
Agences immobilières au Japon : quel est le montant des frais de chūkai et comment choisir une agence fiable ?
Guide détaillé des frais d’agence immobilière au Japon (3% + 6 man), comparant ryōte et katate, expliquant comment repérer le kakoi-komi et donnant des conseils pour choisir une agence réputée pour les résidents vietnamiens.
7 août 2026·✍️ olablog·⏱ 14 min de lecture
Guide détaillé des frais d’agence immobilière au Japon (3% + 6 man), comparant ryōte et katate, expliquant comment repérer le kakoi-komi et donnant des conseils pour choisir une agence réputée pour les résidents vietnamiens.
Trouver un logement ou acheter un bien immobilier au Japon constitue toujours un tournant majeur pour les Vietnamiens — qu’il s’agisse d’étudiants internationaux, de stagiaires techniques, d’ingénieurs ou de familles souhaitant s’y installer durablement. Pourtant, les nombreux obstacles, de la barrière de la langue au vocabulaire complexe du secteur en passant par les frais cachés, donnent à beaucoup l’impression d’avoir payé très cher sans rien obtenir en retour. Vous vous demandez combien coûtent réellement les frais d’agence immobilière au Japon, comment déterminer si un agent gonfle les prix ou dissimule des biens, et comment choisir une agence fiable parmi les milliers d’agences existantes ? Dans cet article, OlaChill détaille chaque montant de manière claire et transparente, tout en partageant une expérience pratique pour vous aider à collaborer sereinement avec les agences immobilières au Japon.
1. Comment sont calculés les frais d’agence immobilière au Japon (Chūkai tesūryō) ?
Dans les transactions immobilières japonaises, les frais de courtage, appelés 仲介手数料 (chūkai tesūryō), correspondent à la somme versée à une agence immobilière lorsqu’un achat, une vente ou un contrat de location est conclu avec succès. Le montant maximal est clairement encadré par la loi japonaise sur les activités de transaction immobilière — 宅地建物取引業法 (takuchi tatemono torihikigiōhō).
En août 2026, les plafonds de frais de courtage s’appliquent comme suit selon le type de transaction :
Cas 1 : Frais d’agence lors de l’ACHAT ou de la VENTE d’un bien
Pour les transactions d’achat et de vente, les frais d’agence maximaux sont calculés sur la valeur du bien, hors taxe à la consommation de 10 % :
- Biens vendus plus de 4,000,000 JPY (environ 680 millions de VND) :
$$\text{Frais maximaux (hors taxe)} = (\text{Prix du bien} \times 3%) + 60,000\text{ JPY}$$
La taxe à la consommation 消費税 (shōhizei) de 10 % est ensuite ajoutée. La formule simplifiée bien connue utilisée par les agents est « 3% + 6 man » (+ taxe). - Biens de moins de 8,000,000 JPY (environ 1.36 milliard de VND) :
En vertu des règles révisées introduites par le ministère japonais du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme (MLIT) en juillet 2024 — et toujours en vigueur en août 2026 — afin de favoriser les transactions concernant les entrepôts bon marché et les logements vacants 空き家 (akiya), les frais d’agence maximaux qu’une agence peut percevoir auprès de chaque partie (vendeur ou acheteur) s’élèvent à 300,000 JPY hors taxe, soit 330,000 JPY avec la taxe de 10 % (environ ~56 millions de VND).
Exemple pratique pour l’achat d’un logement :
Vous achetez un ancien appartement en copropriété à Tokyo pour 30,000,000 JPY (3,000 man JPY, ~5.1 milliards de VND) :
- Frais de base : $30,000,000 \times 3% + 60,000 = 960,000\text{ JPY}$
- Taxe à la consommation de 10 % : $960,000 \times 10% = 96,000\text{ JPY}$
- Total des frais de chūkai à payer : $1,056,000\text{ JPY}$ (~179 millions de VND).
Cas 2 : Frais d’agence lors de la LOCATION d’un logement
Pour les logements locatifs, la loi japonaise stipule que le total des frais d’agence perçus auprès du locataire et du propriétaire ne peut pas dépasser 1 mois de loyer (+ taxe à la consommation de 10 %).
- Selon le principe légal par défaut, l’agent facture au locataire 0.5 mois de loyer et au propriétaire 0.5 mois de loyer.
- Toutefois, si le locataire donne son accord — généralement en signant une demande ou un accord de courtage — l’agence peut lui facturer 1 mois de loyer entier (+ 10 % de taxe). En pratique, dans les grandes villes comme Tokyo et Osaka, la plupart des agences appliquent ces frais équivalant à 1 mois de loyer.
2. Ryōte ou katate : le piège de la rétention kakoi-komi auquel acheteurs et locataires doivent faire attention
Pour protéger vos intérêts, vous devez comprendre le fonctionnement du marché immobilier japonais en coulisses.
Que sont les 片手取引 (katate torihikiki) et 両手取引 (ryōte torihikiki) ?
- 片手取引 (katate torihikiki - transaction d’un seul côté) : la société A représente le vendeur (ou le propriétaire), tandis que la société B représente l’acheteur (ou le locataire). La société A perçoit des frais auprès du vendeur et la société B auprès de l’acheteur. Il s’agit d’un arrangement objectif, présentant moins de conflits d’intérêts.
- 両手取引 (ryōte torihikiki - transaction des deux côtés) : une seule agence immobilière représente à la fois le vendeur et l’acheteur (ou le propriétaire et le locataire), et perçoit des frais de courtage auprès des deux parties.
[Vendeur / Propriétaire] <---> [Agence immobilière A] <---> [Acheteur / Locataire]
│
(Frais perçus des 2 côtés = Ryōte)
Les pièges du 囲い込み (kakoi-komi) et des おとり物件 (otori bukken)
La recherche de transactions des deux côtés (ryōte) a donné lieu à une pratique néfaste assez courante au Japon, appelée 囲い込み (kakoi-komi - dissimulation ou rétention d’une annonce).
Lorsqu’un propriétaire ou un vendeur confie un bien à une agence immobilière, la loi impose à cette dernière d’enregistrer le bien sur REINS (レインズ), le réseau national japonais d’information immobilière, afin que toutes les autres agences puissent y accéder. Cependant, pour trouver elles-mêmes un acheteur et percevoir le maximum de frais des deux côtés, certaines agences mentent délibérément aux autres agents en affirmant par exemple que « quelqu’un a déjà déposé une demande pour ce bien » ou que « les visites ne sont pas possibles ».
Conséquences pour vous :
- Si vous êtes acheteur ou locataire : vous risquez de perdre l’occasion de visiter de bons biens à des prix raisonnables, simplement parce que l’agence qui détient l’annonce ne souhaite pas coopérer avec votre agence.
- Si vous tombez sur une fausse annonce おとり物件 (otori bukken) : vous voyez en ligne un bien particulièrement attrayant et étonnamment bon marché. Lorsque vous prenez contact, on vous répond : « Quelqu’un vient de verser un acompte » et l’on vous oriente immédiatement vers des biens plus chers ou de moindre qualité.
3. Les agences immobilières vietnamophones : des opportunités et des risques à ne pas négliger
L’apparition de nombreuses agences détenues par des Vietnamiens et de professionnels de l’immobilier parlant vietnamien au Japon offre un confort considérable. Elle comporte toutefois aussi des risques si vous ne vous renseignez pas attentivement au préalable.
Les avantages de travailler avec un agent vietnamophone
- Supprimer la barrière de la langue : vous pouvez facilement discuter de vos préférences, de votre situation financière et du quartier recherché sans craindre les malentendus.
- Comprendre la situation des résidents étrangers : ces agents savent quels immeubles acceptent les ressortissants étrangers 外国人可 (gaikokujin ka) et lesquels imposent des exigences strictes concernant une société de garantie 保証会社 (hoshō gaisha).
Les risques à identifier et à éviter
- Agents sans licence / intermédiaires indépendants : de nombreuses personnes exercent sous le titre de collaborateurs indépendants (CTV), sans qualification professionnelle ni rattachement à une entreprise agréée. Elles obtiennent des annonces auprès d’agences japonaises, puis gonflent les prix ou facturent illégalement des frais de service supplémentaires.
- Frais de consultation ou de traitement de dossier peu clairs : la loi japonaise interdit strictement de facturer des frais supplémentaires au-delà des 仲介手数料 (chūkai tesūryō) réglementés. Si un agent vous demande des « frais de traduction de 2–3 man » ou des « frais de dossier de 5 man », vous devez faire preuve d’une extrême prudence.
4. 5 questions « stress-test » pour identifier une agence immobilière fiable
Avant de signer un document ou de verser un acompte, posez les 5 questions suivantes afin de vérifier les compétences et la transparence de l’agence :
- « Quel est le numéro de licence de votre entreprise immobilière 免許番号 (menkyo bangō) ? »
Objectif : les entreprises exerçant légalement au Japon doivent posséder un numéro de licence délivré par le ministre du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme (国土交通大臣) ou par le gouverneur d’une préfecture (sous la forme 東京都知事 (X) 第XXXXXX号). Le(X)entre parenthèses indique le nombre de fois où la licence a été renouvelée ou réémise (une fois tous les 5 ans) ; plus le(X)est élevé, plus l’entreprise exerce depuis longtemps. - « Quel 宅地建物取引士 (takuchi tatemono torihikishi) agréé m’expliquera directement le contrat ? »
Objectif : une agence réputée doit compter parmi son personnel des professionnels titulaires de la qualification nationale Takken (宅建士), afin d’assumer la responsabilité juridique de la transaction. - « Quel est le montant total des frais de courtage 仲介手数料 (chūkai tesūryō) ? Inclut-il déjà la taxe à la consommation de 10 %, et y a-t-il d’autres frais supplémentaires ? »
Objectif : cette question oblige l’agent à vous donner un montant transparent dès le départ et vous aide à éviter les « frais cachés » inattendus au moment de finaliser le contrat. - « Ce bien est-il publiquement répertorié dans le système REINS (レインズ) ? » (Concerne l’achat d’un bien)
Objectif : vérifier si le bien fait l’objet d’une rétention kakoi-komi. - « Si ma demande est refusée au cours de la procédure d’examen, l’acompte de réservation 申込金 (mōshikomikin) me sera-t-il remboursé à 100 % ? »
Objectif : protéger votre argent si la société de garantie ou le propriétaire n’approuve pas votre demande.
5. Le document le plus important lors de la location ou de l’achat d’un logement : la Notice des informations importantes (Jūyō jikō setsumei)
De nombreux Vietnamiens qui louent ou achètent un logement au Japon se concentrent uniquement sur le contrat 契約書 (keiyakusho) et négligent un document qui peut être essentiel : 重要事項説明書 (jūyō jikō setsumei sho - Document explicatif des informations importantes), généralement abrégé en Jūsetsu (重説).
Pourquoi le Jūsetsu est-il si important ?
En vertu de l’article 35 de la loi japonaise sur les activités de transaction immobilière, avant la signature d’un contrat de location ou d’achat, un 宅地建物取引士 (takuchi tatemono torihikishi) agréé doit vous présenter sa carte professionnelle, puis vous lire et vous expliquer en détail l’intégralité du contenu du Jūsetsu.
4 points à vérifier ABSOLUMENT dans le Jūsetsu
- Pénalité en cas de résiliation anticipée 違約金 (iyakukin) : la plupart des contrats de location stipulent que si vous résiliez avant d’avoir vécu dans le logement pendant 1 an (ou 2 ans), vous devez verser une pénalité équivalant à 1 à 2 mois de loyer.
- Frais de remise en état 原状回復費用 (genjō kaifuku hiyō) : le document doit indiquer clairement combien de man vous devrez payer pour le nettoyage 清掃費用 (seisō hiyō), ainsi que le coût du remplacement de la serrure 鍵交換費用 (kagi kōkan hiyō) lors de votre départ.
- Règles d’utilisation 💡 : vérifiez si vous pouvez garder des animaux ペット飼育 (petto shiiku), et si vous pouvez partager le logement avec une autre personne ou autoriser quelqu’un à y vivre 同居人 (dōkyōnin).
- État de la structure et risques naturels : consultez la carte des risques de catastrophe ハザードマップ (hazādo mappu) pour vérifier si le quartier est exposé aux inondations ou aux glissements de terrain ; pour un logement acheté, vérifiez les normes parasismiques 新耐震基準 (shin taishin kijun - applicables depuis juin 1981).
6. Tableau récapitulatif des frais d’agence et des documents à connaître
Pour vous aider à comprendre et à préparer votre budget ainsi que vos documents administratifs, voici un résumé des principaux frais d’agence et documents à connaître en août 2026 :
| Élément | Réglementation / frais (en 08/2026) | Document japonais associé (Romaji) |
|---|---|---|
| Frais d’agence maximaux pour l’achat et la vente (Bien > 400 man JPY) | (Prix du bien x 3% + 60,000 JPY) + taxe de 10% |
仲介手数料 (chūkai tesūryō) |
| Frais d’agence maximaux pour l’achat et la vente (Bien ≤ 800 man JPY) | Maximum 300,000 JPY + taxe de 10% (= 330,000 JPY) |
宅地建物取引業法 (takuchi tatemono torihikigiōhō) |
| Frais d’agence maximaux pour un logement locatif | Maximum 1 mois de loyer + taxe de 10% |
賃貸借契約 (chintaishaku keiyaku) |
| Document explicatif des informations importantes | Doit être lu et signé avant la signature du contrat principal | 重要事項説明書 (jūyō jikō setsumei sho) |
| Certificat de résidence (vérification d’identité) | À obtenir auprès de la mairie ou de l’arrondissement 市役所 / 区役所 | 住民票 (juminhyo) |
| Dépôt de garantie d’un logement locatif | Généralement 1 - 2 mois de loyer (ou 0 yen) | 敷金 (shikikin) |
| Pas-de-porte / somme offerte au propriétaire | Généralement 0 - 2 mois de loyer (non remboursable) | 礼金 (reikin) |
Foire aux questions
Q. Puis-je négocier une réduction des frais d’agence (Chūkai tesūryō) ?
Oui, même si cela est relativement difficile pour les biens très demandés ou les logements situés dans les centres-villes. Les 3% + 6 man (pour les achats et les ventes) ou 1 mois de loyer (pour les locations) correspondent au plafond légal. Certaines agences se démarquent en proposant une réduction de 50 % ou en supprimant entièrement les frais d’agence lorsqu’elles reçoivent une prime publicitaire, AD (Advertisement fee), de la part du propriétaire. Soyez proactif et posez la question poliment avant d’entamer les démarches !
Q. L’agent me demande de verser un acompte de réservation (Mōshikomikin). Si je change d’avis et décide de ne pas louer le bien, puis-je récupérer cet argent ?
Selon la loi japonaise, l’acompte de demande 申込金 (mōshikomikin) constitue simplement l’expression de votre intention de louer ou d’acheter, ainsi qu’un versement effectué pendant la procédure d’examen du dossier ; ce n’est PAS une pénalité. Avant la signature officielle du contrat, si vous décidez de retirer votre demande, l’agence est tenue de vous rembourser 100 % de cette somme.
Q. Si je ne parle pas couramment japonais, puis-je signer seul un contrat d’achat ou de location ?
Si votre niveau de japonais ne vous permet pas encore de comprendre le document juridique Jūsetsu (重説), les agences immobilières réputées vous demanderont de venir avec un interprète ou vous fourniront une traduction ou une explication en vietnamien/anglais. Cette mesure vise à vous protéger et à éviter que vous ne signiez à votre insu des conditions défavorables.
Conclusion
Collaborer avec des agences immobilières au Japon devient beaucoup plus simple et plus sûr lorsque vous comprenez la structure des frais de chūkai (3% + 6 man pour les achats et les ventes, ou 0.5–1 mois de loyer), que vous reconnaissez les pièges transactionnels comme le kakoi-komi et que vous vérifiez activement les informations juridiques figurant dans la 重要事項説明 (jūyō jikō setsumei). Choisissez toujours des agences transparentes affichant clairement leur numéro de licence, afin que votre projet de vie et de carrière stable au pays du Soleil-Levant se déroule dans les meilleures conditions.
Suggestions de lecture :
- Découvrez la vie au Japon, les démarches administratives et les astuces pour économiser sur OlaChill Blog.
- Consultez d’autres articles consacrés au logement sur OlaChill Real Estate.
- Prenez le temps de vous détendre le week-end avec les Excursions à la journée depuis Tokyo, accompagnées par les sympathiques guides vietnamophones de OlaChill.
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