé et légèrement astringent. Il est étuvé immédiatement après la récolte afin d’empêcher l’oxydation, ce qui lui donne sa couleur verte éclatante et son goût frais caractéristiques. Vous le trouverez servi dans de nombreux restaurants japonais traditionnels et pourrez facilement acheter des feuilles de qualité dans les boutiques de thé ou les supermarchés. À la maison, il se prépare avec de l’eau chaude (mais non bouillante) et une infusion courte.
Hojicha (ほうじ茶) : Le Hojicha est un thé vert torréfié à haute température. Cette torréfaction lui confère une couleur brun-rouge distinctive et des saveurs chaudes, grillées et légèrement caramélisées, avec très peu d’amertume et de caféine. Il est particulièrement réconfortant après un repas et est souvent servi dans les foyers japonais. Si les notes herbacées du Sencha vous semblent trop prononcées, le Hojicha pourrait être votre porte d’entrée vers le thé vert japonais.
Genmaicha (玄米茶) : Ce thé est un délicieux mélange de thé vert (souvent du Sencha ou du Bancha) et de riz complet grillé. Le riz soufflé et torréfié apporte un arôme et une saveur chauds, toastés et légèrement noisettés, pour une boisson réconfortante et originale. Il contient également moins de caféine qu’un thé vert pur, ce qui en fait une bonne option pour le soir. Le spectacle des grains de riz mêlés aux feuilles de thé vert est lui aussi très séduisant.
Vous pouvez acheter ces thés en feuilles dans des boutiques spécialisées (comme Ippodo Tea Co. ou Lupicia), les rayons alimentaires des grands magasins et même certains supermarchés. Un paquet de 100g de Sencha ou de Hojicha de qualité peut coûter de ¥800 à ¥2,000 (environ ₹448-₹1,120), selon le grade. Les préparer dans votre hébergement, s’il dispose d’une bouilloire, peut être une agréable façon de vous détendre, à la manière d’une théière de chaï fraîchement préparée après une longue journée. Sous leur forme pure, ces thés sont naturellement végétariens et halal.
L’étiquette et l’expérience du matcha : bien plus qu’une boisson
Le matcha, ce thé en poudre d’un vert éclatant, est sans doute le thé japonais le plus emblématique. Il est profondément lié à la cérémonie traditionnelle du thé (Chado ou Sado). Pour un amateur de chaï, l’intensité et les notes uniques d’umami (savoureuses, presque proches du bouillon) du matcha cérémoniel seront une découverte fascinante, très différente de tout ce que vous avez pu goûter auparavant.
Une cérémonie traditionnelle du thé est une expérience culturelle profonde, fondée sur l’harmonie, le respect, la pureté et la tranquillité. Il s’agit d’un rituel méditatif où chaque geste, du fouettage du thé à la présentation des douceurs, est précis et symbolique. Inutile de vous inquiéter si vous ne mémorisez pas toutes les étapes : de nombreuses expériences de cérémonie, notamment celles destinées aux touristes dans des villes comme Kyoto et Tokyo, proposent des explications et un accompagnement en anglais. On vous indiquera notamment comment recevoir correctement le bol de thé (chawan), le faire pivoter deux fois dans le sens des aiguilles d’une montre avant de boire et en apprécier la beauté.
À quoi s’attendre et comment participer :
- Arrivée et tenue : La ponctualité est essentielle. Vous devrez généralement retirer vos chaussures avant d’entrer dans la salle de thé ; portez donc des chaussettes propres. Une tenue sobre est recommandée. Évitez les parfums puissants qui pourraient masquer les arômes délicats.
- Wagashi (douceurs japonaises) : Avant de servir le matcha, on vous proposera généralement des wagashi, des douceurs japonaises traditionnelles. Ces confiseries délicates, souvent façonnées avec beaucoup d’art, sont conçues pour équilibrer la légère amertume du matcha. De nombreux wagashi sont végétaux, préparés avec des ingrédients comme la farine de riz gluant (mochigome), la pâte de haricots rouges (anko) et l’agar-agar, ce qui les rend naturellement végétariens et souvent halal. Vérifiez toujours s’ils contiennent du mirin (vin de riz doux) ou de la gélatine si vous devez respecter des exigences halal strictes. Des établissements comme Suzuki à Tokyo sont réputés pour leurs douceurs japonaises traditionnelles, dont certaines conviennent aux musulmans et aux végétariens.
- Le matcha : L’hôte prépare le matcha en fouettant la poudre de thé vert avec de l’eau chaude à l’aide d’un fouet en bambou (chasen), jusqu’à obtenir un liquide vert vif et mousseux.
- Prix et réservation : Une cérémonie du thé collective classique coûte généralement de ¥3,000 à ¥5,000 (environ ₹1,680-₹2,800) pour une session de 45-70 minutes. Les expériences plus élaborées, comprenant parfois la location d’un kimono, peuvent coûter ¥7,000-¥13,000 (environ ₹3,920-₹7,280). Il est vivement conseillé de réserver à l’avance, surtout pendant les périodes de forte affluence touristique, via les sites officiels ou des plateformes de réservation réputées. Les cérémonies formelles acceptent rarement les visiteurs sans réservation.
Le matcha au-delà de la cérémonie : Pas besoin de participer à une cérémonie formelle pour apprécier le matcha. Les matcha lattes sont extrêmement populaires et se trouvent dans les cafés de tout le Japon, de Starbucks aux petites boutiques indépendantes. Ils sont généralement sucrés et préparés avec du lait (lait de vache ou options végétales comme le lait d’avoine ou de soja, de plus en plus disponibles). Même si ce n’est pas traditionnel, un matcha latte peut être une façon délicieuse et accessible de découvrir cette saveur. Sachez simplement que les matcha lattes de café peuvent être très sucrés en comparaison du matcha cérémoniel.
Erreurs à éviter :
- Se presser : La cérémonie du thé repose sur une appréciation attentive. Prenez votre temps.
- Toucher les ustensiles : Ne touchez pas aux ustensiles sans autorisation.
- Boire sur la face avant : Après avoir fait pivoter le bol, évitez de boire du côté « avant » (celui qui fait face à l’hôte ou qui est le plus décoré), par respect.
- Négliger les douceurs : Mangez votre wagashi avant le matcha afin de préparer votre palais à l’amertume du thé.
À la recherche de votre dose d’épices : trouve-t-on du vrai chaï au Japon ?
Après plusieurs jours à vous rafraîchir avec du thé vert et à savourer le Royal Milk Tea crémeux, vos papilles pourraient commencer à réclamer l’étreinte familière d’un véritable masala chai. Bien qu’il ne soit pas aussi omniprésent qu’en Inde ou au Bangladesh, il est tout à fait possible de trouver du chaï épicé authentique au Japon, notamment dans les grandes villes comme Tokyo, Kyoto et Osaka. Il faudra chercher un peu, mais la récompense sera une réconfortante saveur de chez vous.
Le mieux est de vous tourner vers les cafés spécialisés dans le chaï, les restaurants indiens ou les cafés axés sur les boissons internationales. Ces établissements savent faire la différence entre un simple thé au lait et un chaï corsé et épicé.
Où chercher :
- Cafés spécialisés dans le chaï : Tokyo, par exemple, compte un nombre croissant de boutiques dédiées au chaï. Des adresses comme Cafe Moksha Chai à Nakameguro (Tokyo) sont vivement recommandées pour leur chaï parfumé aux épices, souvent préparé avec un mélange de gingembre, cannelle, cardamome, clous de girofle et poivre noir. Elles proposent même des variantes originales comme le chaï cola ou le kakigori épicé (glace pilée). Chai Break, près du parc d’Inokashira (Tokyo), est une autre excellente adresse, connue pour son traditionnel « thé au lait bouilli » à l’indienne, riche en feuilles de thé et doté d’un bel équilibre d’épices. uRn.chAi&TeA à Ebisu (Tokyo) propose également un chaï authentique aux riches arômes épicés. Ces cafés ont souvent une atmosphère chaleureuse et internationale et peuvent proposer des menus en anglais, ce qui en fait des lieux accueillants.
- Restaurants indiens ou sud-asiatiques : De nombreux restaurants indiens ou sud-asiatiques, en particulier ceux qui s’adressent à la communauté expatriée, proposent du masala chai à leur carte. La qualité peut varier, mais c’est une option fiable pour déguster une boisson épicée. Privilégiez les petits établissements familiaux plutôt que les grandes enseignes génériques pour une expérience plus authentique.
- Cafés internationaux : Certaines grandes chaînes de cafés internationales ou certains cafés indépendants proposant une carte cosmopolite servent un « chai latte ». Attention : ces « chai lattes » peuvent être trop sucrés et manquer de profondeur, car ils sont souvent préparés à partir d’un sirop plutôt qu’avec des épices fraîchement infusées. Demandez toujours s’il est préparé avec de vraies épices ou avec un concentré.
Prix : Une tasse de chaï épicé authentique dans un café spécialisé coûte environ ¥500-¥800 (environ ₹280-₹448), un prix comparable à celui des cafés de spécialité au Japon. C’est un peu plus cher qu’une boisson de konbini, mais le goût de chez vous en vaut la peine.
Végétarisme et halal : La plupart des chaïs, puisqu’ils sont préparés à base de lait, sont végétariens. Pour les questions de halal, vérifiez qu’aucun alcool ni arôme non halal n’est utilisé, surtout dans les cafés qui expérimentent des recettes originales. En général, le chaï indien traditionnel repose sur des épices naturelles et du lait, ce qui en fait un choix sûr.
Thé et douceurs : associer les snacks japonais à votre boisson
Tout comme le chaï accompagne merveilleusement les samosas ou les pakoras, les thés japonais ont leurs partenaires idéaux. Explorer ces associations est une délicieuse façon de découvrir la culture culinaire japonaise, en tenant compte notamment des préférences végétariennes et halal.
Wagashi : Comme indiqué pour le matcha, les wagashi sont des douceurs japonaises traditionnelles conçues pour accompagner le thé. Souvent magnifiques et inspirées par les saisons, elles sont préparées avec des ingrédients végétaux comme la pâte de haricots rouges (anko), le riz gluant (mochi) et l’agar-agar. Beaucoup de wagashi sont donc naturellement végétariens et souvent halal. Recherchez les daifuku (mochi fourrés à l’anko), les dango (boulettes de riz en brochette) ou le yokan (pâte de haricots rouges gélifiée). Demandez toujours si du mirin (vin de riz) entre dans la composition d’un wagashi, car il peut parfois être utilisé. Des établissements comme Suzuki à Tokyo proposent des douceurs japonaises traditionnelles végétariennes et adaptées aux musulmans.
Senbei (biscuits de riz) : Pour une touche salée et croustillante, les senbei sont un excellent choix, notamment avec des thés verts non sucrés comme le Sencha ou le Hojicha. Ces biscuits de riz croquants existent dans de nombreux parfums, du simple sel (shio) à la sauce soja (shoyu). Si vous devez respecter un régime halal, choisissez ceux au sel, car certaines variétés à la sauce soja peuvent contenir des traces d’alcool issues de la fermentation.
Mochi : Au-delà des daifuku, le mochi nature (gâteau de riz) ou le mochi grillé (yakimochi) constitue un en-cas simple et satisfaisant. La plupart des mochi sont préparés avec du riz gluant et de l’eau, ce qui les rend végétariens et halal. Vérifiez toutefois toujours les garnitures et les enrobages.
Autres snacks de konbini : Pour une solution rapide et facile, les konbini proposent toute une gamme d’en-cas. Recherchez les produits clairement étiquetés comme végétariens ou vérifiez les ingrédients. De nombreux snacks à base de riz, les chips nature ou certains pains (comme l’anpan – un pain sucré fourré à la pâte de haricots rouges, en vérifiant toutefois la présence éventuelle de lait ou d’œuf dans le pain) peuvent être de bons choix. Les fruits japonais, comme les pêches ou les raisins de saison particulièrement sucrés, accompagnent également très bien n’importe quel thé tout en étant naturellement halal.
Ramener le thé japonais chez soi : souvenirs et conseils de préparation
L’un des plaisirs d’un voyage au Japon est de pouvoir en rapporter un morceau. Les thés japonais et les accessoires à thé constituent d’excellents souvenirs, pour vous-même comme pour offrir à vos proches.
Où acheter des feuilles de thé :
- Boutiques de thé spécialisées : Pour bénéficier de la meilleure qualité et du plus grand choix, rendez-vous dans des boutiques de thé dédiées des grandes villes. Kyoto, région historique de production du thé, compte de nombreuses adresses réputées. Tokyo possède également d’excellents marchands de thé. Leur personnel connaît généralement très bien les différents grades et types de thé et peut vous guider, souvent après vous avoir fait goûter quelques échantillons.
- Grands magasins : Les rayons alimentaires (depachika) des grands magasins (comme Isetan, Takashimaya et Mitsukoshi) proposent de magnifiques sélections de thés, souvent dans de beaux emballages qui en font des cadeaux parfaits.
- Supermarchés : Pour la consommation quotidienne ou des options plus économiques, les supermarchés offrent un bon choix de Sencha, Hojicha et Genmaicha d’une qualité fiable.
- Matcha : Lorsque vous achetez du matcha, recherchez la mention « ceremonial grade » si vous prévoyez de le fouetter avec de l’eau pour obtenir une boisson traditionnelle. Le « culinary grade » convient aux lattes, à la pâtisserie ou aux smoothies. Le matcha d’Uji de grande qualité est 100% naturel et halal.
Accessoires à thé : Envisagez d’investir dans quelques pièces de vaisselle japonaise :
- Kyusu (急須) : Une théière japonaise traditionnelle, souvent munie d’une anse latérale, spécialement conçue pour préparer le thé vert.
- Chawan (茶碗) : Un bol à matcha, indispensable pour fouetter et boire le matcha. Il existe dans différents styles et matériaux.
- Chasen (茶筅) : Un fouet en bambou pour préparer le matcha.
- Tasses à thé (湯呑) : De simples tasses en céramique sans anse, parfaites pour déguster le thé vert.
Un bon kyusu coûte environ ¥2,000-¥5,000 (environ ₹1,120-₹2,800), tandis qu’un chawan convenable peut coûter de ¥1,500-¥4,000 (environ ₹840-₹2,240). Les chasen coûtent généralement autour de ¥1,000-¥2,000 (environ ₹560-₹1,120).
Conseils de préparation à la maison :
- Qualité de l’eau : Utilisez une eau filtrée de bonne qualité.
- Température : Pour les thés verts comme le Sencha, évitez l’eau bouillante. Laissez-la refroidir jusqu’à environ 70-80°C (158-176°F) pendant 30-60 secondes afin d’éviter l’amertume. Le Hojicha et le Genmaicha supportent une eau légèrement plus chaude.
- Temps d’infusion : Les thés verts japonais infusent rapidement : comptez généralement 30 secondes à 1 minute pour la première infusion. Une infusion trop longue donnera de l’amertume. De nombreux thés verts japonais de grande qualité peuvent être infusés plusieurs fois, chaque infusion révélant un profil aromatique légèrement différent.
- Conservation : Conservez les feuilles de thé dans une boîte hermétique, à l’abri de la lumière, de la chaleur et de l’humidité, afin de préserver leur fraîcheur.
À retenir
- Le thé de konbini est votre indispensable quotidien : Profitez de la praticité des thés verts en bouteille comme Oi Ocha ou Ayataka (non sucrés) et découvrez les thés noirs sucrés ou le Royal Milk Tea pour une pause lactée. Les prix sont très abordables, autour de ¥100-¥250 (environ ₹56-₹140).
- Royal Milk Tea et Masala Chai : Le Royal Milk Tea est un thé noir crémeux et sucré, préparé de manière similaire au chaï, mais sans les épices. Si les épices vous manquent, vous devrez chercher des cafés spécialisés dans le chaï.
- Découvrez les thés verts traditionnels : Ne passez pas à côté du Sencha en feuilles (frais et herbacé), du Hojicha (torréfié, noisetté et peu caféiné) et du Genmaicha (thé vert au riz grillé). Ils offrent un véritable aperçu de la culture japonaise du thé.
- Le matcha est un voyage culturel : Participez à une cérémonie traditionnelle pour découvrir en profondeur la dimension culturelle du matcha, ou savourez un matcha latte plus décontracté. Prévoyez ¥3,000-¥5,000 (environ ₹1,680-₹2,800) pour une cérémonie classique.
- Snacks végétariens et halal : De nombreux wagashi (douceurs japonaises traditionnelles) sont végétaux et conviennent à ces régimes. Vérifiez toujours les étiquettes pour repérer le mirin ou la gélatine. Les senbei au sel sont généralement des options salées sûres.
- Trouvez du vrai chaï : Les cafés spécialisés et les restaurants indiens des grandes villes sont vos meilleures options pour déguster un véritable chaï épicé. Attendez-vous à des prix proches de ceux des cafés de spécialité.
- Souvenirs : Rapportez des thés en feuilles de qualité (matcha, sencha, hojicha) ainsi que de beaux accessoires à thé japonais (kyusu, chawan, chasen), qui prolongeront le souvenir de votre voyage.
FAQ
Q. Le Royal Milk Tea est-il identique au Masala Chai ? Non. Même s’il s’agit dans les deux cas de thés noirs au lait, le Royal Milk Tea est sucré et crémeux, mais ne contient pas le mélange d’épices (comme la cardamome, le gingembre et la cannelle) du Masala Chai traditionnel.
Q. Où trouver du vrai chaï épicé au Japon ? Vous trouverez le meilleur chaï épicé authentique dans des cafés spécialisés, comme Cafe Moksha Chai à Nakameguro ou Chai Break près du parc d’Inokashira à Tokyo, ainsi que dans les restaurants indiens ou sud-asiatiques.
Q. Les douceurs japonaises traditionnelles (wagashi) sont-elles végétariennes et halal ? De nombreux wagashi sont naturellement végétariens et souvent halal, car ils sont principalement préparés avec des ingrédients végétaux comme la pâte de haricots rouges, le riz gluant et l’agar-agar. Il est toutefois toujours préférable de vérifier si certains produits contiennent du mirin (vin de riz) ou de la gélatine, qui les rendraient non halal.
Q. Quel est le prix habituel d’une cérémonie du thé au Japon ? Une cérémonie du thé collective classique coûte généralement entre ¥3,000 et ¥5,000 (environ ₹1,680-₹2,800) par personne. Les sessions plus élaborées, comprenant parfois la location d’un kimono, peuvent coûter de ¥7,000 à ¥13,000 (environ ₹3,920-₹7,280).
Q. À quoi dois-je m’attendre avec le thé vert en bouteille dans les supérettes japonaises ? La plupart des thés verts en bouteille (ocha) vendus dans les supérettes japonaises (konbini) sont non sucrés et offrent une saveur rafraîchissante, parfois herbacée ou légèrement amère. Parmi les marques populaires figurent « Oi Ocha » et « Ayataka ». Ils sont très abordables et coûtent généralement ¥100-¥180 (environ ₹56-₹100).
Commentaires
Pas encore d'avis — soyez le premier !
Plus d'articles dans cette région — Autres
Tout voir →
Dewa Sanzan et le chemin de pèlerinage du mont Haguro
8 min · destinations

Geibikei : une promenade en barque entre des falaises de 100 mètres
8 min · destinations

Goshiki-numa : les étangs aux cinq couleurs d’Urabandai
9 min · destinations

Hiraizumi : temples dorés et jardins de l’ancien Iwate
9 min · destinations